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COLLÈGE LE PARC

programme d'origine : groupe scolaire
programme actuel : Collège
code site IA : 0931189M
autre(s) collège(s) à Aulnay-sous-Bois : 7e collège en construction, Gérard Philipe, Victor Hugo, Pablo Neruda, Claude Debussy, Christine de Pisan


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage (1902) : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architecte (1902) : E. Harant
Maître d'ouvrage (1904-1912) : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architectes (1904-1912) : Fred Delafont et G. Favre
Maître d'ouvrage (1924-1928) : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architecte (1924-1928) : Paul René Chauvin
Maître d'ouvrage (1931) : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architecte (1931) : Edmond Stable
Maître d'ouvrage (1949-1963) : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architectes (1949-1963) : Georges Jouven et Pierre Berthelotet
Maître d'ouvrage (1977-1984) : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architectes (1977-1984) : Paul Phelouzat et Pierre Berthelotet


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 34+5
salles de sciences : 7
salles de technologie : 4
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 4
salles audiovisuelles : 4
préau : 4
logements de fonction : 6

Coûts : non connus

Le collège du Parc a la spécificité d’être réparti sur trois sites : Parc Centre qui est la partie la plus ancienne et qui remonte à 1902 ; l’annexe Louis Solbes reconstruite entre 1977 et 1984 et l’annexe Louis Barrault bâtie à la fin des années 1950 et complétée entre 1977 et 1984. Les trois sites sont à peu de distance les uns des autres dans le quartier résidentiel du Parc. Les différentes phases de construction sont très lisibles et donnent un aperçu intéressant de l’évolution de l’architecture scolaire tout au long du XXe siècle.

 

1902 construction du groupe scolaire

Maître d'ouvrage : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architecte : E. Harant


PROGRAMME DU GROUPE SCOLAIRE D'ORIGINE

Située dans le département de Seine-et-Oise, au coeur de la forêt de Bondy, Aulnay-sous-Bois a vu son territoire bouleversé par le tracé des lignes de chemin de fer Paris-Soisson en 1861 et des Coquetiers en 1875, puis par l’ouverture de la gare la même année. Ce sera le début d’opérations de lotissements gagnées sur la forêt. Le premier, le lotissement du Parc au sud de la gare, a rapidement pris de l’importance par rapport au bourg. Sa population en 1896 dépassait déjà celle du village, d’où la nécessité de bâtir une école.
Un concours est lancé par la mairie en 1898, qui ne reçoit que cinq réponses. Le 17 mars, c’est le projet de E. Harant qui est retenu, « sous la réserve de quelques modifications de détails ». Le terrain est acheté début 1901. De forme irrégulière, en longueur, il s’étend depuis la place baptisée pour l’occasion des écoles, jusqu’à la rue du 14 Juillet. Il est traversé au milieu par un passage public. La parcelle à l’arrière de l’école des garçons ne sera acquise qu’en 1908. L’école est inaugurée en 1902. C’est celle qu’a connue Eugène-Emile Grindel, plus connu sous le nom de Paul Eluard, excellent élève au Parc entre 1903 et 1908.

 

P. Eluard serait le petit garçon à gauche.
Inconnu - CAHRA
 
PARTI ARCHITECTURAL DU GROUPE SCOLAIRE D'ORIGINE

Le premier groupe scolaire frappe par sa modestie : deux petits bâtiments symétriques, réservant entre eux l’espace pour un édifice qui sera occupé par la mairie et un poste de police. Ils sont chacun composés de deux parties, une à un niveau et quatre travées qui abrite une salle de classe pour 54 élèves, et une à deux niveaux et deux travées, coiffée d’un toit en pavillon, occupée au rez-de-chaussée par un logement (pas d’informations concernant l’étage). A l’arrière, et perpendiculairement aux édifices sur rue, sont construits des préaux en bois et des WC. Cette petite école sera agrandie à plusieurs reprises par des architectes différents. Les bâtiments de l’école du parc sont les plus anciens du patrimoine scolaire de la ville.

