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COLLÈGE JEAN MOULIN


16 avenue Jean-Moulin MONTREUIL
livraison 2004


programme : Collège 600 dont SEGPA 80 élèves
code site IA : 0931151W
autre(s) collège(s) à Montreuil : Jean Jaurès, Georges Politzer, Marcelin Berthelot, Marais de Villiers, Lenain de Tillemont, Colonel Fabien, Paul Eluard, 9e collège en construction



LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué : Sodedat 93
Architectes : L. Goldstein - S. Goldstein
Architectes collaborateurs : A. Truffart, G. Nguyen (concours),
A. Verheyden, E. Mouillat (projet), L. Leprêtre (chantier)
Bureau d'études et économiste : BERIM
Acousticien : Taravella
Paysagiste consultant : F. Robert
Entreprise générale : Carillon / Rabot Dutilleul


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre brute : 13182 m2
surface hors-oeuvre nette : 7626 m2
surface du terrain : 9688 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 16
salles de sciences : 3
salles de technologie : 4
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 2
CDI et locaux associés : 241 m2
salle d'EPS : 300 m2
SEGPA : 4 salles et 3 ateliers
salle polyvalente : 115 m2
demi-pension : 454 m2
foyer des élèves : 101 m2
cour : 1512 m2
plateau EPS : 1100 m2
logements de fonction : 5

Coûts

coût global de l'opération : 12 362 365 Euros


LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER

situation du collège, contexte urbain

Le collège Jean-Moulin remplace un ancien collège devenu inadapté. Il a été reconstruit sur le même site en bordure du Parc des Beaumonts. Ce parc de vingt hectares, élément majeur du site, se développe sur les pentes d’une ancienne carrière. Un autre élément marquant le secteur est, à proximité, la vaste étendue du cimetière des Beaumonts.

Bénéficiant d’un site d’une qualité paysagère indéniable grâce à la présence du parc, le collège se situe à la charnière entre un quartier pavillonnaire plus ancien et un quartier à dominante d’habitat collectif datant des trois dernières décennies. En tant qu’équipement public majeur cet établissement a ainsi un rôle à jouer dans la requalification du quartier.
Les travaux de construction se sont déroulés en site occupé en deux tranches de 13 mois.


Le collège dans son site
© Philippe Ruault
 

© CG93 - InterAtlas - Cities revealed (licence n° 0393CG93)
 
Desserte, accés

L’accès principal du collège est situé sur l’avenue Jean-Moulin, une voie traitée comme un boulevard urbain. À terme, l’entrée du collège s’effectuera aussi par un mail futur qui, une fois réalisé, longera la façade nord-est de l’établissement.


Plan masse
Lipa & Serge Goldstein
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

Implantation sur le terrain

Avec pour objectif d’assurer une meilleure relation entre le quartier et le parc, le parti d’implantation du nouveau collège ne reprend pas celui de l’ancien établissement qui, s’adossant au parc, constituait un obstacle visuel et physique.
Ainsi le choix d’implanter les bâtiments perpendiculairement à la voie et de les caler en limite de parcelle - le grand bâtiment s’inscrivant en profondeur dans la parcelle, s’ancrant quasiment dans la colline - permet-il de ménager une large perspective sur le parc, sa colline et ses frondaisons. Il permet aussi d’accueillir les espaces extérieurs du collège, la cour et le plateau d’éducation sportive, dans le prolongement l’un de l’autre mais à des niveaux différents, séparés par des emmarchements en gradins.
La relation à la rue et à l’espace public n’est pas négligée pour autant, la clôture sur rue est doublée d’une colonnade affirmant de manière subtile l’alignement sur rue, maintenant ainsi une délimitation claire entre l’espace public de l’avenue et l’espace du collège.

Le parti d’implantation adopté est aussi une réponse à une des volontés urbaines définies dans le projet urbain de la ville qui est de favoriser la visibilité des espaces naturels dans la ville depuis l’espace public, afin de mettre en valeur leur qualité paysagère.
Pour respecter et appuyer ce principe, à partir de la rue Galilée, un mail sera à terme tendu vers le parc, longeant le collège au nord à l’emplacement de l’actuel gymnase. Le collège préfigure en quelque sorte cette nouvelle configuration où il jouera le rôle de charnière et de guide vers le parc.


