bandeau atlas du patrimoine
atlas du patrimoine bases documentaires > catalogue de sites / d'édifices > notices de sites / d'édifices >

SEITA ; Documentation Française (Aubervilliers) [001inv004]

 

Nord Ouest Est Sud noRd-ouest norD-est sUd-ouest sud-esT


Appellation : SEITA ; Documentation Française

Commune : Aubervilliers
Adresse(s) : 124 rue Henri Barbusse

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Ecomusée de la banlieue Nord ; Furio Antoine
Année de la découverte ou de l'enquête : 1993
Redacteur(s) : Furio Antoine
Date de la rédaction : 2003
Organisme : CAUE 93 ; service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Type d'étude : étude thématique patrimoine industriel ; étude PLU

Qualification de la datation : campagne(s) de construction
Date de construction : 1904

Auteur(s) : Clugniet (ingénieur) ; Guerquin (ingénieur) ; Boudier Roland (architecte, 1957) ; Leclerc François, Dusapin Fabrice (architectes 1990)
Description : En 1874, la Compagnie générale des allumettes chimiques, monopole d'Etat, rachète une fabrique d'allumettes installée à cet endroit depuis 1867. En 1900, la Direction générale des Manufactures d'Etat qui a repris le monopole de la production d'allumettes depuis 1890 décide de reconstuire entièrement l'ensemble dans le but d'adapter les installations aux nouvelles normes productives. Le chantier est confié à l'ingénieur Guerquin sous la direction de Clugniet, ingénieur en chef du Service central des constructions et appareils mécaniques des Manufactures de l'Etat. Dès 1904, le site d'Aubervilliers est doté des machines automatiques "Sévène et Cahen" (du nom de leurs ingénieurs) à grand rendement, dit continu. Cinq ans plus tard, de nouveaux bâtiments sont construits sur des parcelles nouvellement acquises. D'autre agrandissements seront réalisés en 1914, 1934, 1956 et 1957. Cette dernière extension provoque la fermeture du site de Pantin qui fonctionnait aux Quatre-Chemins depuis un siècle. En effet, cette Manufacture d'allumettes reconvertie en entrepôt dans les années 1930 s'est effacée face aux magasins modernes d'Aubervilliers, conçus sur les plans de Roland Boudier, architecte albertivillarien. Cinq ans après sa fermeture en 1962, le site est repris par la Documentation française pour y installer ses services techniques et logistiques. En 1990, les architectes François Leclerc et Fabrice Dusapin sont sollicités pour réaliser l'extension de locaux accolés aux bâtiments de 1904. Reprenant les principes du plan de masse d'origine, les architectes associent subtillement des matériaux modernes (aluminium, acier, verre) à la brique pour créer un édifice totalement intégré à son environnement.
Ce site est le dernier témoin des Manufactures d'allumettes de la région parisienne depuis la disparition de celles de Pantin. Son architecture caractéristique des grandes constructions industrielles du début du 20e siècle est particulièrement soignée et remarquablement mise en valeur depuis la réhabilitation de 1990. Son organisation initiale en U autour d'une cour a été conservée. On retrouve les deux pavillons de l'entrée qui dissimulent deux séries parallèles de magasins et ateliers. Au bout de l'allée centrale, les anciens laboratoires, les forges et la chaufferie ferment la cour. Là s'érige la dernière cheminée non tronquée de la SEITA en Ile de France (ISMH, 2005). Tous les bâtiments, à structures métalliques hourdies de briques polychromes subtilement utilisées pour les décors de façade, contrastent avec le grand magasin en béton couvert de 18 sheds. Ce bâtiment, en bon état, sert aujourd'hui de centre de formation pour les agents de La Poste. Les ingénieurs et architectes qui ont successivement travaillé à la construction du site se sont tous fait connaître pour avoir collaboré à la construction d'autres édifices de la SEITA. Ainsi Guerquin a été ingénieur associé à la réalisation de la Manufacture des tabacs de Marmande en Aquitaine. Clugniet, pour sa part, a réalisé le pavillon des tabacs de l'Exposition Universelle de 1889 avant de devenir ingénieur en chef des constructions des Manufactures d'Etat. Enfin, Boudier a effectué un parcours important au sein de la compagnie puisqu'il a réalisé pour leur compte le pavillon des tabacs lors de l'Exposition coloniale de 1931 puis celui de l'Exposition Universelle de 1937 en collaboration avec Mallet-Stevens, et enfin l'hôtel des tabacs du quai d'Orsay. Dans son ensemble, le site de l'ancienne manufacture des allumettes est remarquable et mérite un classement au titre des Monuments historiques.


indexation matière :
02 : économie
  --- 02.09 : matériau
    --- 02.09.03 : matériaux de construction
      --- 02.09.03.16 : terre cuite architecturale
      --- 02.09.03.18 : aluminium
06 : occupation de l'espace
  --- 06.11 : architecture industrielle
    --- 06.11.05 : usine
      --- 06.11.05.11 : usine de produits chimiques
        --- 06.11.05.11.05 : usine d'allumettes

indexation chronologique :
protections MH:

Code protection : 001p05
Mode : inscription MH
Date de mise en place : 2005/05/01
Objet :
Notice complète : cheminée de la Documentation française - inscription MH (2005/05/01) - Aubervilliers [001p05]


Iconographie : cliquez ici pour voir toute l'iconographie se rapportant à ce site

 
 
Accueil

Outils Plan du site Contacts / Crédits / Mentions légales
 
cadre bas