bandeau atlas des collèges
atlas du patrimoine dossiers > atlas des collèges > notice de collège >
COLLÈGE HENRI SELLIER

programme : Collège et Segpa
code site IA : 0931788N
autre(s) collège(s) à Bondy : Jean Renoir, Jean Zay, Pierre Brossolette, Pierre Curie


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Architectes (1956-1957) : N. Laval et R. Roux-Dufort
Entreprise (1956-1957) : SMCT Quillery
Maître d'oeuvre (1993-1994) : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage (2008) : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué (2008) : Sodedat 93
Maître d'oeuvre (2008) : Christophe Dryjski, architecte DEPV
Bureau d'études techniques (2008) : L. Negru
Bureau d'études fluides (2008) : B2I
Economiste (2008) : M. Mahieu


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre brute : 8485 m2
surface hors-oeuvre nette : 4967 m2
surface utile : 3379 m2
surface du terrain : 7760 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 15
salles de sciences : 4
salles de technologie : 4
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 3
CDI et locaux associés : 149 m2
salle d'EPS : 293 m2
demi-pension : 235 m2
cour : 3204 m2
plateau EPS : 2650 m2
logements de fonction : 4

Coûts : non connus

Le développement rapide de Bondy au milieu des années 50 entraîna la construction quasi simultanée de 5 groupes scolaires. Édifié en 1956-1957 pour accueillir les enfants des nouvelles opérations de logements collectifs, le groupe scolaire Henri Sellier est l’un d’eux. C’est à l’origine un groupe scolaire maternel et primaire doté de classes de CEG et transformé en CES mixte par délibération du Conseil municipal en 1973. Restructurations et réaménagements se sont succédé notamment en 1993 avant les travaux plus importants de 2008-2009.

 

Le groupe scolaire à sa construction
© Archives Bondy
 
LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER

À l'est de la commune, non loin du centre-ville le collège Henri Sellier fait partie du quartier Centre-gare, qui jouxte le quartier du Saule-Blanc, lui-même limitrophe de Pavillons-sous-Bois. La façade principale de l’établissement se développe le long de la rue des Cinq-Ormes, perpendiculairement à l'avenue Henri Barbusse, l'une des artères principales de la ville qui la traverse d'Est en Ouest. Il s’insère à l’articulation de deux tissus urbains fortement différenciés, un secteur à dominante pavillonnaire (le quartier du Saule Blanc) à l’est ; et à l’ouest, un secteur de constructions diffuses, composé majoritairement d'ensembles collectifs, de commerces et d’équipements publics (gendarmerie, poste, autres établissements scolaires, cimetière …) La situation géographique de l’établissement permet en outre aux élèves d'accéder à de nombreux équipements sportifs et de profiter ainsi d'une gamme variée d'activités (terrain de tennis, dojo, gymnase, terrains de football, piste d'athlétisme, aire de tir à l'arc…).

 

Vue aérienne en 1994
© Archives Bondy
 

1956-1957 construction du groupe scolaire Henri Sellier

LES DONNÉES DU PROGRAMME

Le groupe scolaire a ouvert ses portes en 1957. Construit en un temps record de onze mois, il doit répondre aux besoins en équipements engendrés par le développement rapide de la population bondynoise au cours de la décennie 1950-1960, en particulier dans ce secteur avec la construction de la cité des Saules en 1954. Il comprend alors deux établissements distincts, d’une part une école maternelle 6 classes au sud du terrain vers l'avenue Henri Barbusse, de l’autre une école élémentaire avec CEG (collège d’enseignement général). Le programme d’origine comporte aussi un bâtiment de demi-pension et un pavillon des directeurs, de trois niveaux, à proximité de l’école maternelle donnant d’un côté sur l’avenue, de l’autre sur la cour de la maternelle.
La dénomination de groupe scolaire Henri-Sellier a été adoptée par délibération du conseil municipal le 4 février 1959.
L’école élémentaire et le CEG sont regroupés au sein d'un même bâtiment linéaire de trois niveaux et d'environ 125 m de long par 9 m de large, qui longe la rue des Cinq-Ormes. Les écoles des filles et des garçons sont séparées, y compris leurs cours de récréation, la non mixité étant alors de rigueur. L’école des filles occupe l’aile sud et celle des garçons, l’aile nord. Chaque école, d'une superficie de 1832 m2 comprend 14 classes dont 8 classes primaires et 6 classes de CEG, de la 6e à la 3e, réparties sur les trois niveaux.

