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COLLÈGE ROBERT DOISNEAU



Chemin de la Vieille Montagne CLICHY-SOUS-BOIS
livraison 2003


programme : Collège 600
code site CG93 : 16700030000Robert-Doisneau/16C
code site IA : 0932366S
autre(s) collège(s) à Clichy-sous-Bois : Louise Michel, Romain Rolland



LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué : Sodedat 93
Architecte : Jean-Pierre Lott
Bureau d'étude technique : INCET
Entreprise : Léon Grosse
Acousticien : J.-P. Lamoureux
Economiste : J.-C. Brageot


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre nette : 7197 m2
surface utile : 4362 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 20
salles de sciences : 3
salles de technologie : 3
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 2
CDI et locaux associés : 241 m2
salle d'EPS : 340 m2
salle polyvalente : 100 m2
demi-pension : 190 m2
logements de fonction : 4

Coûts

coût global de l'opération : 18 000 000 €


LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER

situation du collège, contexte urbain

Construit au point haut de la commune, le collège Robert-Doisneau s’inscrit dans un environnement d’une grande qualité. Le quartier a la fonction d’un pôle public et regroupe, autour de la place du 11-Novembre-1918, un ensemble d’équipements majeurs : l’Hôtel-de-Ville, le groupe scolaire maternel et primaire, le centre de loisirs, le parc de la Mairie. Il compte également quelques ensembles de logements collectifs assez récents.
Pour l’architecte, le collège, loin de se limiter à sa stricte fonction, joue un rôle important dans la requalification du quartier où il s’inscrit et l’insertion de cet équipement dans son site est un élément marquant du projet.

 

Le site du côteau
© Caue 93
 
desserte, accès

La question de la sécurité liée à la circulation aux abords des bâtiments publics a orienté le choix de l’architecte pour le traitement de la desserte du collège.
L’accès piéton s’effectue depuis le chemin de la Vieille-Montagne par une placette publique déconnectée du circuit des voitures desservant la Mairie et les autres équipements. Cet espace se distingue par la sobriété de son traitement, une allée en stabilisé* accompagnant la butte engazonnée ainsi que par l’utilisation d’un mobilier urbain simple et bien intégré (bancs, lampadaires).
Les logements de fonction bénéficient d’un accès propre. Le parking du personnel et la cour de livraison sont accessibles par la rue.

 

Vue d'ensemble et accès
© Caue 93
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

composition architecturale

L’inscription du collège dans le site en forte pente est au centre du projet. Elle en est l’un des points forts. Comme l’explique l’architecte, elle a consisté « par des jeux de courbes et de décalages, à inscrire le bâtiment au mieux dans le site en faisant profiter au plus grand nombre de locaux de la vue dégagée sur le parc et la vallée ».
S’agissant d’un bâtiment d’enseignement, l’architecte a pris le parti de le rendre pédagogique, didactique, en expliquant, à travers son architecture même, comment il est composé, non seulement pour faciliter le repérage des élèves dans le bâtiment, mais aussi pour favoriser la découverte de l’architecture.
L’échelle est adaptée à celle du site. L’architecte a mis en oeuvre des volumes différenciés et fractionnés mais formant un ensemble cohérent. La lisibilité des espaces et des fonctions apparaît ainsi dans la composition même des bâtiments : chaque fonction est accueillie dans un bâtiment aisément repérable par le traitement de sa volumétrie et de sa façade ; la coupole du CDI se démarque des bâtiments d’enseignement à la géométrie plus orthogonale. L’horizontalité, la souplesse et la fluidité des lignes accompagnent celles du paysage et en particulier de la butte engazonnée et de ses deux arbres de haute tige, à laquelle répond la forme ronde du CDI.
La blancheur du bâtiment, les menuiseries foncées, à dominante horizontale, la volumétrie faisant contraster des formes rondes, souples et orthogonales à l’extérieur, la présence des passerelles à l’intérieur, les toits terrasses visibles du fait de la pente du terrain, traités au même titre qu’une façade, sont autant de références à l’architecture des années 20-30 et plus précisément à celle de Le Corbusier. La coupole du CDI évoque, quant à elle, les formes chères à l’architecte Oscar Niemeyer.
À ces références, l’architecte apporte son expression propre, empreinte de lyrisme.


Le site
© Caue 93

Entrée du college
© Caue 93

Façade principale
© J.-P. Lott
 

Détail de façade
© Caue 93
 

Façade sur la cour
© Caue 93
 

Volumétrie
© Caue 93
 

Le CDI
© Caue 93
 

Passerelle
© André Lejarre/Département de la Seine-Saint-Denis
 

L'entrée du collège
© Caue 93
 
implantation sur le terrain

Le bâtiment articule deux ailes perpendiculaires autour du hall d’entrée permettant à la fois d’absorber les différences de niveau dues à la pente naturelle du terrain et de définir une cour de récréation protégée.
L’architecte profite de la pente pour organiser le terrain en deux parties : la cour de récréation surplombe les terrains de sport en contrebas. Cette disposition permet ainsi aux élèves d’être les spectateurs des jeux collectifs et des matches sur le terrain de sport.
Les logements de fonction, dans la partie supérieure du terrain bénéficient d’une bonne orientation et d’une vue dégagée ainsi que d’une relative intimité par rapport au collège proprement dit.


