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COLLÈGE PABLO NERUDA



16 rue de Franceville GAGNY
livraison 2009


programme d'origine : Collège 1200 métallique
programme actuel : Collège 600
code site IA : 0930858C
autre(s) collège(s) à Gagny : Madame de Sévigné, Théodore Monod



LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué : Sodedat 93
Architectes : Jacques Ripault, Syril Travier assistant
Bureau d'études techniques : Berim
Economiste : Jean-Claude Drauart
Acousticien : LASA
BET HQE : Cap Terre
Entreprise : SAEP


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre nette : 5918 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 19
salles de sciences : 4
salles de technologie : 3
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 2
salle polyvalente : 150 m2
logements de fonction : 5

Coûts : non connus

Ce collège remplace un ancien établissement à ossature métallique « GEEP » construit en 1968. C’est l’un des 18 collèges reconstruits par le Département dans le cadre du programme de remplacement des collèges de ce type, également nommés « CES Pailleron ». Le collège d’origine, comme de nombreux établissements de l’époque, comptait 1200 élèves, le programme actuel de taille plus humaine a une capacité de 600 élèves, la répartition des effectifs s’effectuant entre ce collège-ci et Théodore Monod. Le chantier s’est déroulé en deux phases, la première a permis de livrer le collège proprement dit, la seconde les logements de fonction, les locaux EPS et les aménagements extérieurs.
Parfaitement adapté à l’échelle du quartier dans lequel il s’inscrit le collège affirme clairement son rôle de bâtiment public par son architecture sobre mais forte.


le college dans son quartier
©Caue93
 

l'ancien collège métallique, détail
AP - ©Caue93
 

LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER

Au nord-est de la commune, le collège se situe dans sa partie haute dans un secteur limitrophe de Montfermeil, presque sur le plateau. Son terrain est en effet adossé à un secteur d’anciennes carrières de gypse occupant une superficie importante de la commune, dont une partie - actuellement un espace naturel - est destinée à une urbanisation future, l'autre ayant accueilli le Bois de l'Etoile et son arboretum. Le quartier environnant est essentiellement un secteur d’habitat pavillonnaire, type d'habitat dominant d'ailleurs dans la commune. À proximité, les lycées Gustave Eiffel et Jean-Baptiste Clément constituent avec le collège Neruda un pôle local d’établissements scolaires publics du second degré.
Le collège est desservi par la rue de Franceville. Il bénéficie des équipements sportifs préexistants (gymnase). De taille plus petite, le nouvel établissement n’occupe pas la totalité du terrain d’origine, dont une partie a été restituée à la ville avec une partie de l’ancien collège.


Photo aérienne
SPC - © CG93 - InterAtlas - Cities revealed (licence n° 0393CG93)
 

escalier, détail
AP - ©Caue93
 

rue de Franceville
AP - ©Caue93
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

L’implantation du collège sur le terrain et son organisation selon un plan en «T» permet de définir un parvis au sud-est en vis-à-vis du gymnase, un parking à l’ouest ainsi qu’une cour de récréation et un terrain de sport à l’arrière, adossés au plateau. Pour des raisons de sécurité liées à la circulation, l’entrée principale s’effectue par une voie en impasse donnant sur la rue de Franceville desservant aussi le gymnase. Un parvis traité avec soin en béton lavé de mignonette* sert d’espace de transition entre la rue et le bâtiment du collège proprement dit. Le nom du collège gravé dans le béton en façade signale l’établissement. Le CDI exprimé en façade par un grand arrondi blanc en souligne l’entrée et lui offre un auvent.


entrée principale
AP - ©Caue93
 

l'aile enseignement, façade est
AP - © Caue93
 
béton lavé : béton dont la surface visible laisse apparaître les granulats une fois ceux-ci débarassés du liant superficiel par lavage en début de prise avec un jet d'eau fin.

mignonette : petit gravillon calibré et roulé. On en fait en particulier des revêtements lavés à la surface de panneaux préfabriqués ou de sols.