Au rez-de-chaussée étaient distribués la classe d'enseignement ménager pour les filles ou manuel pour les garçons, les bureaux du directeur et de la directrice, les halls d'entrée, préaux fermés et cours de récréation de 1500 m2 chacune au coeur du terrain.
Au premier étage, les écoles disposaient d'un laboratoire et de 6 classes, au deuxième étage de 7 autres. Des sanitaires se trouvaient à chaque étage.
Face au bâtiment des classes, la demi-pension et l'infirmerie occupaient un bâtiment plus petit et d’une seul niveau mais de même facture et disposant de sa propre voie de desserte. Cette configuration demeure aujourd’hui inchangée, mais les repas étaient à cette époque préparés dans une cuisine centrale alors située dans le groupe scolaire Pierre Brossolette.
Enfin, à l'extrémité nord du terrain, le terrain de sport a été livré en 1962.

 

Plan masse d'origine
© Archives Bondy
 

Construction du groupe scolaire
© Archives Bondy
 

Groupe scolaire d'origine, réfectoires
© Archives Bondy
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN D’ORIGINE

L’orientation de la parcelle, sa forme proche du rectangle et sa relative étroitesse ont déterminé l’implantation des bâtiments sur le terrain ainsi que leurs entrées sur la rue des Cinq-Ormes, rue calme à l’écart de la circulation. L’implantation a aussi résulté de la nécessité d’orienter les classes au sud-est, le soleil permettant d’aseptiser l’air des classes car la tuberculose était encore un fléau.
Cet établissement n’est pas encore représentatif des collèges de la période de pleine industrialisation des années 60 et 70. Cependant son architecture est tout à fait caractéristique de celle des écoles d’alors et préfigure l’industrialisation. C’est une architecture rationnelle, fonctionnelle et efficace, à la géométrie rigoureuse, au langage répétitif et à l’ornementation minimaliste, qui met en oeuvre, dans un matériau unitaire et durable, la brique, des bâtiments allongés aux toits plats et à la volumétrie simple. Les longues façades, où dominent les lignes horizontales, répètent un même motif, simple et selon une cadence régulière, avec de grandes baies vitrées côté classes, plus petites côté couloir, des portes-fenêtres pour les préaux. Les allèges*, filantes, sont en brique. Les entourages de fenêtres sont le seul décor, quelques éléments adoucissent aussi l’orthogonalité du projet ou animent sa volumétrie très simple comme, par exemple, la rotonde de la maternelle, les décrochements des cages d’escalier en façade sur rue, le conduit de fumée côté cour qui marque l’axe de symétrie du bâtiment.
L’échelle du projet est cependant adaptée au quartier et assure l’articulation entre l’échelle pavillonnaire et celle des ensembles collectifs plus imposants
Le parti simple et efficace se traduit à l’intérieur en un principe de distribution classique un long couloir rectiligne desservant une seule rangée de classes.

A l’instar des autres groupes scolaires de la même époque à Bondy, réalisés en « commande groupée », l’école a une structure en béton armé et des murs de façade de 35 cm d’épaisseur en brique pleine apparente. Les détails comme les cadres et appuis de fenêtres, chaperons* d’acrotère*, potelets sont en béton moulé.


Groupe scolaire d'origine, façade cour
© Archives Bondy
 

Groupe scolaire d'origine, façade rue
© Archives Bondy
 
allège : élément construit situé entre le plancher et l'appui d'une fenêtre


Groupe scolaire d'origine, façade cour
© Archives Bondy
 
chaperon : partie supérieure d'un mur ou muret dont la forme permet l'écoulement des eaux de pluie. En ciment, pierre ou brique il peut être revêtu d'un matériau de couverture (tuile, ardoise, etc.)

acrotère : élément de façade situé au-dessus du niveau de la toiture en périphérie d'un bâtiment et formant des rebords ou des garde-corps pleins ou à claire-voie. La fonction de l'acrotère est non seulement esthétique mais technique car elle permet de traiter les relevés d'étanchéité d'une toiture en terrasse.


