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COLLÈGE DIDIER DAURAT

programme d'origine : école communale
programme actuel : Collège 550
code site IA : 0931187K


CHRONOLOGIE

1884 : construction de l'école communale de filles
1900 : création d'une école de garçons et d'une maternelle
1950 : le groupe scolaire Edgar Quinet comporte un CEG de garçons uniquement
1956 : création de 2 classes d’application de l’École normale d’instituteurs
1963-1965 : 1ere extension-modernisation du groupe scolaire Edgar-Quinet
1967-1968 : le groupe scolaire Edgar-Quinet devient CEG Edgar-Quinet
1970 : le CEG Edgar-Quinet devient le CES Didier-Daurat
1974 : 2eme extension, agrandissement du CES mixte Didier-Daurat


LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage (1884) : Ville du Bourget
Architecte communal (1884) : Chaffanjon
Maître d'ouvrage (1963-1965) : Ville du Bourget
Architecte communal (1963-1965) : Raoul Millot
Maître d'ouvrage (1974) : Ville du Bourget, Education Nationale (ministère)
Architecte communal (1974) : L.-R. Audbert


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre brute : 8 905 m2
surface hors-oeuvre nette : 5 120 m2
surface utile : 3 417 m2
surface du terrain : 4 917 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 18
salles de sciences : 4
salles de technologie : 3
salles d'enseignement artistique : 2
CDI et locaux associés : 80 m2
salle d'EPS : 177 m2
salle polyvalente : 152 m2
demi-pension : 351 m2
préau : 390 m2
cour : 1 609 m2
logements de fonction : 4

Coûts : non connus

Le collège Didier Daurat se situe au centre ville du Bourget, non loin de l’Hôtel de ville. Principalement desservi par l’avenue de la Division-Leclerc, il développe une aile le long de cette avenue, une autre bordant la rue Edgar-Quinet. Le collège forme un ensemble bâti assez disparate témoignant des remaniements confiés aux architectes communaux qui se sont succédé. Sur le groupe scolaire d’origine datant de 1884 ont en effet été greffées des extensions plus récentes, au fur et à mesure des besoins mais sans véritable prise en compte du contexte et de l’architecture préexistante. Il en résulte ainsi un contraste très marqué entre les constructions, en particulier entre les deux principaux bâtiments visibles sur rue.
L’avenue de la Division-Leclerc est l’artère principale de la ville mais aussi un axe de circulation au trafic dense et rapide, la RN 2, tandis que les rues adjacentes sont celles d’un quartier calme de pavillons et de petits ensembles de logements qui compte aussi quelques équipements (marché, école privée).
L’entrée piétonne et principale se situe sur l’avenue de la Division-Leclerc, tandis que l’accès de service donne sur la rue Edgar-Quinet


Photo aérienne
SPC - © CG93 - InterAtlas - Cities revealed (licence n° 0393CG93)
 

avenue de la Division Leclerc
© caue 93
 

avenue de la Division Leclerc
© caue 93
 

1884 construction de l'école communale de filles

Maître d'ouvrage : Ville du Bourget
Architecte communal : Chaffanjon


L’établissement d’origine est une école communale de filles, ouverte en 1884, financée par la ville mais dirigée par les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, déjà en charge avec l’aval du conseil municipal d’une école des filles dans la commune depuis 1868 (la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’interviendra qu’en 1905). La construction de l’école fait suite à une décision du conseil municipal de 1882. Un crédit est alors voté pour l’acquisition des terrains et la construction des bâtiments, il sera porté à 180 000 francs d’alors (voir Département de la Seine, Direction des Affaires départementales, Le Bourget, notice historique et renseignements administratifs, Montevrain, 1897).
Des plans d’époque montrent qu’en 1901 l’école était devenue un groupe scolaire avec la création d’un asile (ancien nom de l’école maternelle) et d’une école de garçons. La séparation des filles et des garçons est de règle, comme en témoignent les inscriptions et motifs en faïence surmontant les entrées rue Edgar Quinet.
Le groupe scolaire était alors constitué d’un bâtiment développant sa façade principale sur la rue Edgar-Quinet, à l’époque rue Neuve, où se trouvaient également les entrées. Le corps de bâtiment central était flanqué de 2 pavillons d’un étage réservés aux logements des directeurs et des instituteurs. L’un d’entre eux formait l’angle avec l’avenue de la Division-Leclerc alors nommée rue de Flandre. Aujourd’hui disparus, ils ont été remplacés par des constructions plus récentes. Une batterie de 10 classes dans un bâtiment parallèle, mais d’un seul niveau sur cour, complétait l’ensemble.
L’école prend par la suite le nom de groupe scolaire Edgar Quinet.

