bandeau atlas des collèges
atlas du patrimoine dossiers > atlas des collèges > notice de collège >
COLLÈGE GABRIEL PÉRI


101 boulevard Edouard Vaillant AUBERVILLIERS
construction 1953-1955
aménagements et rénovation 1987-2013


programme d'origine : groupe scolaire
programme actuel : Collège
code site IA : 0931185H
autre(s) collège(s) à Aubervilliers : Jean Moulin, Denis Diderot, Henri Wallon, Rosa Luxemburg


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage (1952-1954) : Ville d'Aubervilliers
Architecte (1952-1954) : Roland Boudier
Maître d'ouvrage (1955-1963) : Ville d'Aubervilliers
Architecte (1955-1963) : Roland Boudier
Maître d'ouvrage (1971-1987) : Ville d'Aubervilliers
Architecte (1971-1987) : Jacques Boudier
Maître d'ouvrage (1987-2013) : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage (1987-2013) : Direction des bâtiments départementaux


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 18
salles de sciences : 4
salles de technologie : 4
salles d'informatique : 2
salles d'enseignement artistique : 5
salles audiovisuelles : 4
logements de fonction : 2

Coûts : non connus



1953-1955 construction


PROGRAMME DU GROUPE SCOLAIRE D'ORIGINE

En 1954, à son ouverture, le groupe scolaire reçoit entre 1 520 et 1 550 élèves dans les classes élémentaires. La maternelle et le jardin d’enfants restent dans l’école du Montfort, située en face. Il comporte 38 classes dont une salle de dessin pour les garçons et une salle d’enseignement ménager pour les filles. Dans un édifice séparé sont installés la cuisine et les réfectoires. Les préaux sont construits l’année de l’ouverture de l’école.

 

Ancienne école du Montfort
CG93 Bureau du patrimoine. MF Laborde
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

Le quartier du Montfort, au nord de la commune, en lisière de La Courneuve, s’est urbanisé tardivement, dans les années 1920-30 par le biais de lotissements et après-guerre par de vastes opérations de logement social ou de RHI, Résorption de l’habitat insalubre (Maladrerie).

Une première école, bâtie à l’angle des rues Hélène-Cochennec et Elisée-Reclus, par Roland Boudier en 1934-35, et agrandie par des bâtiments en bois, était au sortir de la guerre à la fois vétuste et trop petite. Les terrains pour la reconstruction du Groupe « Montfort » sont achetés à partir de 1946 le long du boulevard Edouard-Vaillant et de la rue Hélène-Cochennec, en face de la première école. Cette dernière abritera, dans les bâtiments de brique, l’école maternelle et le jardin d’enfants. Les difficultés pour l’acquisition des terrains ayant retardé les travaux, Roland Boudier n’établit les plans du groupe scolaire, rapidement baptisé Gabriel Péri, qu’en 1952.

L’école est construite à un moment charnière de l’architecture scolaire lorsque les programmes suivent encore les modèles d’avant-guerre mais que l’augmentation rapide des effectifs (baby boom) oblige à construire plus vite et en plus grand nombre. Avant la normalisation et la préfabrication systématique imposée par le Ministère en 1962, la rationalisation* est déjà de mise, dans les plans comme dans les systèmes constructifs. La lutte contre la tuberculose, fléau national, incite à construire des bâtiments linéaires, avec des classes au sud et des couloirs au nord. D’où des séries de barres parallèles. Les différentes fonctions, accueil, enseignement, administration, logement… sont abritées dans des édifices distincts. Dorénavant, les établissements ne sont plus refermés sur eux même, avec des bâtiments implantés sur le pourtour du terrain à l’alignement de la rue, mais sont ouverts sur le quartier. Le groupe scolaire Gabriel Péri est réalisé selon ces principes.


plan masse
CAUE 93
 

Bâtiment principal en chantier
Inconnu - Archives municipales d'Aubervilliers
 
Rationalisation : Organisation des plans comme des systémes constructifs et des chantiers allant dans le sens de l'efficacité et de la simplification.