1970 nationalisation du CEG Henri Sellier


À partir des années 1970, le regroupement des classes primaires au sein d'autres établissements de la ville, et leur remplacement par des classes de collège permet la transformation du groupe scolaire et CEG Henri Sellier ainsi que d’autres établissements de Bondy en CEG autonomes (Pierre Brossolette, Jean Zay, Pierre Curie). L'enseignement y devient mixte à partir de 1972. En 1973 cependant, Bondy, à la différence d’autres villes du département, ne dispose toujours pas d’un CES, malgré la création de ces derniers avec les CET en 1963 par la réforme Fouchet-Cappelle, malgré aussi la proposition dès 1969, de l’Inspecteur d’Académie d’ouvrir un CES dans le groupe scolaire Henri-Sellier (qui aurait aussi reçu les enfants des classes de CM2 et de fin d’études du groupe scolaire Léo-Lagrange). Suite à ce constat, la création du CES est finalement décidée la même année 1973, par délibération du Conseil municipal.
C’est en effet seulement à partir des années 1967-1968 que les CES deviennent prépondérants. En dépit de leur création en 1963, ils ont souvent continué de coexister à côté des CEG créés en 1956 en réponse à la prolongation de l’enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans.

 

Détail d'entrée, 1994
© Archives Bondy
 

1993-1994 rénovation lourde du collège

Maître d'oeuvre : Département de la Seine-Saint-Denis


La construction en 1989 d’un "pôle technologique" de deux classes sur un seul niveau précède la restructuration lourde qui aura lieu en 1993. Ce pôle est localisé au sud du terrain, perpendiculairement au bâtiment d'enseignement, et dispose d’une entrée autonome.
À partir de 1993, ensuite, et pendant une année, l’établissement fait l'objet d'une importante opération de restructuration. Il est réorganisé dans son ensemble, les espaces sont modifiés et les fonctions redéfinies selon des « pôles » regroupant les activités par affinités : pôle direction et encadrement, pôle élèves - vie scolaire, pôle artistique, pôle informatique, etc. Cette opération permet de faire face à la croissance des effectifs de 400 à près de 600 élèves, au dysfonctionnement avéré des locaux, ainsi qu’aux normes de constructions obsolètes. Les travaux ont nécessité l’installation de 10 classes provisoires.


Coupe transversale, état antérieur
DBD - © CG 93
 

Rénovation lourde, 1994
© Archives Bondy
 

Rénovation lourde, 1994, côté cour
© Archives Bondy
 

Au rez de chaussée sont alors créés deux accès distincts avec leur propre « hall », de part et d’autre de la loge centrale, l’un pour les élèves, l’autre pour les personnels et professeurs.
Le « hall administration » dessert au rez-de-chaussée le pôle professeurs et surveillants ainsi que l’administration au 1er étage. Le « hall élèves » distribue la cour, le préau (qui fait aussi fonction de salle polyvalente), la vie scolaire et les étages. Les locaux EPS se situent également au rez-de-chaussée.
Au 1er étage : autour de l’administration et du CDI sont distribués au nord les salles de sciences et d’enseignement général, au sud, les salles d’histoire.
Le 2e étage ne comporte que des salles d’enseignement général et le pôle artistique.
Les aménagements ont également visé à casser la linéarité et l’aspect répétitif du bâtiment à l’extérieur et à l’intérieur. À l’extérieur, par des ajouts au niveau de l’entrée principale sur la rue des Cinq-Ormes et côté cour, au niveau du préau et de la salle EPS agrandis par un traitement arrondi de la façade en avancée sur la cour. À l’intérieur, par un réaménagement de la distribution et des couloirs, notamment dans les étages, grâce à un jeu de redans* et de décalages.
Outre les modifications de cloisonnement et d’espaces, et la mise aux normes des installations, un certain nombre d’aménagements ont visé à améliorer l’usage des espaces comme par exemple la mise en place de plafonds en fibre minérale pour le confort acoustique, le remplacement des menuiseries (menuiseries en aluminium laqué blanc), l’accessibilité des personnes handicapés (ascenseur, rampe d’accès). L’amélioration des qualités thermiques a été réalisée par un doublage extérieur isolant d’une partie de la façade.