Son architecture et sa conception sont caractéristiques du modèle d’école qui se dégage lors du dernier quart du XIXe siècle avec les années Jules-Ferry et dont les principes directeurs sont : classicisme, symétrie, rigueur et rationalité. En effet, à l’époque, comme pour les autres édifices de la République qui s’affirme on assiste à la naissance de types architecturaux inédits : les équipements. A travers eux, des formes nouvelles vont répondre à des besoins nouveaux.
Élaborée à partir de modèles que l’on adaptait ensuite au contexte et à la disponibilité locale en matériaux, l’architecture des écoles est fonctionnelle et rigoureuse et exprime le rôle de l’institution scolaire à travers une certaine solennité voire monumentalité. Ces modèles ont l’avantage de pouvoir être généralisés sur l’ensemble du territoire.

L’école est ainsi une construction en meulière, matériau couramment utilisé à cette époque en raison de sa durabilité et aussi de sa présence dans le sol en Île-de-France. Traditionnelle et typique de son époque, l’architecture est rationnelle et soignée, délibérément empreinte d’une certaine austérité.
Composé selon les règles de la symétrie, le bâtiment comporte un rez-de-chaussée sur un soubassement et un étage, avec à chaque extrémité de la façade sur rue, les entrées séparées des filles et des garçons. Le décor simple met l’accent sur les ouvertures avec des bandeaux, corniches et encadrement de fenêtres en plâtre. Sur la rue, il affiche le caractère scolaire du bâtiment : des bandeaux en plâtre ornés de céramiques polychromes* figurent des enfants et des impostes* signalent et différencient les entrées des filles et garçons.
Les façades répètent un même module constitué d’une travée* comportant une fenêtre encadrée de pilastres en meulière avec un décor en plâtre et une grille de ventilation intégrée à un motif en plâtre également. Les pilastres* encadrant les fenêtres à l’étage se terminent en corniche sous la toiture, les appuis sont des éléments moulurés. Hormis le décor de céramique polychrome des bandeaux et des impostes des entrées côté rue, la façade est bicolore. Elle met en résonance le brun de la meulière et le ton clair des corniches, bandeaux, appuis de fenêtres et autres ornements de plâtre. La façade sur rue conserve encore aujourd’hui les lampes à gaz, de part et d’autre des entrées, comme de précieux témoins.
Côté cour, le rythme et le dessin se retrouvent, seules diffèrent les grandes portes-fenêtres qui s’ouvrent sur la cour de récréation.
La taille des fenêtres et ouvertures témoignent des préoccupations hygiénistes qui accompagnent alors le projet scolaire républicain dans une époque où sévissent les maladies, en particulier la tuberculose favorisée notamment par de mauvaises conditions d’ensoleillement et d’aération.
L’architecture des pavillons des logements des directeurs, tout en étant dans les même matériaux que l’école, évoquait quant à elle l’architecture domestique à travers une volumétrie adaptée, une absence de monumentalité, une modénature plus travaillée, une forme et un rythme des ouvertures traditionnels, des toitures à croupes… Enfin, le long de la rue de Flandre un beau mur de meulière comportait un portail d’entrée surmonté d’un fronton s’inspirant de l'architecture classique*.

Le rez-de-chaussée du bâtiment principal est réservé aux préaux, l’étage aux classes. Celles-ci sont distribuées d’un seul côté, par un couloir exposé au sud-ouest côté cour et les classes au nord-est côté rue pour éviter l’inconfort thermique d’une exposition au soleil de l’après-midi. L’étage est desservi par un escalier à chaque extrémité du bâtiment, disposition qui permettait de séparer filles et garçons.

Un second bâtiment vraisemblablement construit postérieurement, mais dont on ignore la date précise de construction fait face au bâtiment principal. De même facture, mais plus simple et sans ornement, il limite et borde la cour de récréation au sud-ouest et ne comporte qu’un rez-de-chaussée abritant des classes. Son implantation a entraîné un délaissé à l’arrière du bâtiment entre la limite de parcelle et la construction où a été installé un petit bâtiment faisant office de salle de musique


l'école Edgar-Quinet
ville du Bourget

plan de masse
caue 93 - CG 93
 

l'école d'origine, côté cour
© caue 93
 

école d'origine rue Edgar-Quinet
© caue 93
 
polychromie, polychrome : résultat de l'association d'une variété de couleurs


détail d'entrée
© caue 93
 
imposte : partie supérieure d'une ouverture vitrée au-dessus des parties ouvrantes


