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le Chemin du Milieu (Tremblay-en-France) [073s098]

 

Nord Ouest Est Sud noRd-ouest norD-est sUd-ouest sud-esT


Commune : Tremblay-en-France
Adresse(s) : le Chemin du Milieu

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Gonçalves Cristina
Année de la découverte ou de l'enquête : 2004
Redacteur(s) : Gonçalves Cristina ; Héron Claude
Date de la rédaction : 16/03/2008
Organisme : Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Etat à la découverte : structuré
Niveau d'interprétation : site fonctionnel
Précision de l'emprise : localisation connue et limites supposées
Type d'étude : carte archéologique de la Seine-Saint-Denis

Description : En 2004-2005, une fouille préventive a mis en évidence une nécropole datable de la seconde moitié du 4e siècle et du 1er quart du 5e siècle. L'occupation funéraire est composée de 36 sépultures, agencées en 3 rangées successives, chacune d’entre elles organisée selon un axe nord-sud. Elles sont espacées d’environ 2 m. Aucun recrutement spécifique lié au sexe, à l’âge ou aux pratiques funéraires (espace de décomposition, offrandes) n’a été mis en évidence entre ces rangées. La première travée regroupe 10 sépultures, la deuxième 14 et la troisième 9. Deux sépultures sont légèrement en retrait de la première travée, vers le nord-ouest. Deux inhumations se situent à l’écart, vers l'Ouest.
Les individus ont été inhumés selon deux orientations principales : Est - Ouest et Nord-Est - Sud-Ouest. Les défunts sont orientés de part et d’autre d’un axe nord-ouest – sud-est pouvant être interprété comme une voie d’accès. Les individus, situés au nord de cet axe, ont la tête au nord tandis que ceux situés au sud ont la tête au sud. Hormis deux sépultures, cette orientation s'applique à toutes les inhumations.
Les fosses sont d’une profondeur importante, atteignant parfois près de 1,50 m par rapport au niveau de décapage. Les creusements ont des dimensions bien supérieures à la corpulence relative des individus. Ils sont généralement quadrangulaires, les parois régulières, droites ou légèrement éversées et les fonds sont plats. Les individus sont, pour une grande majorité, déposés dans des contenants en matériau périssable assemblés par des clous.
Les fossoyeurs ont surdimensionné les fosses pour permettre la descente du contenant. Les offrandes, déposées sur ou contre le contenant, dans de nombreux cas, ne bénéficient pas d’espace défini dans la fosse.
Les individus féminins sont plutôt présents dans la partie ouest de la nécropole, à une. A l’inverse, les sujets masculins sont davantage présents dans la partie est de l’ensemble funéraire, à trois exceptions.
A cette distinction sexuelle s’ajoute une sectorisation liée à l’âge. Les individus des premières classes d’âge (de 0-1 an à 5-9 ans) sont exclusivement au centre de la nécropole. Les adolescents sont quant à eux inhumés avec les adultes.
Les sépultures correspondent à des dépôts primaires.La décomposition en espace vide est attestée pour la quasi-totalité des sépultures, à la fois par la présence même des contenants, des éléments de fixation (représentés par des traces ligneuses et des clous) et par l’observation des relations ostéo-articulaires. L’assemblage par clouage assure la cohésion du contenant pour son transport et les différentes manipulations nécessaires lors du rituel.

