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Saint-Michel-du-Charnier-Saint-Symphorien (Saint-Denis) [066s126]

 

Nord Ouest Est Sud noRd-ouest norD-est sUd-ouest sud-esT


Appellation : Saint-Michel-du-Charnier-Saint-Symphorien

Commune : Saint-Denis
Adresse(s) : place Pierre de Montreuil

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Wyss Michael
Année de la découverte ou de l'enquête : 1996
Redacteur(s) : Wyss Michaël ; Héron Claude
Date de la rédaction : 23/01/2006
Organisme : Unité d'archéologie de Saint-Denis
Etat à la découverte : structuré
Niveau d'interprétation : site fonctionnel
Précision de l'emprise : localisation et extension connues
Type d'étude : carte archéologique de la Seine-Saint-Denis

Qualification de la datation : période(s) d'occupation

Description : L'église Saint-Symphorien est attestée en 1298. Au 14e siècle, le vocable de Saint-Michel du Charnier lui est associé. A une date inconnue, une chapelle dédiée à la Vierge est accolée au flanc nord de l'église. En 1697, la paroisse de Saint-Léger est réunine à celle de Saint-Michel. L'église est alors le siège de la confrérie des laboureurs, Saint-Eloi, et de celle des jardiniers, Saint-Fiacre. Entre 1712 et 1737, les comptes de la fabrique signalent des ouvrages de maçonnerie et la pose d'un lambris de menuiserie de chêne ; la chapelle de la Vierge est couverte d'un toit à double pente ; le clocher a une couverture d'ardoises ; une petite cloche est fondue en 1732 ; un jardin appelé Saint-Symphorien dépend du presbytère. En 1759 débute des travaux de réparation et de reconstruction des autels, que rapporte au début du 19e siècle le "Recueil d'anecdotes et autres objets curieux relatifs à l'histoire de l'abbaye royale de Saint-Denis en France" d'Albert Gauthier : "Dans le temps de l'ancienne église St. Michel, le maître autel étoit dans la forme de celui de l'abbaye, de même que celui de la chapelle de la Vierge qui étoit à côté, à gauche, c'est-à-dire qu'ils étoient à l'antique, ornés de rideaux et à colonnes, approchant comme étoit celui de la Ste. Chapelle du palais, à Paris, hors que celui de l'abbaye étoit plus spacieux et avoit meilleure grâce. Lorsque l'église fut réparée on fit un maître autel moderne, mais très simple, en menuiserie sans aucun ornemen n'y peinture, si ce n'est un vernis, cet autel étoit ceintré, accompagné de deux colonnes cannelées, et un tableau au milieu. Le devant d'autel étoit en tombeau. La chapelle de la Vierge fut aussi refaite à neuf, mais ayant moins d'étendue. Du reste, cette église étoit fort petite, et très simple en tout". En 1772, les paroisses de Saint-Rémy et de Saint-Pierre sont réunies à celle de Saint-Michel. La même année, une estimation des réparations à effectuer demandée par l'archevêqeque de Paris précise : "Après quoy nous avons (…) fait la visite de ladite église Saint-Michel et reconnu quelle consiste on un bastiment de quatre travées de profondeur avec comble droit couvert de touilles à deux égouts. A gauche le joignant (…) est un bas-costé aussi couvert de thuiles avec comble droit à deux égouts avec gouttière de bois entre, d’un comble conduisant les eaues dans le jardin du presbitère de ladite église. Dans lequel bastiment de bas-costé est enclavé ledit bastiment du presbitère et le clocher de ladite église, lequel clocher se termine en piramide couvert d’ardoyse avec amortissement en plomb surmonté dune croix de fer. Ladite église Saint-Michel a son entrée sur ladite ruelle en descendant une encoche de pierre près une forte porte batarde à anciens panneaux dans un chassis de menuiserie dont la partie à droitte est aussi à anciens panneaux ladite porte garnye de ses ferrures. A la suitte de ladite entrée et dans la nef cy après déclarée est un tambour de menuiserie formant vestibulle et avec porte à deux venteaux dans le milieu en face de l’entrée et porte à un vantail de chaque costé. Ladite église est composée d’une nef de ceux grandes travées