école d'origine, détail
© caue 93
 
travée : division d'un bâtiment déterminée par l'emplacement de ses éléments de soutien, le terme désigne en particulier l'espace entre deux points d'appui du bâtiment, dont la répétition donne le rythme par exemple en façade


façade ancienne côté cour
© caue 93
 
pilastre : élément saillant d'un mur en maçonnerie et présentant l'aspect d'un pilier engagé dans la paroi


l'école Edgar-Quinet
CG 93/DCPSL/Service du Patrimoine culturel
 
architecture classique : l'architecture classique a connu son apogée en France au XVIIIe siècle, elle se caractérise en particulier par une certaine rationalité, par la rigueur, la sobriété de ses lignes et de ses volumes et par la reinterprétation de l'antiquité grecque et romaine (frontons, frises, colonnes, etc).


vue d'ensemble depuis la cour
© caue 93
 

les classes sur la cour
© caue 93
 

1963-1965 1ere extension-modernisation du groupe scolaire

Maître d'ouvrage : Ville du Bourget
Architecte communal : Raoul Millot


Le projet de 1963 est construit après plusieurs projets abandonnés dont celui de surélévation du bâtiment d’origine. En 1956, Raoul Millot, architecte communal avait cependant déjà réalisé derrière le bâtiment des 10 classes de la cour, 2 classes provisoires d’application de l’Ecole normale d’institutrices créée au Bourget en 1947, l’IUFM aujourd’hui. Une seule des deux a été conservée, elle accueille l’actuelle salle de musique.
Pour permettre la réalisation de cette extension-modernisation, les logements de l’ancienne école de 1884 situés dans le pavillon d’angle de l’avenue de Flandre et de la rue Edgar-Quinet, seront frappés d’alignement. Ils sont alors démolis et remplacés par le nouveau grand bâtiment sur l’avenue de la Division-Leclerc. Il en est de même pour l’extrémité vers l’avenue du groupe des 10 classes de la cour.

Cette extension a doté l’établissement d’une façade sur l’avenue principale du Bourget, l’avenue de la Division Leclerc. Implantée en équerre, c’est-à-dire perpendiculairement au bâtiment d’origine, elle se raccorde directement au bâtiment existant, mais sans véritable souci de dialogue entre les deux bâtiments, chacun étant tout à fait caractéristique des constructions scolaires de son époque. La continuité fonctionnelle des bâtiments a été établie par un remaniement intérieur.

A l’origine, ce bâtiment accueille au rez-de-chaussée le bureau et le logement de gardien, une salle de physique avec un laboratoire et un préau.
Le premier et le second étage comportent chacun quatre salles de classe et des sanitaires.
Au sous-sol, se trouvent des réserves et la chaufferie.
L’angle par lequel le bâtiment se raccorde avec le bâtiment de 1884 abrite les escaliers.
Comme dans le bâtiment ancien, la distribution s’effectue par un couloir latéral, mais orienté ici au nord-ouest, côté rue, protégeant ainsi les locaux des nuisances sonores de l’avenue très passante. Le logement de gardien est quant à lui à double orientation.

Le bâtiment est tout à fait représentatif des constructions scolaires des années 60, époque où les maîtres mots régissant la construction étaient rapidité, économie, rationalisation. La façade sur rue est ainsi constituée de la répétition d’un même module préfabriqué comportant une fenêtre et une allège* pleine en béton entre deux fins poteaux qui dessinent le rythme vertical de la façade, sauf au rez-de-chaussée au contact de la rue où le mur est lisse et des fenêtres hautes protègent des vues extérieures.
Côté cour, les fenêtres adoptent un rythme identique, mais les fenêtres sont plus hautes pendant que les allèges filantes font primer le dessin des lignes horizontales. D’une manière générale, la répétition du même motif en façade n’est pas sans engendrer une certaine monotonie, qu’accentue la finition en peinture malgré une coloration dans les tons dégradés de vert.
L’angle avec la rue Edgar-Quinet a été traité avec un grand mur clair que seule égaye une œuvre vraisemblablement réalisée dans le cadre du 1% artistique*.

L’ossature du bâtiment est en béton (planchers, poteaux et poutres), les façades et murs de refend* en brique creuse pour la plupart.
Cette extension a porté la capacité du groupe scolaire à 25 classe


plan de l'extension de 1963
caue 93 - CG 93

façade avenue de la Division Leclerc
© caue 93
 

vue d'ensemble
© caue 93
 

le CDI
© caue 93
 

bâtiment d'origine, couloir
© caue 93
 

bâtiment de 1963,1er étage, couloir
© caue 93
 

façade avenue de la Division Leclerc
© caue 93
 
allège : élément construit situé entre le plancher et l'appui d'une fenêtre


bâtiment de 1963 sur cour
© caue 93
 
1 % artistique : depuis 1953, un dispositif législatif permet aux maîtres d'ouvrages des constructions publiques de consacrer 1% du montant HT des travaux de réalisation ou de réhabilitation d'un équipement au financement d'une oeuvre d'art par un artiste contemporain destinée à l'équipement réalisé.

refend : mur porteur dans un bâtiment, en général perpendiculaire à la façade.