Le premier projet comporte quatre édifices, dont trois parallèles, orientés sud-nord. Le quatrième, abritant deux logements, est implanté à l’écart, sur la lisière est. Ils sont tous constitués d’une structure en béton armé avec un remplissage de brique ou de parpaing, revêtu de panneaux de mignonnette*. Les éléments de modénature* sont en béton, les toitures en terrasse avec un léger débord.
A l’avant, le bâtiment d’accueil, avec son avant-corps arrondi, est à un niveau. Il est bordé de part et d’autre par les porches d’accès. L’ensemble est modeste, 28m de long, et marque très peu l’entrée.
A l’arrière d’une vaste cour (environ 50 x 112 m), alors séparée au milieu par des rangées perpendiculaires de WC, s’élève le bâtiment des classes, long de 120 m, large de 11 m et haut de trois niveaux. Malgré le long développé des façades sud et nord, le dessin est rigoureusement répétitif : 14 travées de huit mètres (d’axe en axe) marquées par des poteaux de béton saillants. Ces travées sont composées de bandeaux de quatre baies, séparées par des potelets en béton, formant un jeu de stries horizontales avec les parties pleines en mignonnette. La répétition de ces travées identiques, formant un quadrillage orthogonal, est audacieuse, mais au final cette juxtaposition crée une réelle dynamique. A chaque extrémité, les cages d’escalier sont éclairées en pignon par une baie verticale, sur toute la hauteur, à l’époque en pavés de verre. Côté nord, deux escaliers centraux, forment une avancée sur la façade. Le rez-de-chaussée était occupé, au centre par l’administration, les services médicaux, et de part et d’autre, de deux préaux et deux salles de classe. Les étages comportaient chacun 14 classes, d’une superficie moyenne de 56,20 m2 Les murs des classes étaient également vitrés côté couloir.
A l’arrière, séparé par un jardin, s’élève le bâtiment des « services généraux ». A un niveau, il comprenait les réfectoires et les cuisines. Ses façades reprennent le même dessin répétitif mais interrompu toutes les deux travées par une porte. Une variante non réalisée proposait un étage supplémentaire abritant une salle de conférence et de cinéma et deux salles de classe.
A l’intérieur, les parties communes sont décorées de céramique, pour la plupart en bon état de conservation. Les sols et les parties basses des murs des halls sont en carreaux cassés, appelés mosaïque de hasard par Roland Boudier, dans des tons de gris, beige et jaune. On retrouve les carreaux cassés en partie basse des murs des escaliers et sur les sols des couloirs. Dans ces derniers les allèges sont revêtues de carreaux blancs. Les sols des classes sont en terrazolith* teinté en rouge sombre. Ces matériaux, appréciés à l’époque à la fois pour leur solidité, leur facilité d’entretien (hygiène) et leurs qualités décoratives, ont largement tenu leurs promesses.
La rentrée scolaire eut lieu en 1954 et l’inauguration le 23 janvier 1955, en présence du maire communiste Emile Dubois et du député du secteur Jacques Duclos, également l’un des principaux dirigeant du Parti communiste. Cette double présence illustre l’importance de l’enseignement pour les municipalités de la banlieue rouge.


Bâtiment principal, vu de la cour
Inconnu - Archives municipales d'Aubervilliers
 
mignonette : petit gravillon calibré et roulé. On en fait en particulier des revêtements lavés à la surface de panneaux préfabriqués ou de sols.


Pavillon du gardien
MF Laborde/CAUE93
 

Façades sur rue
Roland Boudier - Archives municipales d'Aubervilliers
 
Modénature : Profil des moulures. Par extension, ce terme désigne les éléments saillants d'une façade, tels que les encadrements de baies, les bandeaux, les corniches, etc...


Bâtiment des services généraux
MF Laborde/CAUE93
 

Escaliers
MF Laborde/CAUE93
 
Terrazolith : Ce terme correspond à une ancienne marque commerciale de granito, un béton constitué d'un liant (ciment coloré ou résine époxy) et de grains de marbre, dont le parement est poli ; Il constitue un revêtement mural ou de sol coulé en place ou fabriqué en plaques. C'est un matériau très courant dans le logement social et les équipements de l’Entre-deux-guerre et des années 1950. Le terme est devenu générique et c'est celui que Roland Boudier emploie.