20 sépultures sur 36 renferment des clous, entre 2 et 15 par individu. Leur localisation concerne préférentiellement les extrémités des contenants, au niveau de la tête et des pieds des sujets. Dans deux cas, un clou, qui s’était tordu lors de la fixation de la paroi latérale à la planche de fond, a été remplacé par un autre de même gabarit. Sur 49 clous complets mis au jour, quinze présentent une longueur supérieure à 0,10 m pouvant atteindre 0,14 m, les autres ont une longueur moyenne de 0,95 m.
Les formes des cercueils sont rectangulaires, quelquefois trapézoïdales. Les dimensions des contenants sont assez homogènes. A partir de l’étude taphonomique, des traces ligneuses et des clous, les dimensions de 31 cercueils ont pu être informées. Les longueurs et largeurs des contenants d’adultes varient peu : pour 12 d’entre eux (sur 27 sépultures d’adultes), les cercueils mesurent 1,80 m de long et 0,45 m de large. Trois de ces contenants ont été assemblés sans clous. Pour les immatures, la taille des contenants est conditionnée par la corpulence du sujet.
D’une façon générale, l'emplacement et le nombre de clous ne permettent pas de proposer l'existence d'un couvercle cloué sur le contenant. Toutefois, la multitude de déconnexions ostéo-articulaires pour de nombreux sujets atteste de la présence d'un élément très résistant de couverture en matériau périssable.
On peut donc caractériser 4 groupes de "gestion funéraire". Le premier concerne les cercueils cloués transportables (plus de 6 clous). 14 individus ont bénéficié de ce type de contenant. Ils comportent tous des offrandes déposées systématiquement en dehors du contenant. Ils sont regroupés au nord-est du chemin. Deux de ces sépultures en recoupent d'autres (ce sont les seuls recoupements de la nécropole). D’après la stratigraphie, cette gestion des corps semble correspondre à la dernière phase d'inhumation de la nécropole. Le second groupe concerne 7 sépultures présentant des techniques d'assemblage qui nécessitent peu de clous (moins de 6). S'agit-il d’un assemblage mixte ou de réparation de cercueil chevillé ? L'une d'entre elles contient les restes osseux d'un sujet féminin décapité. Le troisième groupe rassemble 13 sépultures dont les sujets ont été déposés dans des coffrages ou des cercueils assemblés sans clous. Ces sépultures se situent davantage en périphérie de la nécropole. Le quatrième groupe concerne l’inhumation en pleine terre située sur la frange sud-est de la nécropole. Aucune offrande n'a été déposée au sein de cette sépulture.
16 sépultures, dont 13 adultes, renfermaient des éléments de parure ou d’habillement.
Un premier ensemble concerne les fibules et boucles de ceinture, en position non fonctionnelle, placées dans, sur ou contre le cercueil. Dans deux cas seulement, les boucles de ceinture sont en position fonctionnelle. Les individus devaient donc être soit dévêtus, soit enveloppés dans un élément de type linceul, dont il est cependant difficile d'attester la présence. Les corps, systématiquement déposés au sein d’un cercueil, ne présentent pas d’effets de compression, hormis ceux provoqués par les parois latérales. Les éléments textiles, sous l’action physico-chimique et biomécanique de la décomposition, s’altèrent rapidement, libérant ainsi les régions du corps éventuellement enveloppées.
Une sépulture d’adolescente se distingue par la présence d’un mobilier exceptionnel : un collier composé de 99 perles de verre de différentes formes et couleurs, groupées à la droite du crâne ; une épingle en alliage cuivreux déposée sur le collier ; deux bracelets, l’un en alliage cuivreux, l’autre en os animal renforcé par des éléments en alliage cuivreux, en position fonctionnelle au niveau des os des avant-bras de l’inhumée.