 

Les écoles vers 1910
Inconnu - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

1904-1912 premiers agrandissements

Maître d'ouvrage : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architectes : Fred Delafont et G. Favre


Il semble que les sous-sols semi-enterrés et les rez-de-chaussée des bâtiments sur cour soient bâtis en 1904 -1905 par Fred Delafont. Parallèles aux bâtiments sur rue, ils sont en meulière avec un parement de brique rouge, grise et vernissée bleue. Les baies ont des linteaux en arc surbaissé. Les sous-sols sont éclairés et desservis par une cour anglaise, ils abritent les réfectoires et les cuisines. Les rez-de-chaussée comportent une entrée centrale desservant une classe pour 45 élèves de chaque côté.

En 1908, la composition sur la place est achevée et les deux petits bâtiments d’origine prennent alors tout leur sens avec la construction de la mairie dans l’espace laissé libre entre les deux. Fred Delafont et G. Favre reprennent le parti constructif et les matériaux choisis par E. Harant : maçonnerie sous enduit pour la façade principale avec un soubassement en meulière. Cette dernière est laissée apparente sur les pignons et les façades arrière. Si le décor reprend le vocabulaire des bâtiments existants, parements de brique et de pierre, il s’enrichit d’éléments de céramique polychrome qui lui donnent tout son éclat (griffons des Tuileries Choisy-le-Roi, Brault Gilardoni). Le bâtiment est plus haut, deux étages plus combles, et plus massif ; il apporte à l’ensemble la monumentalité qui lui manquait. Au centre, un grand porche avec un encadrement de pierre et fermé par une grille, donne accès à la mairie et à l’allée bordée de tilleuls qui menait à la rue du 14 juillet et séparait les deux écoles. L’ensemble, bien conservé le long de la place Camélinat, est à la croisée de deux courants, celui des mairies-écoles caractéristique des petites villes et des communes rurales, et celui dit « Jules Ferry » avec son organisation symétrique autour d’un édifice central et encadré par des pavillons d’angle, aux façades rythmées par des baies verticales et portant les signes de la République, ici la devise « Liberté – Egalité- Fraternité » gravée sur le linteau du porche. Sur les côtés sont également gravés le nom des architectes et de l’entrepreneur Gacogne, et la date 1908.
La mairie, provisoire, déménagera dans son bâtiment actuel en 1931.

En 1909, côté filles et 1912, côté garçons, les bâtiments sur cour sont surélevés d’un étage en reprenant les mêmes matériaux et le même principe constructif. Les classes, huit au total, sont desservies par les paliers et bénéficient de deux fenêtres sur deux côtés orientés quasiment nord et sud.
En 1913, un projet de maternelle à l’arrière de l’école des filles, côté rue du 14 Juillet, présenté par l’architecte Eugène Touze est resté sans suite.


Centre Parc. Façade place Camélinat
MF Laborde/CAUE93
 

Plan masse
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

Bâtiments sur rue et sur cour.
Inconnu - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

Centre Parc. L'ancienne mairie
MF Laborde/CAUE93
 

Centre Parc. Bâtiment sur la place, façade arrière.
MF Laborde/CAUE93
 

Surrélévation des bâtiments sur cour
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

1924-1928 deuxièmes agrandissements

Maître d'ouvrage : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architecte : Paul René Chauvin