1955-1963 agrandissements

Maître d'ouvrage : Ville d'Aubervilliers
Architecte : Roland Boudier


Dès 1954, la décision de bâtir 800 nouveaux logements HLM dans le quartier (cité Emile Dubois) par le Ministère de la Reconstruction et du logement, entraîne la construction d’un nouveau groupe scolaire (Joliot-Curie) et la nécessité d’agrandir Gabriel Péri. Au cours du chantier, des modifications sont intervenues : la suppression des préaux au rez-de-chaussée du bâtiment principal pour créer 8 nouvelles classes. La rentrée s’effectue donc sans abri couvert. Mais, dès 1955, deux préaux sont construits de part et d’autre du bâtiment d’accueil, dont ils reprennent les matériaux. Leur hauteur est faible pour ne pas masquer le bâtiment principal, et afin d’éviter de fermer la composition d’ensemble, ils sont entièrement ouverts sur la cour et percés par des porches et une longue baie filante, côté rue. Les parties maçonnées sont revêtues de mignonnette avec un quadrillage de joints creux, les modénatures sont en ciment. Chacun est couvert par une dalle en béton.

En 1961-63, deux bâtiments de quatre classes chacun sont construits à l’avant du terrain, le long de la rue, parallèlement aux préaux. A un seul niveau, ils reposent sur une ossature en béton armé, sur un rythme de 8,75m d’axe en axe. Les plans sont les mêmes, classes au sud desservies par un couloir au nord, cependant, choix ou nécessité, Roland Boudier, propose un décor différent. Les façades se décomposent en trois parties à peu près égales, un soubassement en ciment, une bande continue de châssis vitrés au milieu et une partie supérieure revêtue de carreaux de grès cérame blancs de 5x5 cm. Manifestement placés le long de la rue pour conserver la superficie des cours, ils se trouvent éloignés du bâtiment principal. Bas, sans doute également pour ne pas fermer la composition, avec une architecture appauvrie par rapport aux premiers édifices, ils ne structurent pas l’ensemble.

A la même époque, un bâtiment abritant deux ateliers est construit à l’arrière, sur le côté ouest de la parcelle, dans le prolongement du bâtiment des « services généraux ». La chaufferie est implantée côté est. Il est intéressant de constater que cette dernière a fait l’objet d’une architecture plus soignée que le bâtiment d’atelier, simple boîte utilitaire.

Des projets de gymnase, sur la partie ouest du terrain, en bordure de la rue Hélène-Cochennec sont abandonnés. A la place, Roland Boudier construit la maternelle Pierre-Brossolette, entre 1957 et 1962. Le groupe scolaire bénéficie du terrain de sport, situé au cœur de l’îlot.

En 1963, l’essentiel de la composition est en place et bougera peu. En recul par rapport à la rue, l’école bénéficie d’un espace tampon, à l’origine planté en pelouse, qui permettait une perspective sur l’ensemble. Les cours et abords sont pourvus de belles plantations : des alignements de platanes sur le pourtour des cours et sur la bordure Est. A l’arrière, notamment entre les bâtiments des classes et des services généraux sont plantés des bosquets d’espèces variées.


