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COLLÈGE MARCELIN BERTHELOT

programme d'origine : groupe scolaire
programme actuel : collège 700
code site IA : 0931210K
autre(s) collège(s) à Montreuil : Jean Jaurès, Jean Moulin, Georges Politzer, Marais de Villiers, Lenain de Tillemont, Colonel Fabien, Paul Eluard, 9e collège en construction


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage (1890) : Ville de Montreuil
Architectes (1890) : Alexandre Borgeaud et Frédéric Marin
Maître d'ouvrage (1949) : Ville de Montreuil
Architectes (1949) : Pierre Andra et Paul Marme
Maître d'ouvrage (1968) : Ville de Montreuil
Architectes (1968) : Pierre Andra et Paul Marme
Maître d'ouvrage (1970) : Ville de Montreuil
Architectes (1970) : Pierre Andra et Paul Marme


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 21
salles de sciences : 2
salles de technologie : 3
salles d'informatique : 2
salles d'enseignement artistique : 2
logements de fonction : 2

Coûts : non connus

Le collège Marcelin Berthelot occupe les bâtiments d’un groupe scolaire dont l’essentiel date de la fin du XIXe siècle et qui a gardé, depuis la rue, l’aspect des écoles de la IIIe République malgré des agrandissements successifs. La création d’un CES en 1970, devenu collège en 1977, a nécessité le partage des bâtiments avec l’école primaire. Aujourd’hui les équipements s’imbriquent dans cet ensemble qui abrite également un théâtre, sans que cela apparaisse en façade depuis la rue.

 

1890 construction du Troisième groupe scolaire

Maître d'ouvrage : Ville de Montreuil
Architectes : Alexandre Borgeaud et Frédéric Marin


PROGRAMME DU GROUPE SCOLAIRE D'ORIGINE

Troisième groupe scolaire construit à Montreuil, cette école reste dénommée ainsi, dans les textes comme dans les plans, avec comme précision, sa situation rue Colmet-Lépinay. La rue est rebaptisée Marcelin Berthelot en 1907 ainsi que l’école.
Sa construction a donné lieu à un concours national en 1886, ouvert à tous les architectes, diplômés ou non. L’annonce parue dans les principales revues spécialisées de l’époque, Moniteur des Architectes, Revue des travaux publics, etc., a reçu 31 réponses. C’est l’équipe A. Borgeaud et F. Marin qui est choisie en janvier 1887. L’école entre en service en 1890. Elle comprend une école primaire pour filles et garçons, une école maternelle et une salle des fêtes, aménagée en 1903. Le programme du concours comportant un gymnase, il est possible que ce dernier ait été transformé ultérieurement en salle des fêtes.
En 1904 - 1905, l’école comprenait neuf classes de garçons et huit de filles ainsi que quatre classes complémentaires (les seules de la commune). Ces classes étaient déjà sur occupées : environ 50 élèves en moyenne. Pour l’école maternelle qui comptait quatre classes, la situation était pire : 94 enfants par classe en moyenne. Notons que le concours préconisait des classes d’une capacité de 40 élèves et exceptionnellement de 50. Cette situation résulte des difficultés de la ville de Montreuil qui devait faire face à la fois à son expansion démographique et à l’augmentation d’élèves résultant des lois Jules Ferry (1880 et 1882). Avant 1908, elle se dotera de quatre autres groupes scolaires.


