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église Saint-Pierre-Saint-Paul (Montreuil) [048s002]

 

Nord Ouest Est Sud noRd-ouest norD-est sUd-ouest sud-esT


Code du site Mérimée : PA00079938

Appellation : église Saint-Pierre-Saint-Paul

Commune : Montreuil
Adresse(s) : 20 avenue Franklin

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Inconnu
Année de la découverte ou de l'enquête : ca 1980
Redacteur(s) : Héron Claude
Date de la rédaction : 21/10/1995
Organisme : Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Etat à la découverte : structuré
Niveau d'interprétation : site fonctionnel
Précision de l'emprise : localisation et extension connues
Type d'étude : carte archéologique de la Seine-Saint-Denis

Qualification de la datation : période(s) d'occupation

Description : A-L'église Saint-Pierre-Saint-Paul est peut-être attestée dès 722 si l’acte de Thierry IV qui la mentionne est authentique. Elle ne conserve toutefois aucune élévation antérieure à l’époque gothique. La partie la plus ancienne de l’édifice, le choeur, date en effet de la fin du 12e et du début du 13e siècle. C'est le chef-lieu du doyenné de Montreuil en 1168. Au début du 13e siècle, la collation à la cure appartient à l’évêque de Paris. La cure est unie au collège de Beauvais en 1391; on ignore quand cette union a cessé. C’est peut -être dans cette église qu’est fondée la chapelle mentionnée en 1220. A la paroisse de Montreuil, alors siège de l’un des deux doyennés du diocèse de Paris, est alors rattaché le château de Vincennes; aussi est-il probable que les libéralités royales contribuent à l’embellissement de l’église, conçue sur de vastes proportions. Le choeur est sans doute élevé sur l’emplacement d’un édifice roman dont on conserve peut-être la nef. Au 14e siècle est entreprise la construction de la partie centrale de la façade, puis, au 15e siècle, celle d’un nouveau vaisseau qui devait être flanqué de bas-côtés prolongeant ceux du choeur. Il semble qu’on songe alors à établir des chapelles entre les culées des arcs-boutants, mais c’est seulement au 16e et au 18e siècle que sont édifiés les doubles bas-côtés de la nef, entre 1524 et 1540 pour la partie sud, au début du 18e siècle pour la partie nord. Les deux collatéraux devant être prolongés de part et d’autre du choeur, il faut alors démolir le clocher du 13e siècle qui s’élevait sur le croisillon nord pour le remplacer par une tour dont la construction, amorcée à l’angle nord de la façade, n’a jamais été terminée. C’est également de cette période que datent les parties latérales de la façade; elles sont surmontées d’une galerie refaite en 1926 sur le modèle exact de la galerie primitive. A la fin du 18e siècle, une sacristie est construite entre les arcs-boutants sud du sanctuaire. Elle est transformée en chapelle consacrée à Sainte-Geneviève à la fin du 19e siècle, une nouvelle sacristie étant édifiée au chevet de l’église. C’est également au 19e siècle que le clocher est partiellement arasé après que la foudre ait renversé ses parties hautes, en l’occurence la flèche, les tourelles qui l’encadraient et la plate-forme sur laquelle elle reposait. Faute de ressources, le faîte ainsi endommagé n’est pas restauré, ce qui restait du clocher étant. simplement recouvert d’une toiture à quatre pans. Dans son état actuel, l’église, construite sur un plan rectangulaire, est à chevet plat, sans transept. Le choeur et le sanctuaire de quatre travées sont reliées à la nef qui en compte trois par une travée intermédiaire. Le choeur est flanqué de bas-côtés simples, la nef, de bas-côtés doubles. Sur le bas-côté sud du choeur ouvrent des chapelles latérales. La quatrième travée du bas-côté nord porte le clocher. Dans le choeur, les grandes arcades en tiers-point sont supportées par des colonnes simples surmontées de chapiteaux à crochets vigoureusement sculptés; sur leur larges tailloirs carrés viennent reposer trois colonnettes supportant les voûtes d’ogives. Au-dessus des grandes arcades s’ouvrent les triples baies des tribunes sous des arcs de décharge en tiers-point. Comme à Notre-Dame de Paris, ces tribunes donnent directement sur les combles et sont surmontés d’oculus, percés sous les voûtes et destinés à éclairer le vaisseau central peu élevé au-dessus des collatéraux. Le mur du chevet est percé d’une fenêtre en tiers-pont dont l’ornementation date du 19e siècle. Les quatre travées du choeur sont recouvertes par des voûtes sexpartites. Sur le bas-côté sud s’ouvre la chapelle Sainte-Geneviève formée de trois travées recouvertes de fausses coupoles. Les grandes arcades de la nef sont séparées entre elles par des piliers le long desquels montent des colonnes engagées destinées à supporter la retombée de la voûte de la nef. Ces colonnes sont ornées de chapiteaux circulaires en forme de frise dont la décoration finement sculptée est empruntée au règne végétal. De larges fenêtres, garnies de réseaux flamboyants, ouvrent directement au-dessus des grandes arcades. La voûte sur croisée d’ogives n’est plus une voûte sexpartite, comme dans le choeur; elle est construite sur un plan rectangulaire et formée de deux ogives reliées entre elles par une clef circulaire plaquée au sommet de la voûte. Les doubles bas-côtés, qui encadrent la nef, sont séparés par des piliers à bases attiques et chapiteaux toscans. Des pilastres de même style, engagés dans les murs latéraux, soutiennent les voûtes d’arêtes. Trois fenêtres du 16e siècle éclairent le bas-côté sud. Le mur nord ne possède que deux ouvertures, l’une en plein cintre, l’autre en arc brisé. Des arcs-boutants soutiennent les murs latéraux de l’église, tandis que d’épais contreforts à ressaut épaulent le chevet et la partie orientale des bas-côtés. La façade principale se compose d’un haut mur-pignon accosté de deux murs latéraux moins élevés, le tout délimité par quatre contreforts surmontés de pinacles. La travée médiane est percée d’un portail flamboyant dont le tympan, pris sous une archivolte en tiers-point, est décoré d’une rosace aveugle et dont le gâble, qui portent des fleurons et des pinacles, se termine en accolade. la même décoration de fleurons se retrouve dans la partie haute du mur pignon. Le clocher carré, recouvert d’une toiture à quatre pans, s’élève à quelques mètres seulement au-dessus de l’édifice depuis qu’il a été privé de sa partie haute, au 19e siècle. Il est soutenu par huit contreforts d’angle et percé sur chacune de ses faces d’une large baie en tiers-point encadrant deux arces trilobés surmontés d’un quatre-feuilles. Le plan cadastral de 1847 figure, au sud, à l’est et au nord de l’église un espace d’environ 1000 m2 correspondant peut-être au cimetière désaffecté en 1824.
B-Des inhumations ont été mis au jour vers 1980 devant la façade de l’église.
C-En 1995, le décaissement des fondations de la chapelle Sainte-Geneviève a permis la mise au jour de deux maçonneries. Le mur observé au sud et l’est de la chapelle, et dont le tracé présente un double décrochement, est indiscutablement attribuable à la sacristie du 18e siècle. Sa fondation, liée par un mortier très friable, est large de 0,60 m et son élévation, conservée sur une assise, de 0,40 m. Les deux piliers sud de la chapelle sont à associer à cette phase de construction : la chapelle du 19e siècle les englobe, de même qu’elle réutilise une partie des fondations du 18e siècle. Au nord de la chapelle ont été observées les fondations de l’édifice du 12e-13e siècles dont les contreforts ont été intégrés comme piliers dans la sacristie du 18e siècle, puis dans la onstruction du 19e siècle. Grossièrement assisées ces fondations, dont la largeur nous demeure inconnue, sont liées à l’aide d’un mortier de chaux particulièrement résistant. Quelques inhumations conservées de manière fragmentaire ont également été repérés immédiatement sous les niveaux de chantier de la sacristie du 18e siècle.
-Des vestiges d’un état de l’édifice antérieur à la construction du bas-côté sud ont été observés en 1998 dans un sondage réalisé au pied du pilier sud de la deuxième travée du choeur, dans le bas-côté; ce dernier s'y serait ultérieurement appuyé. Un second sondage a été réalisé à l’extérieur de l’édifice, dans l’angle formé par le mur nord du choeur et le troisième contrefort. Les traces de chemin de fer sur l’élévation de ce dernier suggérait sa reprise à une date récente. Le sondage a montré que celle-ci semble s’être accompagnée d’une reprise de fondation elle-même sous la forme d’un médiocre bourrage de moellons siliceux et calcaires, liés par un mortier très friable.