 

Rénovation lourde, 1994
© Archives Bondy
 

Rénovation lourde, 1994, une classe
© Archives Bondy
 

2008 restructuration-extension du collège

Maître d'ouvrage : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué : Sodedat 93
Maître d'oeuvre : Christophe Dryjski, architecte DEPV
Bureau d'études techniques : L. Negru
Bureau d'études fluides : B2I
Economiste : M. Mahieu


Le programme de la restructuration-extension de 2008 comprend la reconstruction au même emplacement du pôle technologique de 1989, devenu inadapté et vétuste. Le nouveau bâtiment de 2 niveaux comporte 3 classes technologiques au rez-de-chaussée et 4 classes d’enseignement général au 1er étage. Il comprend en outre, le réaménagement de 3 classes existantes au rez-de-chaussée et 1er étage du bâtiment principal pour créer une liaison entre les deux bâtiments par l’intérieur.
L’organisation de l’établissement en deux structures distinctes reste inchangée avec un bâtiment principal dédié à l’enseignement et son extension pour le "pôle technologique" et un bâtiment pour la demi-pension. L’ensemble forme un « U » ouvert sur le plateau d'évolution au nord du terrain, dont les branches parallèles formées par le bâtiment principal et la demi-pension abritent la cour de récréation.


Plan de masse actuel
C. Dryjski - © CG 93
 

Façade sur la cour
© Caue 93
 
L’EXTENSION

La nouvelle extension reprend le principe d’implantation de l'ancien "pôle technologique", et s’articule perpendiculairement au bâtiment principal. En revanche, elle est construite sur deux étages au lieu d'un niveau unique. Le choix d’une volumétrie proche du bâtiment existant (volumes simples avec un toit terrasse), les lignes nettes, et l'ajout d'un étage à l'extension permettent d'atténuer le contraste entre les deux bâtiments et d’instaurer un rapport d’échelle plus harmonieux. Le nouveau préau ouvert et un mur en brique côté cour confortent la recherche de cohésion d'ensemble en permettant à la fois d’assurer la transition entre les deux volumes, existant et nouveau, et d'unifier la jonction entre les deux parties. Le traitement architectural appuie, lui aussi, cette recherche de cohérence architecturale. Si l’utilisation de la brique côté cour assure la continuité visuelle avec les allèges en brique des façades du bâtiment existant, les façades sur cour sont traitées en verre profilé translucide. Les façades sud et est des classes sont en tôle émaillée, les fenêtres en aluminium laqué blanc, comme celle de la façade sur cour, sont équipées de brise-soleil* en métal, prolongeant visuellement l’habillage du pignon du bâtiment existant.

Sur le plan fonctionnel, l’extension prolonge le bâtiment existant et communique avec lui tout en bénéficiant d’un accès direct par la cour de récréation. Les circulations aménagées en coursives* au nord donnant sur la cour de récréation distribuent les classes orientées au sud et à l’est : trois classes technologiques (bureautique, mécanique-automatisme, électronique) au rez-de-chaussée et quatre classes d'enseignement général au 1er étage. Un escalier à l’extrémité de la nouvelle construction complète le dispositif de distribution. Trois classes existantes (moyens partagés et enseignement général) ont également été redistribuées dans le bâtiment existant afin d’assurer la liaison entre les deux bâtiments.
La mise en place de panneaux photovoltaïques a été intégrée à la composition architecturale.


Extension, façade sur la cour
© Caue 93
 

Extension, détail matériaux de façade
© Caue 93
 
brise-soleil : dispositif développé par les architectes du Mouvement moderne formé de lamelles de béton ou métal, servant à amortir le rayonnement direct du soleil sur une façade. Le brise-soleil permet aussi un contact moins radical de la façade avec l'extérieur.


Extension, façade est détail
© Caue 93
 
coursive : galerie intérieure ou extérieure desservant plusieurs locaux ou logements.