Au sortir de la guerre, les écoles s’avèrent encore trop petites. Entre 1919 et 1926, quatre « baraquements » provisoires en bois sont construits dans les cours. Divers projets sont proposés, y compris par P.R. Chauvin, architecte voyer à partir de 1924. Une adjudication a lieu en 1924 et deux ans plus tard, par Délibération du 6/10/26, la municipalité décide la construction de deux nouvelles classes en bois « pour recevoir les enfants non admis aux écoles, faute de place ». Il semble que ce soient finalement les Etablissements Laceb « La construction en bois » située à Aulnay qui fournissent « deux baraquements à usage de classe de 6x8m ». La première intervention de P.R. Chauvin, en 1924, consiste en deux bâtiments de deux classes chacun dans la cour arrière, perpendiculaires aux autres édifices. A un niveau, ils sont percés de deux jeux de quatre baies accolées entourant une porte et coiffés d’un toit dissymétrique à deux pans. Bien que considérés à l’époque comme semi-provisoires, l’un des deux existe toujours.
En 1926, chargé de surélever une seconde fois les bâtiments sur cour, P.R. Chauvin dresse un état des lieux. Chaque groupe scolaire (filles et garçons) comprend un bâtiment « ancien » (sur rue) abritant deux petites classes d’une trentaine d’élèves chacune; un bâtiment « principal » (sur cour) de quatre classes de 50 élèves environ chacune, un bâtiment semi-provisoire de deux classes de 50 élèves chacune ; une classe dans un baraquement en bois, une classe aménagée dans le préau, côté garçons et une classe dans l’ancienne salle du conseil municipal, côté filles. Vingt classes au total, chauffées par des poêles. Chauvin estime que la surélévation projetée, quatre classes, suffirait et permettrait de supprimer les baraquements, étant donné qu’un nouveau groupe scolaire, Nonneville, est en construction (sous sa direction) à proximité.
Son intervention est clairement visible. Il a renoncé à construire un étage à l’identique, préférant la brique à la meulière et trois petites baies groupées plutôt que deux grandes. La corniche, le bandeau et les encadrements de baies sont en ciment moulé. La seule fantaisie est apportée par le jeu vertical de la brique sur les trumeaux. On retrouve ce parti pris pour la surélévation de l’école du Bourg dont il est également l’architecte.
A la même époque, PR Chauvin construit un préau en béton, le long de la rue du 14 juillet, percé en son centre par un porche dans l’axe de celui de la place Camélinat et qui ferme la parcelle.


Centre Parc. Bâtiment sur cour
MF Laborde/CAUE93
 

Bâtiment semi-provisoire sur cour
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

Centre Parc. Salle de classe avec une estrade.
MF Laborde/CAUE93
 

Plan d'ensemble
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

1931 surélévation du préau

Maître d'ouvrage : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architecte : Edmond Stable


Six classes sont construites au dessus du préau par Ed. Stable, collaborateur de P.R. Chauvin sur plusieurs projets. D’une superficie de 49,59 m2, et d’une hauteur sous plafond de 4 m, elles sont desservies par un couloir et deux escaliers en saillie à chaque extrémité. Les façades sont enduites côté cour et en brique, côté rue. La partie au dessus du porche est légèrement surélevée pour ménager un fronton sur lequel est inscrit « Groupe scolaire ». L’architecture de ce bâtiment s’inscrit clairement dans le style architectural des années 1920, simplicité des formes et sobriété du décor, et tranche avec les façades de la place Camélinat. A cette époque est installé le chauffage central par circulation d’eau chaude.


Centre Parc. Façade rue du 14 juillet
MF Laborde/CAUE93
 

Centre Parc. Cour nord, à gauche bâtiment de 1924
MF Laborde/CAUE93
 

1949-1963 agrandissements et extension sur trois sites (classes complémentaires et élémentaires)

Maître d'ouvrage : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architectes : Georges Jouven et Pierre Berthelotet


Au début des années 50 le groupe scolaire du Parc est le seul établissement de la ville à avoir des classes complémentaires. Ces dernières sont installées dans les bâtiments côté place, tandis que les classes primaires sont côté rue du 14 juillet. Un mur construit au milieu de l’allée sépare encore rigoureusement filles et garçons dont les entrées sont différenciées : les garçons entrent par la place et les filles par la rue du 14 juillet.
La nécessitée d’agrandir les écoles, pénalisées par un terrain très petit et densément bâti, oblige la municipalité à acquérir de nouveaux terrains sur deux sites. Le premier situé de l’autre côté de la place Camélinat prend le nom de Potin en raison de la présence d’un magasin Félix Potin au pied d’un immeuble de deux étages d’habitation qui est conservé. Le second, acheté en 1958, un peu plus éloigné, est situé dans une voie résidentielle donnant sur la place, l’avenue Louis Barrault, dont il prend le nom.
Sur le site Potin, de forme très irrégulière, deux bâtiments provisoires de deux classes chacun sont construits à l’arrière dès 1949, tandis que l’immeuble sur la rue est aménagé en 1950 pour abriter six classes et des logements. Tous ces édifices ont aujourd’hui disparu. En 1961-62, un projet de gymnase est vite abandonné.
En 1955 Ed. Stable et P.R. Chauvin, proposent la création de sept nouvelles classes dans la partie ancienne, Centre parc, en surélevant encore les bâtiments sur cour existants et en bâtissant le passage. Ce projet présentant une grande densification de la parcelle est vite abandonné.
En 1956 P. Berthelotet prend la relève de Ed. Stable en tant qu’architecte voyer et avec G. Jouven, est dorénavant chargé des travaux, notamment sur le site Louis Barrault. Celui-ci s’inscrit sur un terrain irrégulier, en L, qui s’étend jusqu’à la rue parallèle du Gros Peuplier. A l’avant existaient deux pavillons, alors conservés, dans lesquels sont aménagés une classe de dessin et des logements. A côté sont implantés des bungalows provisoires à usage de permanences. A l’arrière, G. Jouven et P. Berthelotet construisent en 1959 un bâtiment en L composé d’une aile à un niveau le long de la rue du Gros Peuplier abritant le préau, le réfectoire, la cuisine et l’infirmerie et d’une aile perpendiculaire à trois niveaux comprenant dix salles de classe de primaire, une classe de travaux ménagers et un bureau de direction. Cet édifice a été conservé et offre un exemple intéressant de l’architecture de béton préfabriquée de l’époque : une structure de poteaux poutres laissée apparente, des façades principales non porteuses et largement vitrées, des pignons et des refends intérieurs en béton armé faisant office de contreventement*.