Entrée du collège
© M. Derouault
 
POS/PLU : plan d'occupation des sols/ Plan local d'urbanisme: Le POS est un document d'urbanisme qui transcrit dans des plans et un règlement opposable au tiers les orientations et le projet urbains d'une commune. Il précise ainsi les zones constructibles et les modes et règles de constructiblilité. Elaboré à l'intiative de celle-ci il est soumis à enquête publique avant d'être approuvé puis mis en vigueur. Depuis 2001 le POS est remplacé par le PLU ou plan local d'urbanisme.

composition architecturale

L’expressivité alliée à la rigueur et à la maîtrise de l’architecture, traitée comme une composition plastique, qui cependant ne sacrifie en rien à la fonctionnalité et à la qualité des usages, ne sont pas sans faire référence à l’architecture du Mouvement moderne*, plus spécialement aux avant-gardes du Bauhaus* ou au mouvement hollandais De Stijl*.
Les volumes semblent en effet engendrés par l’articulation de différents plans verticaux, horizontaux, obliques, traités comme de simples écrans ou au contraire comme des plans épais retravaillés (évidés, creusés…). C’est ce travail des plans étirés, articulés entre eux qui donne la sensation d’épaisseur et de volume. La volumétrie puissante est marquée par des décrochements, en façade sud surtout, à la manière d’une sculpture, d’un volume brut qui aurait été modelé, creusé et taillé, le pignon s’avançant vers la rue comme une proue, générant un vaste auvent d’accueil. La volumétrie d’ensemble de la composition s’insère toutefois dans l’environnement proche des immeubles à la volumétrie très simple tant par l’échelle que par la forme, dont elle parvient néanmoins à atténuer la verticalité et adoucir la rigueur.
Dans cette architecture expressive, le raffinement des structures « aériennes », le soin du détail, confèrent légèreté et subtilité à l’ensemble et concourent à une écriture architecturale de lignes tendues, vive, précise. Il en est ainsi de la résille métallique de la façade sur cour qui filtre et adoucit l’ensoleillement au sud, et masque la lecture des menuiseries ainsi que des étages en façade.
Les soubassements marquent l’assise de l’équipement affirmant la stabilité de celui-ci qui devient ainsi un espace rassurant et protecteur. Ils permettent aussi une transition entre le sol et le bâtiment, entre l’environnement et l’architecture. Les parties en contact avec les espaces publics sont traitées en brique ou pâte de verre, les zones peu exposées, en enduit.
Le soubassement permet aussi une mise à distance des locaux d’enseignement du côté du mail futur. Son épaisseur peut être interprétée comme une métaphore de l’institution qui veut offrir une image forte et rassurante. C’est un bâtiment qui affirme clairement et de façon lisible sa fonction d’équipement public – scolaire.

Dans ce projet, l’architecture d’une grande maîtrise, allie à la fois liberté et cohérence, expressivité et retenue, générosité et fonctionnalité, et respect des usages, mouvement et stabilité... Ainsi, à travers la variété et la diversité des notions mises en oeuvre, l’architecture devient support d’imaginaire pour ses utilisateurs aussi bien que pour les habitants.
Avec J.-F. Pousse (« Il est urbain» T&A n°476) il est possible de résumer ainsi les objectifs qui semblent avoir présidé à la conception de ce collège : « rassurer sans rigidifier, protéger sans l’afficher, surveiller en accueillant, orienter sans diriger, (…) articuler en souplesse, prendre la lumière avec adresse… »


Façade principale et cour de récréation
© M. Derouault

Façade sur le futur mail
Lipa & Serge Goldstein
 
Mouvement moderne : le Mouvement Moderne désigne la nouvelle architecture de la première moitié du XXe siècle et dont les principes fondamentaux sont les formes plutôt cubiques et lisses, le fonctionnalisme et le rejet de l'ornement.


Préau
© Philippe Ruault
 
Bauhaus : fondé en 1919 en Allemagne, le Bauhaus, littéralement « maison de la construction» est une école d’art d’avant-garde qui étend ses recherches à tous les arts y compris aux arts appliqués avec pour objectif de les intégrer à l’architecture. Les principes en sont de mettre en harmonie exigences fonctionnelles et esthétiques, la forme devant être l’expression de la fonction qu’elle abrite. Il s’agit autant d’explorer les potentialités des matériaux - y compris ceux issus de l’industrialisation – que leur combinaison avec une nouvelle esthétique des lignes, des surfaces et des volumes. Le bâtiment abritant le Bauhaus est l’édifice-manifeste du mouvement, mais le véritable lieu d’application doit être l’architecture socialement engagée


Vue d'ensemble
© Philippe Ruault
 
De Stijl : au Pays-Bas s’est développé dans les années 20 un des plus importants mouvement de l’art moderne porté par le groupe De Stijl. Son ambition est de rapprocher la peinture et l’architecture pour définir un langage qui s’appuie sur un équilibre visuel des lignes horizontales et verticales en particulier, susceptible selon De Stijl d’exercer une influence positive sur la vie sociale. Leur expérience a contribué de façon déterminante à la définition d’un nouveau langage architectural.

