bandeau atlas du patrimoine
atlas du patrimoine bases documentaires > catalogue de sites / d'édifices > notices de sites / d'édifices >

Saint-Marcel (Saint-Denis) [066s038]

 

Nord Ouest Est Sud noRd-ouest norD-est sUd-ouest sud-esT


Appellation : Saint-Marcel

Commune : Saint-Denis
Adresse(s) : rue Emile Connoy ; rue Franklin

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Meyer Olivier
Année de la découverte ou de l'enquête : 1981
Redacteur(s) : Wyss Michaël ; Héron Claude
Date de la rédaction : 18/06/2003
Organisme : Unité d'archéologie de Saint-Denis
Etat à la découverte : structuré
Niveau d'interprétation : site fonctionnel
Précision de l'emprise : localisation connue et limites supposées
Type d'étude : carte archéologique de la Seine-Saint-Denis

Qualification de la datation : période(s) d'occupation

Description : A-Selon Lebeuf 1754, le vocable de l’église, saint Marcel de Chalons-sur-Marne, suggère que ses origines aient à voir avec la présence dans la région parisienne d’un palais appartenant à Gontran, roi de Bourgogne (561-593). La collation appartient à l’évêque de Paris. L’église conserve les reliques de saint Bets et saint Vital. Au début du 9 siècle, le comte Bertrandus est inhumé, avec l’accord des moines, dans l’église Saint-Marcel hors le monastère. En 1090-1094, Hervé de Montmorencv donne à l’abbaye de Saint-Florent de Saumur l’église de Saint-Marcel, à Saint-Denis, avec les droits de sépulture. En 1110, à la requête de Bouchard de Montmorencv, Galon, évêque de Paris, confirme aux religieux de Deuil le droit de nommer le prêtre de Saint-Marcel. En 1247, il est fait mention d’un Robert, curé de Saint-Marcel. Dans le pouillé du 14e siècle copié vers 1525, il est fait mention de deux chapellenies dans l’église paroisiale de Saint-Marcel, l’une à l’autel de la Vierge, l’autre à l’autel Saint-Pierre. Lebeuf 1754 rapporte qu'"On y voit dans le côté gauche, une inscription en lettres gothiques, qui nous apprend que la Dédicace en fut faite en 1451, le mardi de la Pentecote, par Cuillaume Chartier, Evêque de Paris" ; plus loin : "L’Eglise de Saint Marcel est la plus belle des Eglises Paroissiales renfermées aujourd’hui dans l’enceinte de la ville de Saint Denis; c’est un édifice construit, à ce qu’il paroît, au XIIIe siècle, assez vaste, mais sans beaucoup d’ornemens de sculpture. On s’est dispensé, par exemple, de l’embellir de galleries par le dedans, quoique ce fût assez l’usage dans ces tems-là". Au 18e siècle, la confrérie des perruquiers, Saint-Louis, celle des épiciers, Saint-Nicolas, et celle de Saint-Roch y ont leurs sièges. Le "Recueil d'anecdotes et autres objets curieux relatifs à l'histoire de l'abbaye royale de Saint-Denis en France" d'Albert Gauthier rapporte en 1771-1772 que " L’église avoit été blanchie à l’époque de celle de l’Abbaye", en 1785 que "Dans le courant de décembre 1785, le maître autel de la paroisse St. Marcel de St. Denis fut refait à neuf, ainsi que plusieurs accessoires et peintures des boiseries du sanctuaire et des stales. Ces réparations et embellissements furent faits des libéralités de M. Salmon curé de la dite église. Le jour de la fête de la Conception de la sainte Vierge, huit décembre sus dite année, l’office se fit à la chapelle de la sainte Vierge, vu que les travaux du choeur ne furent pas finis. Cette chapelle étoit à côté du maître autel et à sa gauche en entrant par le grand portail. On ne tournoit pas derrière le choeur. Les premiers offices qui eurent lieu au choeur après les travaux finis, furent ceux des fêtes de Noël susdite année" et en 1793 que "Plus anciennement il fut fait une fort belle menuiserie pour-la sacristie, de même qu’une porte d’entrée de la susdite sacristie et ses accessoires (…) Le vingt mars (...) les deux petites cloches de la paroisse St. Marcel de St. Denis furent transférées et vendues ou données à la paroisse de la Chapelle près St. Denis : lesquelles ont été placées pendant quelques temps dans le clocher de ladite église ; les susdites cloches faisoient les deux grosses à la suite des anciennes. Les deux grosses de St. Marcel furent portées à Paris pour être converties en sous. Elles avoient été fondues à Paris chez Desprez fondeur du roi, fauxbourg St. Martin, près la porte, en 1756 ou années environnantes. Il ne resta que la grosse à la paroisse de la Chapelle, sur laquelle l’heure frappe. Les cloches de St. Marcel étoient fort ct d’un demi ton plus haut que les quatre Mazarines de l’abbaye (…). Au commencemenr du mois de juillet 1793, se fit la démolition du clocher de St. Marcel de St. Denis lequel étoit dans la forme de la tour des bourdons de l’abbaye, mais beaucoup plus bas". L’église est partiellement démolie en 1796. Le plan de la ville de Troquet et Richelot, daté de 1810, figure encore les contreforts du mur de façade et du mur gouttereau sud. La façade, avec son portail encadré de pilastre et surmonté d’un fronton triangulaire, est également figurée sur une gravure du début du 19e siècle conservée au cabinet des Estampes. Les derniers vestiges disparaissent au cours de la première moitié du 19e siècle. Guilhermy 1875 attribue à Saint-Marcel la pierre tombale de maître Guérin et de sa femme conservée au Musée national du Moyen Age.
B-Les papiers de Guilhermy contiennent le dessin d'une oule contenant un verre côtelé à panse resserrée et pied tronconique de la fin du 13e ou du début du 14e siècle découvert en 1847 "dans un tombeau emplacement de l'ancienne église Saint-Marcel".
C-En 1982, une fouille de sauvetage a mis au jour le mur gouttereau nord de l'église ainsi que quatre contreforts. La fondation du mur est constituée d'un blocage pris entre deux parements peu soignés, formés de blocs calcaires grossièrement équarris et liés au mortier ; la maçonnerie de l'élévation, fourrée, présente des parements à appareil moyen et régulier. Aux contreforts, dont deux réutilisent des construction antérieures, correspondent à l'intérieur de l'église les fondations de supports muraux, pilastres ou colonnes engagées. Ce mur semble attribuable à la fin du 14e ou au début du 15e siècle. Il recoupe notamment un massif circulaire de la fin du 13e ou du début du 14e siècle aui pourrait être identifié à la fondation d'une croix de cimetière. Il est à noter que le "Pourtraict de la ville Sainct Denis en France" de Belleforest figure en 1575 une croix dans le cimetière, au sud de l'église.
De ses observations, et de l’apport des plans, on peut déduire que l’église se présente sous la forme d’un édifice de plan presque carré, avec 22,80 m de longueur dans l’œuvre et 20 m de largeur dans l’œuvre. Dans l’angle nord-est de l’édifice, la fouille a mis en évidence l’existence d’un ossuaire construit dans la première moitié du 15e siècle. Celui-ci est recouvert d’une voûte d’ogive dont la hauteur sous clé était de 3,40 m. Les ossements y étaient rangés, triés selon leur gabarit, dans des niches murales en plâtre. Ultérieurement, le sol de l’ossuaire est exhaussé avant que ne soit aménagé, au centre de l’édicule, une sépulture en caveau de plâtre. A une dizaine de mètres de l’angle nord-est de l’édifice, la fouille a révélé l’existence d’un tronçon de fossé orienté Nord-Sud qui pourrait matérialisé une limite du cimetière. La fouille partielle de celui-ci, sur 40 m2, a permis la mise au jour de 228 sépultures dont les plus anciennes sont attribuables à l'époque carolingienne. Seules deux de ces sépultures contenaient du mobilier funéraire, en l'occurrence trois coquilles Saint-Jacques perforées dans l'une, datable de la fin du 12e ou dudébut du 13e siècle, et deux vases à encens dans l'autre, datable de la fin du 14e ou du début du 15e siècle.
D-En 1981, une fouille de sauvetage a mis en évidence un cimetière du Haut Moyen Age à une cinquantaine de mètres au sud-ouest de l’église. Une cinquantaine d'inhumations y ont été mises au jour. Il s'agit soit de sépultures en cercueils de bois, orientées tête au nord, soit de sépultures en pleine terre ou en sarcophages de plâtre, orientées tête à l'ouest. Parmi le mobilier accompagnant les corps se signalent, dans une sépulture, une plaque dorsale et une contre-plaque en fer damasquiné, dans une autre, une plaque-boucle, contre-plaque et plaque dorsale, dans une troisième, une lame en fer, un élément de plaque bouclke en bronze, une boucle articulée et quatre tremisses mérovingiens en or. De l'époque carolingienne au 12e siècle, le site fait l'objet d'une occupation de nature domestique caractérisée par des fosses et des silos excavées ayanbt livrée une abondante série de céramiques peintes. Ces vestiges sont à associer au bourg Saint-Marcel qui demeurent en la censive des sires de Montmorency jusqu'en 1294, date à laquelle Mathieu de Montmorency cède à l'abbaye de Saint-Denis la terre de Saint-Marcel.