Plan masse
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

Photo de classe.
Inconnu - CAHRA
 

Cours commercial
Inconnu - CAHRA
 

Immeuble Potin avant démolition
Inconnu - CAHRA
 
contreventement : ensemble des éléments permettant d'empêcher la déformation latérale d'une ossature.


Plan masse des sites Parc Centre et Potin
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

Annexe L. Barrault.Façade du bâtiment de 1959.
MF Laborde/CAUE93
 

1977-1984 restructuration et reconstruction du CES du Parc

Maître d'ouvrage : Ville d’Aulnay-sous-Bois
Architectes : Paul Phelouzat et Pierre Berthelotet


En 1970, le groupe scolaire est transformé en CES 1200 mais il faut attendre 1977 et sa nationalisation pour que la Ville obtienne les financements afin que l’ensemble des trois sites soit adapté aux nouveaux impératifs pédagogiques. Entre temps, enseignants, élus et parents d’élèves se sont fortement mobilisés.
Seule une fraction du Parc Centre reste dévolue à l’école primaire tandis que six classes sont déplacées à l’école République.

Rappelons qu’à partir des années 1970 s’amorce une rupture avec les conceptions psychopédagogiques qui nécessite de repenser l’architecture scolaire. Dorénavant on recherche une nouvelle organisation des espaces à la fois différenciés et polyvalents. De nouveaux lieux apparaissent : CDI, centre de documentations et d’informations, salles d’activité de groupes… La non mixité disparaît tout à fait en 1976. Le concept de bâtiments linéaires avec des classes en enfilades est abandonné. Les plans sont plus compacts avec des espaces ouverts et modulables. Les façades ne sont plus symétriques et permettent aux architectes plus de créativité au niveau des volumes et des couleurs. A cette époque se généralisent des plans axés sur un maillage de poteaux espacés de 7,20 m x 7,20 m, pour des classes de 50 m2. Cette trame autorise des plans libres* et permet une nouvelle souplesse dans l’aménagement intérieur. Ce sont ces nouvelles tendances qu’interprètent P. Phelouzat et P. Berthelotet et c’est donc une architecture radicalement différente qu’ils proposent, sur chaque site.


Annexe L. Solbes. L'entrée.
MF Laborde/CAUE93
 
plan libre : dès 1914 l'architecte Le Corbusier propose un système de construction en béton consistant en une trame de poteaux supportant un plancher permettant ainsi de composer librement plans et façades ainsi affranchis de leur rôle de support

Parc Centre

L’essentiel des bâtiments existants est conservé et seul un nouvel édifice est construit dans la cour arrière, côté est, parallèle à l’allée centrale. Il abrite des ateliers et des salles de classes. A R+2, il est percé, côté allée, de longues baies filantes* horizontales, et du côté du mur de clôture, il est éclairé par cinq baies obliques en oriel*, orientées vers le sud. Revêtu de carreaux de brique dans des tons de rouges en camaïeux*, il est à l’extérieur d’une grande banalité et sans lien avec les édifices qui l’entourent. Le bâtiment sur la place est occupé par des logements, une salle de musique au rez-de-chaussée et une salle banalisée au premier étage. Les autres bâtiments anciens abritent des salles de classe. Un escalier de secours métallique a été installé entre les deux édifices sur cour.
Cette partie du collège a conservé son aspect « début du XXe siècle ». L’allée de tilleuls centenaires, les vestiges d’une ancienne fontaine ainsi que les bancs récupérés sur la place Camélinat renforcent cette impression. L’ancien groupe scolaire a été classé bâtiment remarquable au titre de l’article L 123.7 du code de l’urbanisme (PLU)*.