de longueur pavée et dallée de pierre. plaffonnée en voûte, lambrissée de menuiserie en huit pieds de hauteur ou environ et avec vue à droitte sur ledit cimetière par deux bayes garnyes de vitraux à panneaux de verre et plomb et de grille de fer et encore par deux bayes dans le mur ce pignon où est l’entrée de ladite église garnyes de chassis à carreaux de verre et de grilles de fer. Contre et au devant de ce mur de pignon est une tribune en menuiserie avec appuy aussy de menuiserie sur ladite nef au devant duquel appuy est dans le milieu un tableau peint sur toille et dans ladite tribune est un buffet d’orgues. A droite de l’entrée est un bénitier en pierre, à gauche de ladite nef près l’entrée sont les fonts baptismaux dont la cuvette est en pierre de liais supportée par un pied aussy en pierre et fermé d’un couvercle dans un chassis, le tout de menuiserie. A droitte vers le milieu de ladite nef est le banc de l’oeuvre avec plaffond le tout en menuiserie, lequel plaffond est couronné de trois petites statues dont celle du milieu représente la Vierge et au-dessus dudit banc d’oeuvre est contre le mur un Christ sur sa croix de bois, et à gauche de ladite nef vis à vis ledit banc d’oeuvre est la chaire à prescher en cul de lampe et plaffonné et petite rampe pour y monter, le tout en menuiserie, dans laquelle nef aussy sont les bancs des paroissiens. Ensuite de ladite nef est le choeur aussy de deux travées de proffondeur séparé de la nef et du bas-costé à gauche cy après déclaré par une cloison de menuiserie à panneaux à hauteur d’appuy couronné de fer à enroullements dans laquelle cloison sont deux portes de fer àenroullernents l’une à deux venteaux sur la nef et l’autre à un ventail sur le bas costé. Ledit choeur est pavé en carreaux de pierre et plaffonné an voûte, revestu de chaque costé jusqu’au sanctuaire d’un lambris de menuiserie peint et de mesme hauteur que celuy de la nef et éclairé par deux bayes garnyes de vitreaux à panneaux de verre et plomb et de grille de fer. De chaque costé de l’entrée dudit choeur est une stalle, l’une pour le curé, l’autre pour le vicaire, et ensuite en retour à droite et à gauche sont des bancs le tout en menuiserie, au milieu dudit choeur est le pupitre pour les chantres avec trois banquettes au devant, le tout en menuiserie. Au fond dudit choeur est le sanctuaire auquel on monte d’une marche de pierre du choeur carrellé en grands carreaux de pierre et on petits carreaux noirs, il est en outre séparé dudit choeur par une petite balustrade de menuiserie à hauteur d’appuy de chaque costé, au milieu est l’autel composé de son marchepied, coffre en tombeau, gradin, une colonne de chaque costé et un plaffond porté par lesdites colonnes et surmonté d’une croix, le tout en menuiserie. Au milieu du devant du coffre d’autel est un médaillon sculpté représentant le Saint Esprit, dans le plaffond est sculptée une gloire et entre les deux colonnes est un tableau formant retable peint sur teille représentant les pellerins d’Emmaùs. A droitte et à gauche dudit autel est un lambris de menuiserie un peu plus élevé que celuy du choeur. A gauche du choeur et de partie de la nef est un bas-costé ou collatéral pavé et dallé de pierres dont le plancher supérieur est à poutres et sollives apparentes, et éclairé par quatre bayes garnyes de vitreaux à panneaux de verre et plomb et grilles de fer et sans séparation de la nef. Au fond dudît bas-costé est la chappelle de la Vierge ou l’on monte d’une marche de pierre et dont l’autel est composé d’un marchepied de menuiserie, d’un coffre de menuiserie dont le devant est avec chassis avec bordée sculptée et dorée pour parement d’autel, d’un gradin avec retable saillant en menuiserie où est une niche dans laquelle est la représentation de la sainte Vierge et à droite et à gauche d’un lambris de menuiserie et au-dessus duquel est de chaque costé une croisée garnye d’un chassis à carreaux de verre et d’une grille de fer. Le costé