Extension, pignon sud, détail
© Caue 93
 
L’AILE PRINCIPALE ET LA DEMI-PENSION

Seule l'organisation interne du bâtiment principal a été modifiée, davantage adaptée au fonctionnement d’un collège d’aujourd’hui. L'accès au bâtiment principal est maintenu par les deux entrées situées de part et d'autre de la loge d'accueil en position centrale. À proximité de chacune de ces entrées, un escalier dessert les étages, celui de l'aile nord étant réservé au personnel administratif, et l'autre aux élèves suivant en cela les dispositions de la restructuration de 1993.

Au rez-de-chaussée et 1er étage, les salles de cours s'articulent autour du pôle administratif. L'emplacement et l'agencement des locaux de chaque pôle profitent du décrochement pour casser la linéarité des couloirs de distribution. Le rez-de-chaussée comprend essentiellement le pôle de vie scolaire (accueil, salles des professeurs, des surveillants) et les locaux sportifs (vestiaire, salle et bureau d'EPS) dont la localisation à l'extrémité nord permet un accès direct au plateau d'évolution. Le côté sud accueille un préau fermé ainsi que les sanitaires principaux de l'établissement.
De part et d’autre du pôle administratif au 1er étage sont distribués : un pôle "sciences" (deux classes équipées et deux salles banalisées) et une organisation plus diversifiées avec le C.D.I, les salles d'histoire et géographie et d'autres salles banalisées.
Enfin, le second étage se compose essentiellement de salles banalisées, des deux salles d'enseignement artistique à l'extrémité sud, et d’une salle audio-visuelle à l'extrémité nord.

L’agent d’accueil dispose d’un logement de fonction au sein même du collège, derrière la loge. À l’instar des autres logements de fonction, la demi-pension est maintenue dans son bâtiment d’origine.


Plan du rez-de-chaussée
C. Dryjski - © CG 93
 

Coupe transversale état actuel
C. Dryjski - © CG 93
 

Entrée rue des Cinq-Ormes
© Caue 93
 

Plan du 1er étage
C. Dryjski - © CG 93
 

Plan du 2e étage
C. Dryjski - © CG 93
 

 
LES ARCHITECTES DU COLLÈGE

N. Laval et R. Roux-Dufort

Architecte voyer de la ville de Paris (1943) comme N. Laval (1932), René Roux-Dufort, a également été architecte communal de la ville de Bondy. Dans ce cadre il fut chargé, avec N. Laval, de la construction des groupes scolaires et collèges Pierre Brossolette, Roger Salengro, Georges Élie, Jean Zay, et Pasteur (agrandissement). Roux-Dufort est aussi l’auteur du centre municipal de santé, du centre administratif et culturel, d’un gymnase, d’une piscine, et du nouveau cimetière.

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Henri Sellier
1883-1943

Figure emblématique de l’urbanisme social, Henri Sellier mena aussi une carrière d’homme politique jusqu’à sa mort en 1943. Ce double engagement social et politique lui permit de promouvoir et de mettre en œuvre des projets innovants d’amélioration du logement populaire. Conseiller général de la Seine, maire socialiste de Suresnes, fondateur puis administrateur délégué de l’Office public d’HBM de la Seine, sénateur et ministre de la Santé publique en 1936, c’est en effet sous son impulsion que naîtront les Cités-jardins de la région parisienne. Au nombre de 15, bien représentées en Seine-Saint-Denis elles offriront quelques 15000 logements. Les principales cités-jardins sont celles de Stains, Drancy, Chatenay-Malabry, Suresnes, Plessis-Robinson et du Pré-Saint-Gervais. Intéressé aussi par la question scolaire Henri Sellier sût impulser des projets novateurs comme l’École de plein air de Suresnes réalisée entre 1931 et 1935 par les architectes Eugène Baudouin et Marcel Lods. Il est aussi l’auteur d’un ouvrage écrit en 1921 « La crise du logement et l’intervention publique en matière d’habitation populaire dans la région parisienne ».

 

 
 
 
Accueil

Outils Plan du site Contacts / Crédits / Mentions légales
 
cadre bas