Rue Marcelin-Berthelot
Inconnu - Musée d'histoire vivante de Montreuil
 

Annonce du concours
Inconnu - Archives municipales de Montreuil
 

Plan de construction
B&P Dioudonnat - Archives municipales de Montreuil
 
PARTI ARCHITECTURAL DU GROUPE SCOLAIRE D'ORIGINE

L’école est située dans le Bas Montreuil à proximité du métro Croix-de-Chavaux et à peu de distance du centre ville. A l’époque de sa construction l’industrialisation du secteur était déjà bien amorcée. Le premier terrain choisi, rue du gazomètre a été refusé par la préfecture selon les décrets circulaire du 30/07/1858 et du 19/01/1875 sur l’implantation des établissements scolaires, en raison de la proximité de l’usine Bloc, classée dangereuse, insalubre et incommode*. Un gymnase municipal sera construit à cet endroit (rue du Sergent-Bobillot). Le terrain finalement choisi est acquis en 1886. C’est une parcelle irrégulière, en longueur. Elle s’étend le long de la rue Marcelin-Berthelot, bornée par les rues de Vincennes et de la Fédération. Notons cependant le voisinage avec les usines de pelleterie Chapal frères et Cie, ouvertes en 1857 entre les rues Kléber et de Vincennes.

L’école maternelle est implantée à l’angle de la rue de la Fédération, dans la partie la plus étroite du terrain. Elle est séparée de l’école primaire par une cour.
L’école primaire est organisée en « U ». Sa façade principale s’étend le long de la rue Marcelin Berthelot. L’aile gauche (école des filles) se retourne à l’intérieur de la parcelle, face à la maternelle, tandis que l’aile droite (école de garçons) longe la rue de Vincennes. La façade principale est axée sur un pavillon central, marqué par un fronton à volutes* surmonté d’un clocheton qui porte l’inscription, gravée dans la pierre « Ecoles communales laïques ». La devise « Liberté - Egalité – Fraternité » est gravée entre les deux entrées, seulement marquées par un auvent. Tous les bâtiments ont un étage et des toitures à deux pans, à l’exception des deux pavillons d’angle, qui s’élèvent sur trois niveaux et sont coiffés de toits à quatre pans. La salle des fêtes, s’étend à l’arrière et sépare les cours des garçons et des filles.

L’école a les caractéristiques des établissements de la Troisième République : symétrie, austérité des façades, succession de baies verticales, implantation des bâtiments le long des rues afin de refermer l’établissement sur lui-même et en même temps de monumentaliser sa présence dans la ville. Conformément au courant rationaliste* dont l’architecture scolaire de l’époque suivait les préceptes, chaque fonction devait être lisible en façade. Pour cela, les architectes ont pallié l’uniformité des volumes et des matériaux par un traitement différent des ouvertures en jouant sur leur taille et la forme des linteaux. Les façades sur rue sont en pierre de taille avec un discret parement de brique, en linteaux des fenêtres ou bien formant des bandeaux. Le décor des linteaux diffère selon les baies. L’ornementation la plus soignée apparaît sur les parties les plus visibles, les pavillons, avec notamment des allèges ornées de fleurons en céramique. Des bandeaux de pierre, entre chaque étage, donnent un rythme horizontal à l’ensemble. Les soubassements sont en meulière. Les seuls documents graphiques conservés, ceux de l’entreprise de maçonnerie B&P Dioudonnat, précisent que jusqu’à cinq sortes de pierre ont été employées.
Les façades sur cour sont en meulière, avec un décor de brique en linteaux ou formant des meneaux* pour les baies du premier étage.

Les plans d’étages les plus anciens conservés datent de 1932. Ils ont été dressés par l’architecte communal Florent Nanquette, chargé d’un projet d’agrandissement qui ne se fera pas. Peu détaillés, ils montrent une distribution conforme aux règlements régissant les écoles de la Troisième République : accueils et locaux des deux directions dans le pavillon central, préaux de part et d’autre, et dans les ailes en retour, trois salles de classe de chaque côté ; au premier étage, huit salles de classes côté filles et neuf côté garçons, desservies par deux escaliers et des couloirs côté cour. Les logements des directeurs étaient situés au deuxième étage des pavillons d’angle. Le règlement du concours indique que chaque élève devait disposer de 1,25 m2 et plus de 5 m3 d’air, ce qui représente le minimum selon le règlement de 1880. Les plafonds des classes sont hauts, environ 4 m. Les classes reçoivent un double éclairage, grâce aux fenêtres sur la rue mais aussi côté couloir.