indexation matière :
indexation chronologique :
08 : moyen age
  --- 08.01 : haut moyen age
    --- 08.01.03 : 8e siècle
    --- 08.01.04 : 9e siècle
    --- 08.01.05 : 10e siècle
  --- 08.02 : moyen age classique
    --- 08.02.01 : 11e siècle
    --- 08.02.02 : 12e siècle
    --- 08.02.03 : 13e siècle
  --- 08.03 : bas moyen age
    --- 08.03.01 : 14e siècle
    --- 08.03.02 : 15e siècle
09 : époque moderne
  --- 09.01 : 16e siècle
  --- 09.02 : 17e siècle
  --- 09.03 : 18e siècle
10 : époque contemporaine
  --- 10.01 : 19e siècle
  --- 10.02 : 20e siècle
  --- 10.03 : 21e siècle
    --- 10.03.01 : 1ère moitié 21e siècle
      --- 10.03.01.01 : 1er quart 21e siècle

dossier(s) rattaché(s) :
048s032  ---  048s002

protections MH:

Code protection : 048p11
Mode : classement MH
Date de mise en place : 1913/03/18
Objet : Ensemble de l'édifice.
Notice complète : église Saint-Pierre-Saint-Paul. - classement MH (1913/03/18) - Montreuil [048p11]


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Bibliographie :
 
 
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