
COLLÈGE MARIE CURIE | ![]() |
programme d'origine : CES 900
programme actuel : Collège 800
code site IA : 0931439J
1975 : Livraison du collège
2002 : Création d'un pôle de technologie et informatique
Maître d’ouvrage (1975) : Ministère de l'Éducation nationale
Architectes d'adaptation (1975) : P. Raoux, cabinet P.Raoux et D. Avgoustinos
Architecte d'opération (1975) : M. Barea
Entreprise (1975) : SICRA, entreprise générale
Maître d’ouvrage (2002) : Département de la Seine-Saint-Denis
Architecte (2002) : Gérard Caussimon
surface hors-oeuvre brute : 11 991 m2
surface hors-oeuvre nette : 6 335 m2
surface utile : 4 690 m2
surface du terrain : 19 271 m2
salles d'enseignement général : 26
salles de sciences : 5
salles de technologie : 4
salles d'informatique : 2
salles d'enseignement artistique : 3
CDI et locaux associés : 226 m2
demi-pension : 712 m2
foyer des élèves : 51 m2
préau : 310 m2
cour : 3 750 m2
logements de fonction : 6
Comme la plupart des établissements produits durant la période d’industrialisation* des constructions scolaires, le collège Marie Curie, livré en 1975, a été réalisé avec un procédé de construction industrialisé. Il est issu de l’adaptation d’un collège-type agréé par le ministère de l’Education nationale. Selon la procédure alors en vigueur, la réalisation en a été confiée à un « tandem » architectes-entreprise, une des missions des architectes étant dans ce cadre d’adapter le procédé industrialisé* de l’entreprise aux contraintes du site d’insertion et du programme du collège. En 2002 une extension greffée sur un ancien atelier a permis de créer un pôle de technologie. |
LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER |
Le collège se situe à l’extrémité nord de la commune, à proximité de la Corniche des Forts. Il est desservi par le boulevard Jean-Jaurès au nord et la rue Guynemer à l’est. Le site est fortement marqué par la présence du Fort, notamment par son imposant mur d’enceinte auquel le terrain du collège est adossé. |
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN |
Le projet d’origine Le parti d’implantation retenu a été de situer les bâtiments vers le boulevard plutôt qu’au pied des fortifications, afin de bénéficier d’un meilleur ensoleillement. | procédé industrialisé, industrialisation : Dès les années 60 la construction des établissements scolaires des premier et second degrés s'inscrit dans un contexte de forte poussée démographique qui contraint l’État, avec le Ministère de l’Éducation nationale d'entreprendre une politique de rationalisation de la construction: il faut construire vite, beaucoup et le plus économiquement possible. Un certain nombre d'entreprises du bâtiment s'engagent alors sur la voie de l’industrialisation et développent chacune leur propre procédé. Des bâtiments-types sont ainsi définis et agréés par le Ministère de l’Éducation nationale et réalisés dans le cadre des programmes de constructions scolaires industrialisées . préfabrication lourde : procédé qui consiste à fabriquer en usine des éléments de construction en béton de dimensions importantes qui seront ensuite assemblés et montés sur le chantier (panneaux de façade, prédalles, escaliers, travées de ponts, etc.) maîtrise d'œuvre : La maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage sont les actes essentiels du projet d'architecture en amont du chantier. La maitrise d'ouvrage définit le programme, commande et finance l'ouvrage à réaliser. Le maître d'oeuvre - en général un ou plusieurs architectes - assure la conception et le suivi de la réalisation. décentralisation : Les lois dites de décentralisation votées en 1982 et 1983, organisent le transfert massif de compétences et de moyens financiers de l'État vers les collectivités locales, régions, départements et villes. C'est notamment dans ce cadre que la responsabilité de l'entretien et de la construction des collèges revient aux départements. Ces lois créent également une nouvelle catégorie de collectivité locale, les régions. trame : réseau constitué en plan de la répétition d'éléments