Une municipalité socialiste est élue en 1904. Répondant à des revendications de la population ouvrière, elle crée des classes de garde du soir et des classes de vacances dans toutes les écoles, ainsi que deux patronages laïques pour les garçons dont l’un au groupe Marcelin Berthelot. La même année une cantine est ouverte dans chaque école de la mi-novembre à la mi-avril, gratuite pour les indigents (1/3 des enfants).
L’école a servi d’hôpital provisoire en 1915 pendant la première guerre mondiale.


Pavillon central
C Katz/CAUE93
 
Dangereux, insalubres et incommodes : Classement des établissements industriels présentant un danger pour la sécurité des riverains, y compris environnemental. Un arrêt de la préfecture de police de la Seine de 1806, ordonnait le classement des manufactures du département en quatre catégories.


Vue depuis la maternelle
Inconnu - Musée d'histoire vivante de Montreuil
 
Volute : Ornement enroulé en spirale dont l'origine se trouve dans les chapiteaux ioniques


Fronton du pavillon central
MF Laborde/ CAUE93
 

Angle rue de Vincennes
Inconnu - Musée d'histoire vivante de Montreuil
 
rationalisme : en architecture, courant né à la fin du XIXe siècle et dont la démarche consiste à élaborer la conception et la réalisation des bâtiments en fonction des nouvelles données de la civilisation industrielle


Rue Marcelin-Berthelot
MF Laborde/ CAUE93
 
meneau : montant vertical en général en maçonnerie qui divise une ouverture ou une fenêtre en plusieurs parties


Côté cour, aile de 1890
MF Laborde/ CAUE93
 

Couloir, aile rue M. Berthelot
MF Laborde/ CAUE93
 

1949 agrandissement du groupe scolaire Marcelin Berthelot

Maître d'ouvrage : Ville de Montreuil
Architectes : Pierre Andra et Paul Marme


Le 27/11/1930, par délibération du conseil municipal, l’agrandissement du groupe scolaire était déjà décidé. Le maire décrit une école comprenant alors 23 classes dont « deux dans des locaux prévus pour une autre destination » et le manque de services généraux. Florent Nanquette, établit plusieurs projets en 1932 puis en 1936, qui ne seront pas réalisés. Le plus ambitieux (1932) prévoit la suppression d’une partie des toits, remplacés par des terrasses pour l’héliothérapie*. Les façades proposées sont assez modernistes. La salle des fêtes est récupérée pour y installer le réfectoire des garçons et celui des filles qui servira aussi à l’enseignement ménager et un laboratoire de physique chimie. L’existence de trois classes « provisoires » en bois dans les cours, est attestée sur les plans. Malgré l’avancée du projet et le budget prévu dès 1930, il faut attendre l’après-guerre pour que les travaux d’agrandissement soient exécutés. Avant-guerre, seules la réfection des cours et la construction de WC sont réalisés. Le terrain pour l’agrandissement est acheté en 1933.