ORGANISATION DES ESPACES DU COLLÈGE

La composition articule deux bâtiments, l’un dédié à l’enseignement, l’autre constituant un pôle de regroupement des fonctions complémentaires du collège : demi-pension, salle d’éducation physique et sportive et logements de fonction. Les deux bâtiments sont reliés par une galerie couverte longeant la cour.
L’entrée du collège est précédée d’un parvis sous porche faisant partie de la composition d’ensemble. Traitée avec soin, la limite avec l’espace public est constituée d’une grille qui s’intègre dans une composition d’esprit très graphique : les éléments maçonnés servent à la fois d’éléments de transition avec l’espace public et de support à la signalétique soignée du collège (dénomination du collège, devise républicaine, adresse, panneau d’affichage, boîtes à lettre).

Le principe adopté est celui d’un bâtiment d’enseignement regroupant les locaux d’enseignement sur trois niveaux (rez-de-chaussée et 2 étages). Le hall d’accueil dessert les espaces de la vie scolaire, le préau, la salle polyvalente, la salle d’étude, et la Segpa. Conçu sur une double hauteur, il laisse entrevoir le CDI.

 

Le hall
© Philippe Ruault
 

La SEGPA est intégrée dans le corps de bâtiment principal dont l’épaisseur permet de distribuer locaux et salles de classes de part et d’autre d’une circulation centrale large (3m95) bénéficiant de différents dispositifs favorisant le plus possible l’éclairage naturel.


Plan du rez-de-chaussée
Caue 93 - Lipa & Serge Goldstein
 

CDI
© Philippe Ruault
 

Coupe longitudinale
Lipa & Serge Goldstein
 

Le 1er étage accueille le CDI, les salles d’enseignement général, de musique, de technologie et d’informatique et l’administration directement accessible depuis le hall par un escalier privatif.


Plan du premier étage
Caue 93 - Lipa & Serge Goldstein
 

Au 2e étage sont distribuées les salles d’enseignement général, les locaux des professeurs, les sciences et la salle d’art plastique.


Plan du deuxième étage
Caue 93 - Lipa & Serge Goldstein
 

Quatre des cinq logements de fonction occupent deux petits immeubles jumeaux au-dessus du second bâtiment, le logement du gardien et la loge sont intégrés au corps de bâtiment principal.
Les places de stationnement (y compris celles des logements) sont abritées en sous-sol


Entrée du collège et pignon
© Philippe Ruault
 
ESPACES INTÉRIEURS

Le projet attache une grande importance à la qualité de l’ensemble des espaces ainsi qu’à la lumière naturelle. Ainsi les circulations généreuses bénéficient-elles de l’éclairage naturel zénithal au 2e étage, tandis que le plancher composé d’une large bande en pavé de verre diffuse la lumière naturelle vers le couloir de l’étage inférieur.
De plus, le carrelage utilisé en revêtement mural des couloirs, réfléchit par sa brillance la lumière zénithale pour la diffuser de façon homogène dans l’espace des circulations, contribuant ainsi au bon éclairage des locaux.
Des vues sur des patios enrichissent la circulation distribuant les locaux de la Segpa.


Le hall
© Philippe Ruault
 

Circulation au 2e étage
© Philippe Ruault
 

Détail
Lipa & Serge Goldstein
 
MATÉRIAUX, COULEURS

Dans ce projet, les architectes ont privilégié le blanc, les tonalités de gris et le noir qui, selon leurs propres termes «  inspirent le respect, et des matériaux nobles avec des effets de brillance et de transparence ». À travers la mise en oeuvre de qualité, grâce à la durabilité des matériaux et au soin apporté à la polychromie*, ils témoignent de leur souci de rompre avec une certaine banalité et le désordre apparent de la banlieue pour affirmer le statut d’équipement public du collège, son rôle de repère dans la ville.
On peut aussi voir dans ce travail sur les matériaux, un prolongement des recherches du Mouvement moderne* et notamment de l’architecture rationnelle de Ludwig Mies van der Rohe*, par exemple, qui, dès 1929 dans le pavillon de l’Exposition universelle de Barcelone exploite de façon subtile les réactions des matériaux à la lumière (carrelages, métal plein ou en résille, etc.): changements de vibration de la lumière, ombre, opacités, transparences des vitrages, reflets, etc.