Vue de la rue
Inconnu - Archives municipales d'Aubervilliers
 

Préau
MF Laborde/CAUE93
 

Vue de la rue. Aile est
MF Laborde/CAUE93
 

Cour entre préau et bâtiment sur rue
MF Laborde/CAUE93
 

Vue depuis le terrain de sport
Inconnu - Archives municipales d'Aubervilliers
 

Bâtiments principal et des services généraux
MF Laborde/CAUE93
 

Cette opération montre une réelle capacité à se renouveler chez Roland Boudier, déjà architecte dans l’Entre-deux-guerres, du groupe scolaire Paul-Doumer, aujourd’hui collège Diderot, manifeste de l’architecture scolaire de l’époque, et des écoles Francine-Fromont et du Montfort, dans lesquelles il a su allier influence régionaliste et emprunts modernistes. Pour Gabriel Péri, il s’adapte aux nouvelles directives et à de nouveaux matériaux. Les premiers bâtiments ont leur élégance propre, mais la composition générale, en raison de gabarits très différents, est quelque peu déséquilibrée. Le choix d’un édifice d’accueil de petite taille signale insuffisamment l’ensemble depuis la rue. De plus, les deux bâtiments de classes, implantés le long de la rue en 1963, ont supprimé la transparence voulue par Boudier dans son premier projet. Ce déséquilibre est renforcé aujourd’hui par un doublement des grilles qui éloigne l’entrée et par de belles plantations sur la largeur du trottoir mais qui masquent encore plus les bâtiments. Cependant la qualité de la construction et la souplesse du plan font que depuis 1963, le groupe scolaire a tenu le cap et a pu être adapté aux évolutions pédagogiques.


Entrée du collège
MF Laborde/CAUE93
 

Vue de la rue. Aile ouest
MF Laborde/CAUE93
 

1971-1987 transformation du CEG en CES Gabriel Péri

Maître d'ouvrage : Ville d'Aubervilliers
Architecte : Jacques Boudier


En 1971, le groupe scolaire qui comprenait aussi des classes de CEG est transformé en CES de 1200 places, les enfants des classes primaires étant accueillis dans les écoles du quartier : Jolliot-Curie et Robespierre, également conçues par Roland Boudier. Les adaptations nécessaires sont confiées à l’architecte Jacques Boudier qui succède à son père. Les bâtiments ne bougent pas, les transformations ne concernent que la restructuration des espaces intérieurs. Un projet de deux ailes perpendiculaires reliant l’édifice principal et celui des services généraux, est abandonné.
Les travaux d’aménagement et de mise en conformité sont lancés en 1980, alors que l’établissement est transformé en CES 900 avec SES 96 (Section d’enseignement spécialisé). La restructuration est guidée par le souci de regrouper les salles par type d’enseignement et de favoriser les relations entre direction et professeurs ainsi qu’entre ces derniers et les élèves. Ainsi, les locaux administratifs et socio-éducatifs sont placés au rez-de-chaussée du bâtiment principal, tandis que les salles de sciences (sciences naturelles, physique, technologie) sont regroupées au deuxième étage. Une partie du rez-de-chaussée de l’aile ouest-est accueille le CDI, où il se trouve toujours. Les classes d’enseignement pratique sont aménagées dans le bâtiment d’ateliers et dans l’édifice sur rue, côté maternelle. Coté est, sont installées les salles de musique et de dessin. Dans le bâtiment des services généraux un self-service et la cuisine prennent place dans la partie ouest tandis que l’autre accueille la salle d’éducation physique. Les travaux sont réalisés par tranches de façon à ne pas interrompre le fonctionnement de l’établissement. Ils concernent aussi l’isolation des murs extérieurs, la réfection des sanitaires (ceux de la cour sont supprimés) et la mise en conformité des installations techniques et de la réglementation personnes à mobilité réduite (création d’un ascenseur).

 

Couloir
MF Laborde/CAUE93
 

1987-2013 aménagements et rénovation

Maître d'ouvrage : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage : Direction des bâtiments départementaux


En 1989, le bâtiment d’ateliers est agrandi par une extension de 51m2, aux murs bardés d’aluminium. En 1993, deux bâtiments préfabriqués à usage de classes de technologie sont implantés à l’arrière entre les services généraux et la chaufferie. D’une surface totale de 180 m2 ils abritent deux classes chacun. Ils sont constitués de panneaux aluminium de couleur blanc cassé. Le bâtiment principal a été ravalé au cours de l’été 2011 et les façades mises en couleur : vert pâle pour les poteaux, les bandeaux et les débordements du toit et rouge brique pour les potelets de séparation des baies. Le ravalement des façades des autres édifices est programmé pour l’été 2012 ainsi que le remplacement des sanitaires.


Bâtiment principal
MF Laborde/CAUE93
 

Grande cour
MF Laborde/CAUE93
 
LE COLLÈGE DANS SON ENVIRONNEMENT AUJOURD’HUI.