Les architectes communaux P. Andra et P. Marme, qui ont succédé à F. Nanquette, reprennent les projets d’agrandissement en 1947. Leurs plans sont acceptés par délibération du 5/4/1949 et les travaux achevés la même année. Les ailes en retour, de chaque côté, sont surélevées d’un étage et prolongées de cinq travées, côté filles et de six, côté garçons. Le projet comporte la création de 12 classes supplémentaires (6+6). Les classes, deux par étage, sont dessinées dans le prolongement des salles existantes, avec un escalier aux extrémités du bâtiment. Côté garçon, rue de Vincennes, entre les parties anciennes et neuves est créé un porche au rez-de-chaussée, avec à chaque étage des sanitaires. Ce porche servira d’entrée principale quand une partie des locaux deviendra collège. Cette aile suit le tracé de la rue tout en s’incurvant légèrement au niveau du porche.
Les liaisons en façade sont habilement conçues, tout en étant très lisibles. Côté rue, les murs sont en roche de Saint-Maximin, taillée et appareillée à l’identique de l’ancien. Le soubassement est en meulière. Le dessin des baies et leur décor sont simplifiés, même si l’on retrouve la brique monochrome qui habille les trumeaux. Les fenêtres sont plus petites et rectangulaires au rez-de-chaussée, plus hautes au deuxième. Elles sont reliées par des bandeaux de ciment, en linteau et en appui. Ici les bandeaux ne jouent plus sur l’horizontalité des façades mais forment un cadre à un groupe de quatre travées.
Côté cour, les murs sont en meulière, avec un même ordonnancement. Les travées d’escalier et du porche sont en brique de Dizy, avec une frise géométrique sur les allèges.
A l’exception d’un mur pignon ajouté en 1968 rue de Vincennes et des châssis des fenêtres changés, les façades sur rue apparaissent telles qu’elles étaient en 1890 rue Marcelin Berthelot et, en 1949 rue de Vincennes. La qualité de la construction leur a assuré une pérennité remarquable. Leur long déroulé offre un exemple assez pur de l’architecture scolaire de la Troisième République, souvent appelée « Jules Ferry ». Pendant l’occupation les bâtiments ont été à nouveau rattrapés par l’histoire. Lors de la rafle du Vel d’Hiv’ les 16 et 17 juillet 1942, la salle des fêtes a servi de lieu de rassemblement des Juifs, avant leur transfert au camp de Drancy et leur déportation.


Bâtiments de 1890 et de 1949
MF Laborde/ CAUE93
 
Héliothérapie : Traitement par la lumière et la chaleur du soleil. Préocupés par les questions de santé, les architectes de l'Entre-deux-guerres ont souvé réfléchit à l'aménagement des toits, dans les programmes scolaires ou de logemenst sociaux.


Théâtre
MF Laborde/ CAUE93
 

Classe de CE2. 1957
Inconnu - Collection privée
 

Côté cour, aile de 1949
MF Laborde/ CAUE93
 

Entrée du collège
MF Laborde/ CAUE93
 

Côté cour, rue de Vincennes
MF Laborde/ CAUE93
 

1968 nouvel agrandissement du groupe scolaire Marcelin Berthelot

Maître d'ouvrage : Ville de Montreuil
Architectes : Pierre Andra et Paul Marme


Alors que les travaux ne sont pas encore achevés, en 1949, le conseil municipal demande déjà la création de quatre classes supplémentaires pour « la plus importante école de Montreuil ». En 1960, sont évoqués de nouveaux projets d’agrandissement, pour le groupe scolaire « le plus surchargé de Montreuil ». En effet, à la rentrée de 1959, l’école comprend 11 classes de cours complémentaire de garçons et 13 de filles ; 13 classes de primaire pour les garçons et 12 pour les filles pour un effectif total de 1 633 enfants. Les préaux ont été subdivisés en classes et il n’y a ni réfectoires ni salle de gymnastique. Un terrain pour l’extension est acquis en 1960, mais il faut attendre 1968 pour qu’un bâtiment neuf soit édifié dont l’architecture se démarque radicalement de celle des édifices antérieurs. C’est un bâtiment de trois étages, couvert d’un toit à un pan de faible pente implanté en fond de parcelle le long des cours. Parallèle à la rue Marcelin Berthelot, il vient s’accoler à l’aile de la rue de Vincennes. Seul un pignon apparaît de l’extérieur, rue de Vincennes. La façade sur cour en pan de béton armé, avec remplissage en brique creuse, est composée de 35 travées séparées par des poteaux et soulignées horizontalement par des bandeaux en béton. Répétitive et monochrome, elle est animée par le jeu des pleins et des vides et celui des menuiseries. Un auvent marque une séparation pour le rez-de-chaussée.
Ce vaste bâtiment est représentatif de son époque, marquée par la rationalisation poussée des techniques de construction et l’industrialisation de l’architecture scolaire. Il abrite au rez-de-chaussée les réfectoires et cuisines, au 2e étage et sur deux hauteurs, deux gymnases ainsi que 6 classes et des sanitaires. Aujourd’hui, il est relié par une passerelle métallique à la salle des fêtes dont l’extrémité a été surélevée pour y créer deux classes, vraisemblablement avant 1939.