gauche dudit bas-costé et d’un sens est revestu d’un lambris de menuiserie de six pieds de hauteur ou environ contre lequel lambris sont deux confessionnaux et dans un des deux sens est une porte joignant au presbitère et dans ledit bas-costé sont des bancs pour les parroissiens. A gauche de la nef est une sacristie prise dans le bastiment du presbitére carrelée en grands carreaux de terre cuite, plaffonnée, éclairée sur la pièce cy après qui est dans le bastiment du clocher par une baye garnie d’un chassis ouvrant et à carreaux de verre et d’une grille de fer et sur ledit bas-costé par une autre baye garnye d’un chassis à coullisses et à carreaux de verre et dune grille de fer, revestue d’un lambris de menuiserie en son pourtour à hauteur d’appuy et fermé sur ladite nef par une porte pleine garnye de ses ferrures avec seuil de pierre et au fond de ladite sacristie est un coffre pour serrer les ornements avec portes et au dessus des armoires. Joignant et aussy à gauche de la nef est dans le bastiment du clocher une pièce éclairée sur ladite ruelle par deux bayes garnies ce grille et treillis de fil de fer et fermé sur la nef par une porte pleine garnye de ses ferrures (…). Ayant rapporté la consistance de ladite église parroissialle de Saint-Michel, nous avons vîsitté et examiné les réparations qui sont à y faire et nous avons reconnu pue le mur pignon du fond contre lequel est adossé le maître autel est crevassé en surplomb dégraddé et en mauvais état, et qu’il est nécessaire de le reconstruire à neuf tant en fondation qu’en élevation, et de faire au surplus desdits murs de ladite église et bas-costé quelques relèvements de crevasses et lézardes et de faire réparations à la couverture en tous endroits des combles de ladite église et dudit bas-costé. Et au surplus nous avons trouvé ladite église et bas-costé en bon état. Après quoy pour parvenir à finir la valleur des réparations que nous venons de constater à faire, nous avons pris les mesures d’après lesquelles ayant fait les calculs détails et appréciations convenables, nous avons estimé en réparations à faire à ladite église paroissialle Saint-Michel et bas-costé compris démolition dudit mur à reconstruire et autres réparations la somme de 1.050 livres". Gautier rapporte qu'en 1796, "L'église St. Michel (…) fut toute dévastée, elle sert de magazin ou de chantier de menuisier ou de charpentier". L'église est vendue en 1806. Le plan des fouilles de Debret de 1842-1844 levé par Cabillet figure un édifice de 20,50 m delongueur hors œuvre sur 8 m de large hors œuvre ; quatre baies percent le mur sud qui présente une inflexion ; le mur du chevet est légèrement de biais par rapport à l'axe du bâtiment. Une triple arcade ouvre sur la chapelle de la Vierge, au nord. Celle-ci est de légèrement plan trapézoïdal, mesurant 12,50 de long sur 5,50 m de large dans l'œuvre. Son mur nord est percé de trois baies et le chevet de deux baies. Dans l'angle formé par l'église et la chapelle se trouve le clocher et la sacristie, et au nord-ouest de l'ensemble, la sacristie. Les derniers vestiges de l'église disparraissent en 1842.


indexation matière :
indexation chronologique :
08 : moyen age
  --- 08.02 : moyen age classique
    --- 08.02.03 : 13e siècle
      --- 08.02.03.02 : 2e moitié 13e siècle
        --- 08.02.03.02.02 : 4e quart 13e siècle
  --- 08.03 : bas moyen age
    --- 08.03.01 : 14e siècle
    --- 08.03.02 : 15e siècle
09 : époque moderne
  --- 09.01 : 16e siècle
  --- 09.03 : 18e siècle
10 : époque contemporaine
  --- 10.01 : 19e siècle

dossier(s) rattaché(s) :
066s021  ---  066s126

Iconographie :

Plan des fouilles effectuées par Debret (détail), vue de l'église Saint-Michel-du-Charnier-Saint-Symphorien  [3487]
Plan des fouilles effectuées par Debret (détail), vue de l'église Saint-Michel-du-Charnier-Saint-Symphorien [3487]
© Département de la Seine-Saint-Denis
 


Bibliographie :
 
 
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