Plan masse
© J.-P. Lott
 

La cour de récréation
© Caue 93
 

Les terrains eps
© Caue 93
 

Les logements de fonction
© Caue 93
 
ORGANISATION DES ESPACES DU COLLÈGE

Selon les intentions de l’architecte, « chacune des parties du programme (salles de cours, demi-pension, CDI) est clairement identifiable, le tout au sein d’un ensemble homogène et cohérent ». Ce mode de composition permet une orientation aisée dans le bâtiment.
Les différentes fonctions sont accueillies dans les deux ailes principales perpendiculaires, articulées autour du hall d’entrée et s’élevant chacune sur trois niveaux, mais décalés du fait de l’adaptation à la pente.
Le hall traversant distribue les espaces à rez-de-chaussée, tout en mettant en relation les différents niveaux du fait de sa double hauteur et de la présence d’une passerelle à l’étage.
Une aile est dédiée à l’enseignement général et scientifique et comporte au rez-de-chaussée l’administration, la vie scolaire et la demi-pension avec une salle de restaurant qui profite des vues sur le paysage.
Une seconde aile accueille l’enseignement artistique et technologique, la loge du gardien et son logement. La pente du terrain a permis d’insérer la salle d’éducation au niveau bas, dans le prolongement des terrains de sports

Les salles d’art plastique bénéficient d’un prolongement extérieur par des terrasses ouvertes sur le paysage.
Au rez-de-chaussée, une double circulation isole l’administration de la circulation des élèves, dessinant une courbe, ce dispositif accompagne le regard et atténue la rectitude du couloir.


Plan du rez-de-chaussée
© J.-P. Lott

Terrasse des salles d'enseignement artistique
© Caue 93
 

Plan du premier étage
© J.-P. Lott
 

Plan du deuxième étage
© J.-P. Lott
 

Le hall
© Caue 93
 

Plan du rez-de-chaussée bas
© J.-P. Lott
 

Espace de circulation
© Caue 93
 
ESPACES INTÉRIEURS

A l’intérieur du bâtiment comme à l’extérieur, l’enchaînement des espaces est fluide.
Le travail avec la lumière naturelle, les transparences et les vues caractérisent le projet et contribuent à la lisibilité des espaces. Les espaces de distribution, généreux, bénéficient de nombreuses prises de lumière. Celle-ci est utilisée en source directe ou indirecte : façades et baies vitrées ou puits de lumière, se réfractant différemment sur les murs blancs selon qu’ils sont peints ou revêtus de carrelage.


Salle eps
© André Lejarre/Département de la Seine-Saint-Denis
 

Le CDI
© Caue 93
 

Circulation
© Caue 93
 
MATÉRIAUX ET COULEURS

Les bâtiments sont traités de façon unitaire et harmonieuse grâce au choix des matériaux et des couleurs : béton enduit blanc à l’extérieur, couleur blanche à l’intérieur, brise-soleil* filants, à longues lames, blancs comme le reste du bâtiment, menuiseries métalliques noires soulignant la géométrie et le rapport contrasté des pleins et des vides.
L’utilisation d’un nombre limité de couleurs (blanc, gris, noir) et de matières (béton, carrelage, métal et verre) contribue à l’homogénéité et la cohérence de l’architecture.
Ils viennent appuyer la lisibilité et la fluidité des espaces : murs, à l’intérieur et à l’extérieur, blancs, menuiseries noires et sols gris foncé, renforçant l’unité de l’architecture qui n’hésite pas à confronter des formes géométriques différentes (courbes, coupoles, lignes à l’orthogonalité marquée).


Façade sur cour, détail
© André Lejarre/Département de la Seine-Saint-Denis
 

Brise-soleil
© André Lejarre/Département de la Seine-Saint-Denis
 

Escalier hélicoïdal
© Caue 93
 

 
L'ARCHITECTE DU COLLÈGE

Jean-Pierre Lott

Architecte dplg, Jean-Pierre Lott est l’auteur d’un nombre important de bâtiments publics et en particulier d’équipements scolaires, en Île-de-France, en province et à l’étranger. Sa production actuelle peut être située dans une tradition post-corbuséenne : il signe des oeuvres blanches, à la volumétrie affirmée et contrastée

Dans le domaine des constructions publiques, il a réalisé:
La reconstruction du Lycée Galilée, Gennevilliers, 2005
L’extension de l’IUT, Argenteuil, 2005
Le Centre de secours principal, Tours, 2004
L’université et le Palais de justice d’Évreux, 1995
L’ambassade de France, Phnom Penh, Cambodge, 1995
L’école d’ingénieurs de l’ESIEE à Amiens, 1993

Parmi les projets en cours ou à l’étude, plusieurs réalisations HQE s’inscriront en Seine-Saint-Denis :
La médiathèque et les archives municipales de Saint-Ouen
Un groupe scolaire à Saint-Denis
Un restaurant inter-administratif à Bobigny

Dans le domaine de l’habitat, il est l’auteur de 40 logements à Gennevilliers (1999) et un immeuble-villa à Paris 13e (1991).

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Robert Doisneau
1912-1994, « La beauté échappe aux modes passagères »

Robert Doisneau commence sa carrière comme photographe industriel pour les usines Renault. C’est ensuite comme photographe indépendant qu’il travaille pour des revues comme Le PoInt, Vogue, La Vie ouvrière. Il reçoit le Prix Kodak en 1947 et le Prix Niepce en 1956
Ses clichés ont immortalisé de grands artistes comme Braque, Picasso, Giacometti et Léger. Mais avant tout il doit sa célébrité à ses portraits d’écoliers, d’amoureux, de personnages typiques de Paris et de sa banlieue.
Deux films lui ont été consacrés : Le Paris de Robert Doisneau de François Porcile (1973) et Bonjour Monsieur Doisneau de Sabine Azéma (1992)

 

 
 
 
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