façade rue de Franceville
AP - ©Caue93
 

Le projet est conçu avec des volumes simples et identifiables dialoguant avec l’environnement et le paysage ; il se compose d’un seul corps de bâtiment d’un rez-de-chaussée et un étage (sauf pour les logements de fonction qui en comportent deux). La volumétrie générale franche aux lignes nettes est travaillée de manière à mettre en relief la fonction spatiale et symbolique des espaces et à exprimer la diversité des lieux d’enseignement. Elle articule ainsi plusieurs volumes différenciés par leurs formes et leurs couleurs, donnant clairement à lire les grandes fonctions du collège : volume principal de l’accueil, bloc assez opaque de la salle de sport, volume allongé de l’aile enseignement, volume vitré de la demi-pension. Le collège présente son plus petit côté sur la rue de Franceville. C’est celui que l’on perçoit en premier lorsqu’on découvre le collège. Sur ce côté, la fragmentation des volumes, la bichromie (ocre/blanc), la hauteur (r+1 sauf pour les logements) permettent au bâtiment de s’insérer délicatement dans l’échelle du quartier pavillonnaire tout en apparaissant clairement comme un bâtiment public.

Par son architecture, ses matériaux et couleurs (balcons, éléments en métal, bâtiment blanc), le bâtiment des logements se différencie du bâtiment du collège proprement dit sur lequel il s’articule toutefois au niveau du rez-de-chaussée par un mur de soubassement, et en toiture par le prolongement du toit terrasse. Par leur volumétrie et leur traitement architectural, les logements de fonction s’inscrivent dans le prolongement du tissu d’habitat pavillonnaire environnant.
Les jonctions entre les différents volumes et matériaux sont particulièrement soignées : les blocs des escaliers extérieurs entre la salle EPS et l’aile enseignement en sont un exemple. Le contact entre l’intérieur et l’extérieur n’est jamais brutal, mais comporte soit des espaces de transition soit des éléments plastiques jouant le rôle d’élément de liaison : mur de soubassement entre bâtiment principal du collège et logements ainsi que toiture béton qui n’est pas sans rappeler des éléments d’architecture du Mouvement moderne*. De même l’architecte introduit un jeu subtil entre le dedans et le dehors : le préau qui s’élève sur une double hauteur et bénéficie d’une prise de lumière en toiture devient galerie distribuant le pôle scientifique à l’étage.

Le corps de bâtiment qui signale le collège sur rue se compose d’un jeu d’emboîtements et de retraits sur un volume de ton ocre qui se lit comme volume principal et où dominent les horizontales (volumétrie galbée du CDI au 1er étage et de la salle polyvalente à rez-de-chaussée, petit volume saillant en façade sur rue). Il est une référence explicite à l’architecture du Mouvement moderne notamment de certaines villas de Le Corbusier*, comme la villa Savoye*, avec son étage qui s’élève au-dessus de son socle grâce à la fois aux pilotis et à la façade en retrait, galbée et translucide abritant la salle polyvalente. Le bâtiment ainsi soulevé sur ses pilotis, dont certains inclinés sont une réinterprétation, et sur son « socle-rez-de-chaussée » en retrait, crée un jeu d’ombres et de lumière, accentué par la couleur (ocre/blanc) et les matériaux (béton/verre) et par l’opposition entre matière pleine et matière translucide.
Les lignes horizontales dominantes dans ce projet et sa hauteur limitée accompagnent les lignes de force du site dictées par le plateau.
Le traitement des façades appuie le parti général, sa volumétrie franche et les données du site : fenêtres en longueur, bâtiment plein et opaque à l’étage avec RDC en retrait du sol. L’aile enseignement affiche en façade le rythme régulier des cadres intégrant châssis et brise-soleil* et correspondant à l’alignement des classes situées derrière selon une cadence régulière.
C’est en façade arrière que l’on perçoit le mieux les deux volumes ocre de la salle de sports et de l’accueil encadrant la partie centrale du bâtiment comportant les salles de cours. Celle-ci est traitée en blanc avec des brise-soleil apportant quelques fines lignes verticales dans la composition.
Dans sa partie donnant sur la voie de desserte en impasse côté demi-pension et livraison, le bâtiment est traité en volumes fragmentés face au gymnase assurant ainsi la transition entre les volumes du gymnase et du collège, évitant ainsi d’opposer la rigueur de deux fronts bâtis de part et d’autre de la voie.