Le quartier présente un paysage contrasté composé de rues pavillonnaires datant de la première moitié du XXe siècle et de logements sociaux bâtis à partir de 1946 (Cité du Pont-Blanc, Roland Boudier) et jusqu’à une époque récente, certains d’une grande qualité architecturale. Le collège est implanté le long du boulevard Edouard-Vaillant et de la rue Hélène-Cochennec, bâties de pavillons et d’immeubles de l’Entre-deux-guerres. L’établissement, et le stade à l’arrière, sont aujourd’hui enserrés entre des immeubles HLM, formant un long déroulé de barres de cinq étages (cité Gabriel Péri, 520 logements, Boudier, Lopez et Holley) et de tours de 10 étages. Il disparaît aujourd’hui, à la belle saison, sous la végétation. A la fois celle de l’espace public et les arbres de la cour et des pourtours à l’intérieur de l’enceinte. Les platanes de la cour, cinquantenaires, offrent une ombre salutaire aux grandes fenêtres du bâtiment principal, plein sud. Pratiquement inchangé depuis sa construction, en bon état, le collège Gabriel Péri représente un exemple intéressant de l’architecture scolaire de l’après guerre. Il a compté parmi ses élèves deux personnalités d’Aubervilliers, l’actuel maire, Jacques Salvatore et l’écrivain Didier Daeninckx.


rez-de-chaussée
CAUE 93

1er étage
CAUE 93

2e étage
CAUE 93

3e étage
CAUE 93
 

Anciens WC et pavillon du gardien
MF Laborde/CAUE93
 

Vue des HLM depuis le stade
Inconnu - Archives municipales d'Aubervilliers
 

 
L'ARCHITECTE DU COLLÈGE

Roland Boudier
1902-1970

Architecte diplômé en 1928, Roland Boudier a fait l’essentiel de sa carrière à Aubervilliers, où il a surtout construit des équipements et des logements sociaux. Parmi ses réalisations marquantes dans la ville, on peut citer le bureau de Poste (avec 60 logements), avenue de la République, le collège Diderot, l’école Francine-Fromond, la cité HBM de la Goutte d’Or, ou encore la vaste cité HLM du Pont-Blanc, rue Hélène Cochennec. Son nom est associé aux principales opérations de HLM, à Aubervilliers qu’il a construit seul ou en association avec Raymond Lopez et Michel Holley jusqu’en 1970.
Roland Boudier a également travaillé pour la SEITA, pour laquelle il a, entre autres, réalisé :
- le pavillon des tabacs et des allumettes pour l’exposition universelle de 1937, avec Robert Mallet-Stevens.
-l’hôtel des tabacs et des allumettes, quai d’Orsay à Paris,
- un magasin en béton coiffé de 18 sheds (1957) à la Manufacture des tabacs d’Aubervilliers, utilisé aujourd’hui comme Centre de formation pour les agents de la Poste.

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Gabriel Péri
1902 -1941

Journaliste, homme politique français et résistant, Gabriel Péri adhère aux Jeunesses socialistes dès 1917. Il est ensuite secrétaire national des Jeunesses communistes en 1922 et membre du Comité central du Parti à partir de 1924. Il commence sa carrière de journaliste au sein de l’Avant-garde, puis de 1924 à 1939, il est chef du service de politique étrangère du quotidien communiste L'Humanité. Il est député de Seine-et-Oise de 1932 à 1940. Durant cette période, il est un farouche opposant aux régimes fasciste et nazi. En 1940 Péri parvient à échapper à une vague d’arrestations. Condamné par contumace à cinq ans de prison, il vit caché à Paris et poursuit son travail pour L'Humanité clandestine. Il est finalement arrêté le 18 mai 1941 et fusillé le 15 décembre suivant au Mont Valérien. Paul Éluard lui a rendu hommage, dans son recueil poétique « Au rendez-vous allemand » et Louis Aragon lui a dédié deux poèmes « La rose et le réséda » et « Ballade de celui qui chanta dans les supplices ».

 

 
 
 
Accueil

Outils Plan du site Contacts / Crédits / Mentions légales
 
cadre bas