de dimensions égales - correspondant le plus souvent aux points d'appui de la structure porteuse d'un bâtiment - et formant une sorte de grille ou quadrillage. béton architectonique : Éléments de béton - souvent blanc ou teinté - moulé par préfabrication avec une finition ou un parement pouvant comporter des reliefs, des motifs ou au contraire un aspect poli. 1 % artistique : Depuis 1953, un dispositif législatif permet aux maîtres d'ouvrages des constructions publiques de consacrer 1% du montant HT des travaux de réalisation ou de réhabilitation d'un équipement au financement d'une oeuvre d'art par un artiste contemporain destinée à l'équipement réalisé. |
Le pôle de technologie Le pôle de technologie, réalisé en 2002, se compose de la rénovation d’un ancien atelier sur lequel a été greffée une adjonction neuve au traitement architectural contemporain contrastant avec les bâtiments existants. Si la coloration des façades reprend le ton blanc des façades du collège d’origine, la volumétrie et le traitement architectural du nouveau bâtiment sont en rupture avec ses formes géométriques orthogonales et son langage architectural très simple. Dans cette extension, l’architecte introduit en effet, par contraste, courbes et obliques. La ligne courbe intervient pour le traitement d’une paroi, tandis que la mise en œuvre de plans obliques permet d’animer le jeu des toitures. Le plan oblique est encore utilisé pour la façade entièrement vitrée de la salle informatique, et pour le portique signalant l’entrée. |
ORGANISATION DES ESPACES |
Le collège s’organise à partir de 3 « plots » reliés entre eux, constituant le corps de bâtiment principal de l’établissement (bâtiments A, B, C), et de deux constructions autonomes abritant l’une le pôle de technologie (bâtiment D), l’autre les logements de fonction légèrement à l’écart afin de préserver leur fonction privative. |
Au rez-de-chaussée Autour du préau couvert et de la cour les espaces de la vie scolaire dans les bâtiments A et C. |
À l’étage Au cœur du collège dans le bâtiment A, la demi-pension et l’administration. |
STRUCTURE, MATÉRIAUX ET COULEURS |
L’extension du pôle de technologie exceptée, le procédé de construction mis en oeuvre est un procédé de préfabrication lourde en béton armé avec façade porteuse, | bac-acier : panneaux de tôle d'acier rigidifié par des plis ou des nervures utilisés pour les couvertures de bâtiments thermolaqué : Le revêtement thermolaqué est un revêtement qui permet de colorer le métal, il est obtenu avec une peinture en poudre cuite au four. |
Outre le collège Marie Curie, ces architectes ont également réalisé dans le département, les collèges Robespierre et Evariste Gallois à Epinay-sur-Seine. |
Cet architecte et expert a été actif en Seine-Saint-Denis notamment de 1962 à 2009, et fût également architecte de la ville de Villemomble. |
Marie Curie 1867-1934 |
En 1891 Maria Sklodowska vient étudier la physique et les mathématiques à Paris, les femmes n’étant pas admises à l’université de Varsovie. Elle y rencontre le physicien Pierre Curie qui l’épouse en 1895. Deux filles naîtront, Irène qui sera elle aussi physicienne et épousera Frédéric Joliot. Eve qui sera écrivaine et pianiste. Poursuivant les découvertes de Becquerel sur le rayonnement naturel de l’uranium, Pierre et Marie Curie découvrent le polonium et le radium, deux autres éléments radioactifs. Le prix Nobel de physique consacre leurs travaux et ceux de Becquerel en 1903. Marie Curie obtient aussi celui de chimie en 1911, restant aujourd’hui encore la seule scientifique à avoir reçu cette double récompense. Leurs recherches trouveront leurs applications en physique nucléaire, avec notamment la radiothérapie en traitement des cancers. Après la mort accidentelle de Pierre en 1906, Marie Curie reprend sa chaire de physique à la Sorbonne où elle est la première femme à enseigner. Elle meurt en 1934 d’une leucémie, due à la radioactivité à laquelle l’ont exposée ses travaux. En 1995 ses cendres sont transférées au Panthéon avec celles de Pierre Curie. |