À l’extérieur, le dispositif original des murs en gabions* permet de délimiter et d’asseoir les différences de hauteur des plateformes recevant chacune la cour de récréation, le terrain d’éducation physique et sportive et la piste d’athlétisme.


l'aile enseignement et la salle EPS
AP - © Caue93

matières et structure détails
AP - © Caue93
 

façade rue de Franceville
AP - ©Caue93
 

liaison préau-étage, dedans-dehors
AP - © Caue93
 
Mouvement moderne : le Mouvement Moderne désigne la nouvelle architecture de la première moitié du XXe siècle et dont les principes fondamentaux sont les formes plutôt cubiques et lisses, le fonctionnalisme et le rejet de l'ornement.


angle façade sur rue et façade sud
AP - © Caue93
 
Le Corbusier : d'origine suisse, Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier, est un des architectes emblématiques du Mouvement Moderne, actif de 1917 à sa mort en 1965.

villa Savoye : manifeste de l'architecture moderne et une des oeuvres majeure de Le Corbusier, la villa Savoye du nom de son commanditaire, illustre en particulier sa théorie des 5 points qu'elle rassemble de manière emblématique: pilotis, toit-terrasse, fenêtre en longueur, plan libre, façade libre.


le CDI, façade, détail
AP - © Caue93
 
brise-soleil : dispositif développé par les architectes du Mouvement moderne formé de lamelles de béton ou métal, servant à amortir le rayonnement direct du soleil sur une façade. Le brise-soleil permet aussi un contact moins radical de la façade avec l'extérieur.


l'aile enseignement, détail
AP - © Caue93
 

vue depuis la cour
AP - © Caue93
 
gabion : caisson en grillage métallique rempli de caillasse, utilisé en particulier à l'origine pour stabiliser et pour protéger des éboulements les sols en pente et les berges de cours d'eau.

ORGANISATION DES ESPACES

Outre une délimitation claire des espaces extérieurs, l’organisation du collège selon un plan en « T » permet de distinguer les deux parties principales de l’établissement et d’en proposer un fonctionnement lisible. D’une part un corps de bâtiment rectangulaire épais orienté nord-est/sud-ouest regroupe les fonctions à vocation collective du collège autour du hall principal. D’autre part, un bâtiment linéaire orienté sud-est/nord-ouest est dédié à l’enseignement avec des salles de classes distribuées de part et d’autre d’un couloir central. Ce principe d’implantation et de distribution des espaces permet de plus de situer le terrain de sports dans le prolongement direct de la salle EPS, d’articuler les espaces du préau, de la permanence et de la demi-pension autour de la cour de récréation.
Les liaisons verticales sont assurées par 5 escaliers, un escalier principal situé dans le hall, deux autres à chaque extrémité du grand bâtiment de part et d’autre du hall d’accueil. L’un d’eux donnant accès à l’administration, l’autre à l’étage depuis le préau. Depuis l’aile enseignement deux escaliers permettent une liaison directe avec la cour. En définitive, le plan relativement libre dans une structure ordonnancée et hiérarchisée correspond aux fonctions et à l’image attendue d’un collège : image lisible et ordonnée de l’établissement -c’est à dire de l’institution scolaire- et diversité des enseignements.


coupe sur salle polyvalente, CDI, préau et restauration
© atelier Ripault

distribution
AP - ©Caue93
 

1er étage, distribution
AP - © Caue93
 

l'aile enseignement et la salle EPS
AP - © Caue93
 

escalier extérieur, détail
AP - © Caue93
 
Au rez-de-chaussée

Les différentes fonctions du collège sont distribuées autour du hall d’entrée, afin de rapprocher les lieux d’enseignement et d’éviter les longs couloirs.
Cette disposition a de surcroît permis de faciliter le phasage du chantier.
Le hall contrôlé par la loge du gardien constitue le cœur de l’établissement, à la croisée de 3 directions. De part et d’autre du hall sont distribués d’un côté le logement du gardien ; de l’autre la salle polyvalente, le foyer des élèves, le pôle médico-social et l’accueil des parents. Dans le prolongement du hall, l’aile d’enseignement distribue les bureaux de la vie scolaire et la permanence, des salles d’enseignement général et les locaux de l’éducation physique et sportive.
La double accessibilité de la salle polyvalente équipée d’une régie, par le collège et par la rue, laisse ouverte la possibilité de son utilisation pour diverses manifestations y compris en dehors du temps scolaire.