Centre Parc. Cour nord, à droite bâtiment de 1980
MF Laborde/CAUE93
 
oriel ou bow-window : ouvrage avec des baies en saillie et en surplomb sur un bâtiment

POS/PLU : plan d'occupation des sols/ Plan local d'urbanisme: Le POS est un document d'urbanisme qui transcrit dans des plans et un règlement opposable au tiers les orientations et le projet urbains d'une commune. Il précise ainsi les zones constructibles et les modes et règles de constructiblilité. Elaboré à l'intiative de celle-ci il est soumis à enquête publique avant d'être approuvé puis mis en vigueur. Depuis 2001 le POS est remplacé par le PLU ou plan local d'urbanisme.

Annexe Potin – Louis Solbes

Le site, qui prendra plus tard le nom de Louis Solbes, est entièrement reconstruit. Il s’inscrit à l’angle de la place Camélinat et de l’avenue de la République le long de laquelle est implanté un gymnase. C’est un site réservé à l’administration et à la vie scolaire : cabinet médical, restauration, CDI et également au sport.
Le nouveau bâtiment est à R+2 sur deux niveaux de rez-de-chaussée, l’un surélevé par rapport au niveau de la rue et l’autre semi-enterré. Le plan est axé sur la trame carrée de poteaux en béton armé de 7,20 m x 7,20 m dont l’un des côtés est parallèle à la place Camélinat. A partir de cette trame les espaces sont dessinés selon trois directions : celles du carré plus une diagonale parallèle à l’avenue de la République. Les façades libres* (non porteuses), suivent ces trois directions et prennent des inflexions différentes pour marquer l’entrée. Les volumes sont assez complexes, avec des constantes : un revêtement de carreaux de briques dans des tons de camaïeux* de rouge et des baies filantes* horizontales. Des panneaux de céramique polychrome formant des motifs géométriques, apportent un décor supplémentaire.
Le grand hall d’entrée, lumineux, distribue les espaces marqués par des différences de hauteur ou des parois vitrées, comme le gymnase sur la droite et la loge sur la gauche. C’est un espace central, de convergence. Quelques marches mènent au cabinet médical et au logement du gardien. Un grand escalier ouvert conduit au rez-de-chaussée bas occupé par le réfectoire et la cuisine et aux étages supérieurs. Au premier étage se trouvent les locaux de l’administration et des professeurs. Au deuxième, le CDI et un logement. Le site Louis Solbes ne possède pas de cour, mais deux plateaux d’évolution, sur les toits, qui avec le gymnase appartiennent à la mairie.


Annexe L. Solbes.Façade place Camélinat
MF Laborde/CAUE93
 

Annexe L. Solbes. Détail du parvis, place Camélinat
MF Laborde/CAUE93
 
Camaïeux : Tons dégradés dans une même couleur


Annexe L. Solbes. Le hall, paroi vitrée vers le gymnase
MF Laborde/CAUE93
 
Baies filantes : Baies ouvertes sur toute la longueur ou toute la hauteur d'une façade