11sépultures ont livré des pièces d’assemblage de chaussures, présentes sous la forme de petites tiges métalliques, en position fonctionnelle, au niveau des os des pieds des squelettes. Dès que ces derniers sont en hyperextension, les clous se trouvent sous les os du tarse et de la palette métatarsienne. En hyperflexion, ils se situent du côté médial de l’ensemble des os des pieds. Le nombre de ces clous varie de 4 à 194. Cette différence numérique n’apparait pas imputable à la mauvaise conservation du métal puisque le mobilier métallique associé aux individus et les clous de cercueils sont faiblement corrodés. Ce type de clous a été découvert dans 4 sépultures d’adultes féminins, 5 d’adultes masculins, deux d’immatures et une d’adulte de sexe indéterminé. Ces vestiges sont plus importants en nombre et en poids pour les sépultures masculines. Cela n'implique pas qu'il existe des catégories de chaussures pour les femmes et pour les hommes. Les études calcéologiques attestent de l'utilisation de tous les types de chaussures (à construction complexe, conçues à l'aide d'une seule pièce de cuir, sandales, pantoufles et galoches) indistinctement par les hommes ou les femmes.
Le dépôt de mobilier auprès du défunt est une donnée récurrente pour les sépultures de cette nécropole. Identifiés dans 26, les dépôts se présentent sous la forme de faune, de verrerie ou de céramique. La tête et les pieds du défunt sont des endroits privilégiés pour le dépôt funéraire avec, cependant, une plus grande importance accordée à la tête. Le dépôt est effectué de préférence à la gauche du défunt.
Les récipients sont généralement groupés par deux ou trois objets. Deux sépultures ont livré uniquement un objet en verre.
Les associations des différents types de dépôt ne semblent pas correspondre à une répartition particulière selon les travées, l’âge, le sexe des sujets ou les quelques phases d’inhumations observables. La majorité de ce mobilier est située en dehors des contenants.
10 sépulturesont livré un objet en verre, à l’exception d’un individu qui présente l’association de deux verres Ces contenants sont fabriqués par la technique du soufflage à la volée puis repris à l’aide de pinces ou d’un pontil.
Les bols ou gobelets apodes constituent, comme dans la plupart des nécropoles (notamment à Maule, dans les Yvelines, les formes prédominantes avec cinq exemplaires. Le modèle est attesté à la seconde moitié du 4e siècle et au 1er quart du 5e siècle et on l’observe fréquemment dans les nécropoles du Bas-Empire de la Gaule du Nord, du Nord-Est et du Nord-Ouest ainsi que dans les zones d’habitat. Il s‘agit exclusivement de bols ovoïdes et non cylindriques, ce qui corrobore la plupart des découvertes en nécropoles rurales du nord de la Gaule. Pour ces formes, on constate la présence de lèvre arrondie et de lèvre coupante, mais le bord coupant fait douter de leur utilisation pour la boisson. Aucun bol ne présente de trace de décor. Outre ces formes, le corpus est constitué d’une bouteille, d’une lampe, de deux vases à anse et d’un flacon.
Le mobilier en verre accompagne essentiellement des adultes et notamment des sujets féminins (on note en effet, deux immatures et parmi les adultes, 5 sujets féminins, deux masculins et un indéterminé) mais proportionnellement ce sont les immatures qui en ont le plus. On constate que lorsque le verre est associé à deux céramiques, ce premier est placé entre les deux. Quand le verre est associé à une seule poterie (3 cas), dans deux cas, le verre est situé au niveau de la tête du défunt et la céramique placée aux pieds ; seule une sépulture a livré une coupe Chenet 319 et un verre disposés au niveau de la tête de l’individu. Etant donné le faible échantillonnage, ces considérations doivent être prises avec précaution.
Pour deux sépultures où des bouteilles en verre ont été retrouvées à côté du crâne, il semble qu’un élément en matériau périssable (coffre, textiles ?) ait accompagné ce dépôt. En effet, la position du crâne, ainsi que des vertèbres cervicales et des premières thoraciques indiquent un effet de contrainte.
La fouille de la nécropole a révélé 20 sépultures avec céramiques pour un total de 26 individus correspondant à des productions de sigillées tardives (14), d’imitation de sigillée (une), de commune sombre (6), de commune claire (une) et de granuleuse (4).
La majorité des poteries appartient à des productions de sigillées tardives à pâte fine orangée et engobes de teinte rouge orangé, souvent mal conservées ou très usées. Si certaines de ces terres cuites proviennent d’Argonne, d’autres semblent plutôt correspondre à des productions, parfois difficiles à distinguer. La forme prédominante est la coupe Chenet 319 (à parois lisses) et Chenet 320 (à décor imprimé). Les trois coupes Chenet 320 sont ornées de décors à la molette dont certains semblent correspondre à des variantes de type connu. Le reste se répartit entre gobelets, pots avec ou sans anse et cruches à bec tréflé, 4 formes n’étant représentées que par un seul exemplaire.