plan du rez-de-chaussée
© atelier Ripault
 

liaison préau-étage, dedans-dehors
AP - © Caue93
 

accès salle polyvalente, détail
AP - © Caue93
 
Au premier étage

Le CDI, lieu de référence du collège participant à son identité, développe sa façade en éventail comme un signal au-dessus de l’entrée.
De part et d’autre du CDI sont répartis d’un côté les locaux de l’administration et des professeurs, de l’autre, un pôle sciences et technologie, tandis que l’aile enseignement regroupe les salles d’enseignement général et les salles d’art.
Les logements sont regroupés dans un corps de bâtiment spécifique avec accès indépendant.


plan d'étage
© atelier Ripault
 

le CDI
AP - © Caue93
 

escalier principal, détail
AP - ©Caue93
 
ESPACES ET USAGES

Le hall est un espace clair et permettant un repérage aisé des différents espaces du collège, un « escalier monumental » en béton ocre y est mis en valeur. La présence chaleureuse d’une frise photographique qu’accompagne un poème de Pablo Neruda lui donne une ampleur particulière. En hommage au poète chilien, dédicataire du collège, l’architecte a en effet choisi de mettre en regard quelques vers de son poème « Macchu Picchu » dédié aux hommes qui ont édifié cette ancienne cité parfois au prix de leur vie et une frise rassemblant les portraits des ouvriers qui ont construit le collège. Ces portraits ont été réalisés par le photographe Patrick Müller. Outre sa dimension artistique, cette oeuvre a une visée didactique qui permet dès l’entrée de comprendre le collège comme lieu de transmission de culture et de savoirs et aussi comme édifice réalisé par des hommes.
La distribution des espaces est fluide. Elle bénéficie dans son ensemble de la lumière naturelle avec des points forts comme l’organisation du pôle de sciences et technologie autour d’un large puits de lumière. Le repérage des salles de classes est facilité par leur coloration dans les couloirs, un dispositif qui permet également de réduire l’impression de longueur de ces espaces tout en apportant une note ludique.

Le CDI également a fait l’objet d’une recherche particulière sur la lumière naturelle et sur son organisation permettant de nuancer et différencier les espaces d’accueil, de consultation et les rayonnages à travers des jeux de niveaux, une rampe reliant les niveaux. L’espace de lecture bénéficie des vues lointaines, une fenêtre basse se développant en épousant la courbe de la façade, adaptée à la position du lecteur assis. Diverses sources de lumière naturelle assurent à la fois le confort du lecteur et la qualité des espaces. Ce parti pris n’est pas sans rappeler les bibliothèques de l’architecte finlandais Alvar Aalto* (1898-1976) avec leurs plans en « éventail » ou arrondi, sources de lumière diversifiées, lumière zénithale, jeux de niveaux permettant de délimiter et différencier les espaces. Par ailleurs la position privilégiée du CDI à l’entrée du collège montre bien la volonté de l’architecte de faire de ce lieu un espace majeur à « l’interface » entre le collège et la ville.
La salle polyvalente offre un volume tout en courbes, constitué d’une conque en verre et béton.
La demi-pension propose un espace de restauration largement vitré et animé par les jeux de hauteurs des faux-plafonds acoustiques. Dans la salle de restaurant, la salle à manger des professeurs est traitée en espace plus privé. Le préau n’est pas un espace sombre, mais bénéficie, grâce au principe de distribution des espaces du collège, d’une prise de lumière en toiture.
La salle d’EPS est équipée d’un mur d’escalade. Le personnel bénéficie par ailleurs d’une terrasse accessible à l’étage.
Les logements également traités avec attention bénéficient de terrasses exposées à l’ouest.