Détail des matériaux mis en oeuvre :
Structure (murs, poteaux, planchers) en béton
Toitures terrasse
Façades en béton préfabriqué blanc poli, revêtements de plaquette briques, enduit, pâte de verre, maille inox
Menuiseries en aluminium laqué


Façade principale, détail de la résille
© M. Derouault
 
polychromie, polychrome : résultat de l'association d'une variété de couleurs


Circulation à l'étage
© Philippe Ruault
 
L. Mies van der Rohe : cet architecte allemand (1886-1969) a dirigé le Bauhaus. Il est un des principaux protagonistes de l’architecture et l’esthétique nouvelles prônées par le Bauhaus. Animé par la recherche d’une perfection à la rigueur ascétique, son art culmine dans le pavillon pour l’Exposition internationale de Barcelone en 1929, une oeuvre libre et harmonieuse qui exalte les matériaux dans leur gamme infinie de réactions à la lumière.


 
LES ARCHITECTES DU COLLÈGE

Lipa et Serge Goldstein

Ce tandem d’architectes, frères dans le civil, ont installé leur agence à La Courneuve en 1982 et conçoivent leurs oeuvres à deux, dirigent à deux, suivent les chantiers à deux. Lauréats du concours PAN (Programme architecture nouvelle) en 1980, ils accèdent à leurs premières commandes, sur le thème du logement, à Reims, puis réalisent des programmes en Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne et en province.
Leur expérience, d’abord établie sur leur savoir-faire en matière de logements, s’est élargie depuis dans le domaine des équipements publics, notamment scolaires.
Élaborée dans le souci du contexte où elle prend place, et surtout de créer de véritables lieux de vie, leur architecture explore différentes directions depuis les réalisations épurées dans la veine du Mouvement moderne - jusqu’à celles d’inspiration plus expressionniste ou futuriste, revendiquant l’ornementation, comme à Reims l’immeuble de logements « Goldorak », sorte de machine chromée et ludique.

Logements en banlieue parisienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne
Réhabilitation de logements à La Courneuve, rue Joliot-Curie - 1991
Logements à La Courneuve, rue Saint-Just - 1993
Logements à La Courneuve, îlot rue Parmentier, rue St-Just, rue H.-de-Balzac, bd Pasteur, ZAC de l’Orme-Seul – 1996
Logements à Drancy, rue Sadi-Carnot, rue Raymond-Lefebvre, 1997
Logements à Saint-Ouen, 169 bd Victor-Hugo - 2001
Logements à Tremblay-en-France, Vert-Galant, 2001
Rénovation de la Cité Salvador-Allende à Villetaneuse réalisée par Adrien Fainsilber en 1974, 2005
Logements à Arcueil rue Raspail, 1999
Logements à Arcueil rue du Général de Gaulle, 2008

Équipements en banlieue parisienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne
Collège Jean-Pierre-Timbaud à Bobigny, 1995 et 2006
Conservatoire régional de musique, Aubervilliers-La Courneuve, 1989
Collège Jean-Moulin à Montreuil, rue Jean-Moulin, 2004
Groupe scolaire Jean-Louis Marquèze, Limeil-Brévannes, rue J.-M.-Prugnot, 2007

Réalisations en province
Logements, rue des Moulins, Reims,1993
Logements, Laon Blavier, Reims,1997
Logements, rue Jan Pallach, rue du Mt d’Arène, rue Ernest-Renan, Reims,1988
Médiathèque Croix-Rouge, Reims, 2003
Réhabilitation du théâtre de Saint-Lô, 2000
Pôle d’activités et de services, boulevard de la Paix, Amiens, 2002
Rénovation-extension de l’hôtel de ville de Trélazé, Angers, 2004
Médiathèque de Limay, 2007

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Jean Moulin
1899-1943

Fondateur et premier président du Conseil national de la Résistance, Jean-Moulin fut aussi le plus jeune préfet de France (1937). Mais c’est avant tout comme symbole de la résistance que celui qui fut l’un des plus illustres résistants français est entré dans la légende.
À la suite d’une trahison, Jean Moulin fut arrêté et torturé par la Gestapo en juin 1943 et mourut la même année au cours de son transfert en Allemagne. Ses cendres furent déposées au Panthéon en 1964, André Malraux, honorant sa mémoire, prononça à cette occasion un discours célèbre qui reste comme un des grands discours de la république.

« Entre ici Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle – nos frères dans l’ordre de la nuit… »

 

 
 
 
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