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parc départemental de la Haute Ile (Neuilly-sur-Marne) [050s033]

 

localisation
En application de l'article 69 du décret 2004-490 du 3 juin 2004, aucun élément précis de localisation ne peut être donné pour ce site archéologique.


Commune : Neuilly-sur-Marne
Adresse(s) : parc départemental de la Haute Ile

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Lanchon Yves
Année de la découverte ou de l'enquête : 2004
Redacteur(s) : Héron Claude
Date de la rédaction : 05/05/2008
Organisme : Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Etat à la découverte : structuré
Niveau d'interprétation : site fonctionnel
Précision de l'emprise : localisation connue et limites supposées
Type d'étude : carte archéologique de la Seine-Saint-Denis

Description : Une fouille préventive a permis la mise au jour de 130 structures datables entre l’époque augustéenne 1er et le 3e siècle pour la plupart situées dans les 2/3 nord de l’aire décapée, d’une superficie de 2700 m2. Ces structures, qui n’ont livré que peu de mobilier, révèlent le jardin d’une villa. 68 % des structures sont des fosses, de différents types, dont le comblement est semblable à l’encaissant. On note déjà la présence de 6 ensembles de fosses doubles, distantes de 0,30 à 0,50 m, de même orientation, aux dimensions et profils similaires, aux comblements identiques : il s’agit là de dispositifs de provignage. On note ensuite la présence de fosses simples, soit de forme circulaire, avec un diamètre compris entre 0,60 m et 2,60 m, d’une profondeur conservée pouvant atteindre 0,60 m, soit de forme allongée, avec des grandes dimensions comprises entre 1,20 m et 2,07 m et une profondeur le plus souvent comprise entre 0,20 et 0,40 m, soit en forme de haricot, avec des grandes dimensions comprises entre 1,20 m et 2 m et une profondeur variant entre 0,12 et 0,40 m, soit de forme carrée, la seule fosse de ce type ayant 1,20 m de côté pour 5 cm de profondeur : il s’agit là de fosses de plantations. On note également la présence de fosses d’extraction de matériaux, d’un ensemble de 8 fosses et 6 trous de poteau éventuellement identifiables à un bac à décanter, de 3 fosses comblées par un épandage issu de la vidange d’un atelier métallurgique, l ‘épandage de charbon et de cendre étant connu durant l’Antiquité pour amender les terres. L’aire décapée est traversée du Nord-Ouest au Sud-Est par deux fossés parallèles, dont les largeurs moyennes sont 0,50 m pour l’un et 0,80 m pour l’autre, et dont le comblement traduit une fonction de drainage. Il est à noter que ni la morphologie, ni la datation des structures ne diffèrent de part et d’autre de ce dispositif. Un autre creusement linéaire, orienté Nord-Est – Sud-Ouest, est quant à lui identifiable à la récupération d’une haie. Quant au fossé de même orientation, orienté Nord-Est – Sud-Ouest, large de 2,66 m à l’ouverture et de 0,70 m au fond, comblé au 1er siècle, il semble plutôt lié à l’aménagements hydraulique du site. Celui-ci comprend notamment un ensemble complexe : un puits au conduit maçonné en pierres sèches, dont le diamètre intérieur passe de 0,60 m en haut à 1,10 m en bas et dont le parement voit, de même, son épaisseur passée de 0,45 à 1,80 m ; autour, un dispositif de fossés et de trous de poteau. Il pourrait s’agir là des traces d’une machine hydraulique de type tolleno, nom par lequel Pline l’Ancien désigne une machine à bascule. Enfin, constituant les éléments les plus récents, on note 3 murs en U délimitant un espace d’au moins 137 m2. De façon générale, si l’interprétation du site comme le jardin d’une villa semble indiscutable, il convient de remarquer que les fosses de plantation, si elles sont alignées entre elles, le sont sans quadrillage et sans régularité dans l’espacement, hormis dans la partie est où l’on peut reconnaître des espacements de 2,70 m, alors même qu’une disposition régulière est une caractéristique majeure des jardins antiques. En termes chronologiques, la partie inférieure du double fossé semble comblée entre La Tène D2 et l’époque augustéenne ; la plupart des fosses, ainsi que la récupération de haie, sont quant à elles comblées à la période augusto-tibérienne ; les murs, deux grandes fosses et l’épandage livrent du mobilier datable de la 1ere moitié du 1er siècle, comme l’une des sections du double fossé ; quelques structures excavées associées au puits sont comblés au milieu du 1er siècle, alors que les autres le sont dans la seconde moitié du siècle, date de mise en place de l’épandage ; enfin, le puits est comblé au 2e siècle, après que l’abandon du dispositif initial l’est déduit au rang de simple puits à eau.


indexation matière :
indexation chronologique :
07 : antiquité
  --- 07.01 : haut empire

dossier(s) rattaché(s) :
050s033  ---  050s000

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Bibliographie :
 
 
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