L’étude céramologique permet d’identifier des traces de cassures au niveau des lèvres notamment. Ces manques peuvent parfois être importants ; il est possible que ces céramiques aient été abîmées avant leur dépôt, aucun des tessons manquants n’ayant été trouvé à la fouille. Le cas d’un pot 2378/5 est plus troublant car il est en parfait état exception faite d’une petite cassure en forme de V sur son rebord. D’autres céramiques présentent des particularités comme des traces de fissures anciennes ou des petites perforations réalisées après cuisson.
Un vase a une forme proche des vases bilobés connus en Picardie ou dans le Nord de la France. Sa présence semble surprenante au sein de l’ensemble car ces formes sont pour l’heure peu attestées en région parisienne. Cette forme est surtout représentative des ensembles de la fin du 4e siècle ou du 5e siècle. Il ne s’agit pas d’une production fine et lustrée mais d’une poterie produite dans une pâte sableuse grise. Ces caractéristiques pourraient éventuellement laisser à penser que nous sommes en présence d’une production régionale. Le corpus a aussi livré une petite coupe à deux anses à pâte très fine, sableuse, de teinte beige rosé, dont la forme reste pour l’heure inédite, mais qui peut être rapprochée type Gos 275 (typologie de Loersche), qui décrit une coupe évasée à deux anses datée de la seconde moitié du 3e et du 4e siècle, bien que cette identification demande à être considérée avec prudence.
De façon générale, on constate des associations classiques de formes fermées et ouvertes, qu’elles soient réalisées seulement en combinant des poteries entre elles ou entre céramique et verrerie. Ce corpus est assez homogène de la seconde moitié du 4e siècle et du début du 5e siècle et correspond à des formes courantes de la vaisselle de table. Il associe des vases à solides et vases à liquides, ce qui est fréquent pour la vaisselle d’accompagnement. La qualité de ce mobilier est peu soignée et de dimensions inférieures à ce qui est couramment identifié dans les habitats. Ce constat a déjà été formulé pour le matériel archéologique provenant de la nécropole du Trillet à Meyzieu (Rhône).
12 sépultures, essentiellement d’adultes de sexe masculin, ont livré des vestiges osseux animaux en dépôt. Leur étude a montré qu’il s’agissait d’ossements de gallinacés, à raison d’un individu par sépulture.
Deux sépultures contiennent un animal complet. Pour les autres, le nombre de restes, pour chaque individu, varie de 4 à 160, la tête et les bas de pattes (tarsométatarses et phalanges postérieures) étant absents. Ces disparités sont liées à un dépôt intentionnel d’une partie de l’animal uniquement et/ou à une conservation différentielle des restes. Ceux-ci ont été retrouvés majoritairement en association avec un récipient en dépôt (pour 9sépultures). Dans ce cas, les restes sont systématiquement disposés à proximité des autres offrandes, que celles-ci soient à la tête ou aux pieds du sujet. Néanmoins, la tête de l’individu inhumé constitue également la zone de dépôt privilégiée des offrandes de gallinacés. Pour 4 sépultures, les os de faune ont été retrouvés seuls, en fagot contre la paroi de la fosse, à l’exception d’une sépulture pour laquelle les os animaux étaient situés sous les os des pieds du squelette. Il semble donc que la majorité des dépôts de faune ait eu lieu en dehors du contenant.
L’étude de la répartition sexuelle livre des résultats peu surprenants. Le taux de masculinité est de 59,09 %. Ce résultat, certes un peu élevé, pourrait être équilibré si les quatre individus dont la diagnose sexuelle n’a pu être réalisée, étaient de sexe féminin. Dans ce cas, le taux de masculinité serait de 50 % ! Parmi les 36 sujets de la nécropole, 27 sont des adultes, dont deux décédés entre 20 et 30 ans et 9sont des immatures. Parmi ces derniers, 3 sont des adolescents. En l’absence de l’intégralité de la nécropole, ces résultats ne peuvent avoir de valeur définitive. De plus, cette répartition ne coïncide pas avec le schéma d’une mortalité archaïque. Seuls deux individus sont décédés avant un an (aucun en période périnatale). Dans la mesure où la conservation de l’un deux est très satisfaisante, nous ne pouvons donc pas invoquer une conservation différentielle des os des jeunes sujets. De plus, la bonne lisibilité des fosses sépulcrales ne permet pas de proposer une disparition des indices archéologiques. Enfin, l’importance de la profondeur d’enfouissement des immatures n’a pu autoriser une destruction de ces sépultures par les labours ou par d’autres interventions contemporaines. A l'inverse des grandes nécropoles, ni la densité ni l'utilisation prolongée ne semblent avoir privé la collection des sépultures des premières classes d'âges.