Annexe L. Solbes. Plateau d'évolution sur le gymnase
MF Laborde/CAUE93
 
Annexe Louis Barrault

Sur le site Louis Barrault, le bâtiment des années 1950 est conservé, mais un des pavillons et les bungalows sont détruits pour laisser place à un nouvel édifice. Ce dernier est implanté en recul par rapport à la rue pour préserver quelques chênes centenaires, vestiges de la forêt de Bondy et identifiés par la Ville comme arbres remarquables.
Ce bâtiment qui doit abriter des salles spécialisées et des salles d’enseignement général, vient en raccordement du bâtiment existant est également à trois niveaux et repose sur une trame de poteaux poutres en béton armé mais irrégulière. Massive, cette structure est laissé apparente en façades et joue un rôle important dans leur composition. Débarrassées de toute fonction porteuse, les façades s’insèrent librement dans cette ossature, la suivant fidèlement ou bien formant des pans coupés. Largement vitrées, elles sont également composées de parties pleines revêtues de panneaux verticaux de couleur jaune pâle. Au rez-de-chaussée, le bâtiment est creusé au profit d’un préau et d’un passage vers la cour. Un décor de céramique polychrome à motifs géométrique, semblable à celui de l’annexe Louis Solbes, égaie cet espace un peu sombre.
Les bâtiments anciens ont été adaptés, notamment l’aile à rez-de-chaussée le long de la rue du Gros peuplier, dans laquelle des classes ont remplacé les réfectoires. Côté rue, sur la gauche de l’ensemble, le pavillon conservé abrite un logement de fonction.


Annexe L. Barrault. Les chênes remarquables de la cour.
MF Laborde/CAUE93
 

Plan masse, site Barrault
MF Laborde - Archives municipales d'Aulnay/Bois
 

Annexe L. Barrault. Façade sur rue
MF Laborde/CAUE93
 
Le collège du Parc dans son environnement aujourd’hui

Dorénavant le collège du Parc, est propriété du Conseil général de la Seine-Saint-Denis depuis 1986, suite aux lois de Décentralisation. Ces évolutions n’ont pas affecté les bâtiments de façon notable, et ils ont conservé l’aspect qu’ils présentaient au début du XXe siècle pour les plus anciens et des années 1980 pour les annexes Louis Solbes et Louis Barrault. Le quartier a gardé son statut résidentiel avec ses rues en courbes ou rectilignes, souvent bordées d’arbres, témoins du tracé de géomètre des lotissements. Petits immeubles et pavillons entourés de jardins constituent l’essentiel des constructions. La clinique d’Aulnay, mitoyenne du Parc Centre avenue de la République, est l’équipement le plus imposant du secteur. La place Camélinat, triangulaire, ombragée par de beaux tilleuls et bordée de constructions contemporaines du groupe scolaire possède un véritable charme rétro. Les trois sites, s’intègrent bien dans cet environnement préservé et très verdoyant.


Place Camélinat
MF Laborde/CAUE93
 

Pavillon rue Louis Barrault
MF Laborde/CAUE93
 
LES ARCHITECTES DU COLLÈGE

Au cours des 80 ans qui ont vu se dérouler la construction du groupe scolaire puis l’installation du collège plusieurs architectes sont intervenus. Le premier maître d’œuvre, Etienne Harant, était architecte et expert près le tribunal de Première instance de la Seine et près le Conseil de préfecture de Seine et Oise. On connaît de lui la mairie-école de Noisy-le-Roi (78) et un immeuble à Meudon. F. Delafont et G. Favre ont également construit l’école du Bourg à Aulnay (1910). Les bâtiments communaux étant à la charge des architectes voyers, ces derniers se sont succédés, faisant souvent équipe avec un architecte libéral. P.R. Chauvin (architecte DPLG,1895-1963), architecte voyer dès 1924, a construit à Aulnay l’école des Prévoyants et quatre groupes scolaires à Tremblay-en-France dont le collège Romain Rolland. Il a fréquemment travaillé avec Ed. Stable (1889 - ?). Ensemble, ils ont construit à Aulnay les écoles de Nonneville, Vercingétorix et la cité Arc-en-Ciel. Ed. Stable, seul, a bâti l’école Anatole France en 1932, puis a collaboré avec P. Berthelotet (Diplômé de l’école des Arts Décoratifs de Paris. 1908- ?) qui l’a remplacé en 1956 comme architecte voyer. Ce dernier a travaillé avec G. Jouven (Architecte DPLG. Architecte en chef des Monuments historiques) à partir des années 1950 puis avec P. Phelouzat (architecte DPLG) dans les années 1970. Ensemble ou séparément les trois hommes ont signé les écoles des Merisiers, Fontaine des Prés (1957-1967), Les Petits ormes (1972) et Savigny ainsi que le collège Debussy (1973).

 

 
 
 
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