le CDI
AP - © Caue93

demi-pension
AP - © Caue93
 
Pierre dans la pierre, l'homme où était-il ?... : Je t’interroge sel des chemins, / Montre-moi la truelle ; laisse-moi, architecte, / User avec un pauvre bâton les étamines de pierre, / Monter toutes les marches de l’air jusqu’au vide, / Gratter l’entraille jusqu’à toucher l’homme. / Pablo Neruda Hauteurs de Machu Picchu – 1943


le hall, détail
AP - ©Caue93
 

1er étage, distribution
AP - © Caue93
 

liaison préau-étage
AP - © Caue93
 

le CDI
AP - © Caue93
 

vues depuis le CDI
AP - © Caue93
 

demi-pension
AP - © Caue93
 
MATERIAUX ET COULEURS

Le bâtiment principal est réalisé en béton lasuré*, de teinte ocre. Les espaces spécifiques du collège sont traités avec des matériaux différents : salle polyvalente et socle en profilés de verre armé, CDI et logements en béton blanc et enduit.
La couleur permet aussi de distinguer les différentes fonctions du collège, blanc et gris pour les espaces dédiés à l’enseignement et les logements, ocre pour les autres fonctions et en particulier les espaces d’usage collectif.
En outre, la couleur ocre très présente dans le collège s’intègre parfaitement au site naturel par ses références aux teintes naturelles de la terre et de l’environnement non bâti, tout en qualifiant le collège d’une ambiance chaleureuse.


articulation des volumes
AP - © Caue93
 

vue depuis la cour
AP - © Caue93
 
béton lasuré : béton sur lequel on applique un produit d'imprégnation et de revêtement de teinte naturelle ou colorée et laissant voir la matière par transparence.


articulation des volumes, détail
AP - © Caue93
 

 
LES ARCHITECTES DU COLLÈGE

Jacques Ripault & Denise Duhart

J. Ripault et D. Duhart ont à leur actif des réalisations dans les domaines du logement et des équipements culturels aussi bien que du secteur sanitaire et social ou encore industriel. S’ils ont construit des opérations de logements et des programmes scolaires de tous degrés surtout à Paris, en banlieue et en Île-de-France, ils ont réalisé des programmes universitaires et des programmes culturels aussi bien à Paris qu’en région.
En outre, les équipements culturels (médiathèques, espaces culturels, musées) semblent un de leur domaine privilégié comme en témoignent le Macval, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, à Vitry-sur-Seine (2006), les salles dédiées aux musiques actuelles d’Auxerre (2003), de Reims (2004) de Brest, la Carène (2007) ainsi que plusieurs médiathèques et bibliothèques universitaires.
En Seine-Saint-Denis, l’agence Ripault-Duhart a également réalisé des logements à Montreuil (2003), l’Hôtel de ville de Noisy-le-Grand (2004) et le Centre culturel et médiathèque de Villepinte (2007). Ces architectes réalisent actuellement l’extension du lycée Suger à Saint-Denis. Leur domaine d’activité s’étend aussi à l’urbanisme.

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Pablo Neruda
1904-1973

Avant tout engagé dans son œuvre d’écriture, le grand poète chilien a également mené une carrière diplomatique. Né Neftali Ricardo Reyes, il signe dès 1920 ses poèmes du nom de Pablo Neruda - qu’il adoptera légalement en 1946 - en l’honneur du poète tchèque Jan Neruda (183-1891). Sa carrière de diplomate le mène entre autre en Espagne en 1935. C’est là qu’il rencontre Federico Garcia Lorca dont l’influence sur son œuvre sera importante. Après le putsch de Franco et l’assassinat de Garcia Lorca, Neruda prend parti pour la République espagnole. Il est alors révoqué de son poste de consul et rentre au Chili, mais son engagement au parti communiste chilien en 1945 le contraindra à s’exiler en Europe jusqu’en 1952. Son œuvre majeure Le Chant général (El Canto general), écrite dans la clandestinité, sera interdite au Chili après sa parution en 1950. Neruda soutiendra fidèlement Salvador Allende qui sera élu président en 1969 puis le nommera ambassadeur en France en 1969. L’année 1972 marquera toutefois son retour triomphal au Chili, honoré d’un Prix Nobel de littérature décerné en 1971. Le coup d’état militaire du 11 septembre 1973 renverse le président Allende et installe la dictature de la junte et de Pinochet. La maison de Neruda à Santiago est saccagée et ses livres détruits lors d’un autodafé. Neruda meurt le 23 septembre.
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Pierre dans la pierre, l’homme où était-il ?...

Je t’interroge sel des chemins,
Montre-moi la truelle ; laisse-moi, architecte,
User avec un pauvre bâton les étamines de pierre,
Monter toutes les marches de l’air jusqu’au vide,
Gratter l’entraille jusqu’à toucher l’homme.

Pablo Neruda
Hauteurs de Machu Picchu – 1943

 

 

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