Il apparaît que la part des adultes âgés est importante. L’étude biologique a déterminé deux individus décédés entre 20 et 30 ans. Ce sont donc 24 individus de plus de 30 ans qui ont été diagnostiqués. Nous sommes ainsi en présence d’une population plutôt âgée, dite "vieillissante", où la part des adultes jeunes est peu importante. Ce constat est conforté par la présence quasi systématique d’arthrose (non observée sur les jeunes adultes) et d’une usure dentaire importante. Toutefois, ces résultats sont à nuancer eu égard à la faiblesse numérique du corpus.
Les maladies articulaires sont présentes en grand nombre parmi les individus inhumés dans la nécropole. 14 adultes sur 27 sont atteints d’arthrose, soit plus de la moitié. La forme la plus fréquente de ce trouble est la discarthrose. Le rachis lombaire est le foyer principal de cette atteinte. Les ostéophytes se localisent plus volontiers au niveau des rebords supérieurs des plateaux vertébraux et sur la face antérieure. 4 sujets sont atteints d’arthrose lombaire, cela ne concerne que des sujets masculins. Le rachis thoracique, comme cela est fréquent, est bien moins touché. Un sujet en présente les vestiges. La cervicarthrose est également présente chez de nombreux sujets. Ce trouble articulaire concerne 5 sujets, dont une seule femme. L’arthrose odonto-atloïdienne, qui est une forme de cervicarthrose concerne tout de même 4 sujets uniquement masculins. D’autres atteintes, peu développées, sont présentes aux coudes et aux genoux. Un cas de tuberculose osseuse a été décelé. Le sujet présente les caractéristiques d’un mal de Pott : pincement discal, érosion des plateaux vertébraux et déminéralisation des pièces osseuses somatiques. Une atteinte coxarthritique bilatérale est également à rapprocher de la mycobacterium tuberculosis.
Un sujet féminin présente la particularité d’avoir été décapité. Le crâne ainsi que les cinq premières vertèbres cervicales ont été retrouvées à proximité des os des pieds. Aucune trace de coup, de découpe ou de sciage n’a été observée sur les vestiges osseux présents (la sixième vertèbre cervicale n’est pas conservée). Le haut du corps a été placé, semble t-il, volontairement contre la paroi nord pour permettre le dépôt de la tête au sud de la fosse. Cette pratique, anecdotique, n’a pas de récurrence dans les inhumations du Bas-Empire.
6 individus portent les séquelles d’une fracture. La réduction de celles-ci n’est généralement pas satisfaisante. Certains cals osseux sont volumineux. Les traumatismes se situent uniquement au niveau des avant-bras (à droite pour trois sur quatre) et sur les fibulas. Les fractures de l’avant-bras (dites de parade) concernent 4 adultes (3 femmes et un indéterminé), celles des jambes deux hommes. De telles atteintes peuvent signaler un accident de la vie domestique, de mauvais traitements ou bien la répétition de certains gestes.
La platymérie (variation morphologique du fémur, origine congénitale possible) est présente chez 3 individus de la nécropole (deux femmes et un homme). Ces 3 sépultures sont situées à proximité les unes des autres. Il serait cependant trop hâtif de conclure à un regroupement familial.
Sur l’ensemble des individus, 14 d’entre eux présentent des dents cariées. 4 n’ont qu’une seule carie (dont un immature), 3 caries sont visibles sur un individu, 4 sur 4 sujets dont un immature, enfin deux individus présentent respectivement 6 et 7 caries.


indexation matière :
indexation chronologique :
07 : antiquité
  --- 07.02 : antiquité tardive
    --- 07.02.02 : 4e siècle
      --- 07.02.02.02 : 2e moitié 4e siècle
    --- 07.02.03 : 5e siècle
      --- 07.02.03.01 : 1ère moitié 5e siècle
        --- 07.02.03.01.01 : 1er quart 5e siècle

dossier(s) rattaché(s) :
073s025  ---  073s098

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