1974 2eme extension, agrandissement du CES mixte Didier-Daurat

Maître d'ouvrage : Ville du Bourget, Education Nationale (ministère)
Architecte communal : L.-R. Audbert


Une délibération du Conseil municipal du 26 juin 1970 adopte la nouvelle dénomination du CES Edgar-Quinet qui devient CES Didier-Daurat

L’extension de 1974 est implantée le long de la rue Edgar-Quinet, dans le prolongement du bâtiment d’origine, en remplacement d’un des pavillons de logements des directeurs. Elle comporte aussi un retour à rez-de-chaussée, adossé à la limite de la parcelle, qui referme la cour de récréation et abrite les sanitaires.

Cette extension abrite trois des quatre logements de fonction, les locaux médicaux, un préau et deux salles de classe. Elle comporte deux étages sur rez-de-chaussée pour la partie logements ; trois niveaux dont un sous-sol avec cour anglaise pour la partie se raccordant directement sur le bâtiment de 1884 et abritant les classes et locaux médicaux.
Ce bâtiment permet l’accès des véhicules depuis la rue Edgar-Quinet, par un passage sous porche desservant également les logements de fonction. Il abrite aussi un préau couvert.

Le bâtiment est en ossature de béton, avec un parement* de brique. Sa volumétrie est assez massive, les ouvertures sont constituées d’un module identique répété et disposé régulièrement sur la façade. Les quelques ornements sont constitués d’éléments moulés en béton (acrotères*, descentes d’eau pluviale, balcons).
Bien que située en mitoyenneté avec l’école d’origine, l’extension avec son architecture en brique claire semble conçue dans une relative indifférence à celle-ci. Contrastant fortement avec le bâti de l’ancienne école, elle ajoute un élément supplémentaire au mélange architectural disparate des bâtiments formant l’ensemble bâti du collège.

Du fait des extensions successives la cour de récréation s’est trouvée rétrécie, elle conserve toutefois son bel alignement de platanes centenaires. Un abri-préau a été créé dans l’angle formé par les deux ailes, réalisé avec une structure métallique en acier supportant un toit en bac-acier*.
Une extension en béton surnommée le « bunker » avait été greffée sur le rez-de-chaussée du bâtiment ancien. Elle est affectée aux agents et accueille une salle de technologie


plan du rez-de-chaussée
caue 93 - CG 93

plan du 1er étage
caue 93 - CG 93

plan du 2e étage
caue 93 - CG 93
 

rue Edgar-Quinet
© caue 93
 
parement : face apparente d'un élément de construction lui donnant son aspect de finition

acrotère : élément de façade situé au-dessus du niveau de la toiture en périphérie d'un bâtiment et formant des rebords ou des garde-corps pleins ou à claire-voie. La fonction de l'acrotère est non seulement esthétique mais technique car elle permet de traiter les relevés d'étanchéité d'une toiture en terrasse.


l'école d'origine, côté cour
© caue 93
 

extension de 1974 côté cour
© caue 93
 

extension de 1974 côté cour
© caue 93
 

abri-préau
© caue 93
 
bac-acier : panneaux de tôle d'acier rigidifié par des plis ou des nervures utilisés pour les couvertures de bâtiments


vue d'ensemble sur la cour
© caue 93
 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Didier DAURAT
1891-1969

Diplômé de l’École supérieure des Travaux publics, Didier Daurat est mobilisé comme officier d’infanterie pendant la guerre de 1914-1918. Blessé à Verdun, il demande sa mutation comme pilote de chasse. Après la guerre, il s’engage dans l’aviation aéropostale dont il sera l’un des pionniers chez Latécoère qui, en 1927, devient l’Aéropostale. Il y fera entrer Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry. En 1919 il inaugure la première ligne Toulouse-Rabat, prolongée ensuite jusqu’à Casablanca, puis Dakar, ligne que sa régularité exemplaire rendra mythique au prix cependant de la vie de nombreux pilotes. En 1930 il organise la ligne Dakar-Natal. En 1931, Saint-Exupéry lui dédie son roman « Vol de nuit ». En 1953 il devient directeur de l’exploitation aérienne d’Air France. En 1956 il publie « Dans le vent des hélias ». Surnommé « l’homme de fer » à cause de son intransigeance, il meurt à Toulouse en 1969, entrant dans la légende de l’aviation aéropostale.

 

 

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