indexation matière :
indexation chronologique :
08 : moyen age
  --- 08.01 : haut moyen age
    --- 08.01.04 : 9e siècle
    --- 08.01.05 : 10e siècle
  --- 08.02 : moyen age classique
    --- 08.02.01 : 11e siècle
    --- 08.02.02 : 12e siècle
    --- 08.02.03 : 13e siècle

dossier(s) rattaché(s) :
066s020  ---  066s038

Iconographie :

"Pourtraict de la ville Sainct Denis en France" (détail)  [3419]
"Pourtraict de la ville Sainct Denis en France" (détail) [3419]
© Département de la Seine-Saint-Denis
Eglise Saint-Marcel de Saint-Denis, "Vase de terre renfermant un calice de verre (…) trouvé en 1847 (…) dans un tombeau emplacement de l'ancienne église Saint-Marcel"  [3984]
Eglise Saint-Marcel de Saint-Denis, "Vase de terre renfermant un calice de verre (…) trouvé en 1847 (…) dans un tombeau emplacement de l'ancienne église Saint-Marcel" [3984]
Bibliothèque nationale de France
Eglise Saint-Marcel de Saint-Denis, vue de l'entrée  [3985]
Eglise Saint-Marcel de Saint-Denis, vue de l'entrée [3985]
Bibliothèque nationale de France
 
Eglise Saint-Marcel de Saint-Denis, fragment de la porte en bois  [3986]
Eglise Saint-Marcel de Saint-Denis, fragment de la porte en bois [3986]
© Bibliothèque nationale de France
 


Bibliographie :
 
 
Accueil

Outils Plan du site Contacts / Crédits / Mentions légales
 
cadre bas