Bâtiment de 1968. La passerelle.
MF Laborde/ CAUE93
 

Le gymnase aux 2e et 3e étages
MF Laborde/ CAUE93
 

Bâtiments de 1968 et de 1949
MF Laborde/ CAUE93
 

Gymnase
MF Laborde/ CAUE93
 

1970 création du CES Marcelin Berthelot. Une partie des bâtiments reste occupée par l’école primaire. La maternelle est conservée.

Maître d'ouvrage : Ville de Montreuil
Architectes : Pierre Andra et Paul Marme


Au cours des années 1970, les transformations dans l’organisation de l’enseignement nécessitent des aménagements qui n’affecteront pas les bâtiments en façade. Le groupe scolaire qui comprenait des classes de CEG* et d’enseignement industriel, devient en partie un CES* à la rentrée de 1970. Sept ans plus tard, celui-ci devient collège et des travaux « indispensables à la vie autonome de l’établissement nationalisé et permettant une gestion rationnelle » sont effectués : aménagement de bureaux, d’une infirmerie, d’une loge et d’un logement de gardien (rue de Vincennes).
La séparation d’avec l’école primaire, restée côté filles, s’est opérée par un partage des bâtiments anciens et nouveaux, rendu possible par l’introduction de la mixité dans l’institution scolaire. Une grille sépare les cours à l’arrière de l’ancienne salle des fêtes, devenue théâtre municipal Marcelin Berthelot en 1979. Dans le bâtiment de 1968, chaque établissement a gardé un réfectoire mais toutes les salles de classe du premier étage sont occupées par le collège. Ce dernier a conservé un gymnase tandis que l’autre sert à la ville. Dans l’aile Marcelin Berthelot, le collège occupe 11 travées au rez-de-chaussée et 15 au premier étage. Les entrées sont dissociées. Théâtre, école primaire et collège sont ainsi imbriqués sans que cela apparaisse en façade depuis la rue.


plan masse
CAUE 93
 

Salle de classe, côté cour
MF Laborde/ CAUE93
 

rez-de-chaussée
CAUE 93
 

1er étage
CAUE 93
 

2e étage
CAUE 93
 
LE COLLÈGE DANS SON ENVIRONNEMENT AUJOURD’HUI.

Ce secteur du Bas Montreuil a opéré depuis plusieurs années une reconversion économique accompagnée d’une certaine gentryfication. Les anciennes usines sont reconverties en lofts, ateliers d’artistes ou locaux pour de petites entreprises comme les anciens établissements Chapal, réhabilités. Le paysage est composite. Petit habitat et grands immeubles, anciens ateliers et usines cohabitent dans un quartier desservi par des rues anciennes, étroites, à l’exception de l’avenue du Président Wilson, plus récente, qui mène directement au centre ville. Face aux écoles, rue Marcelin Berthelot, des immeubles de logement, hauts, ont été construits en recul par rapport à l’alignement, et un jardinet occupe la largeur gagnée sur le trottoir, offrant un meilleur dégagement sur la façade. A l’exception de cet immeuble, datant sans doute des années 1970, la bonne conservation des écoles, la réhabilitation soignée du patrimoine industriel et des petits immeubles construits entre la fin du XIXe siècle et les années 1930, donnent à ce quartier une relative homogénéité.


Angle Marcelin-Berthelot et de Vincennes
C Katz/CAUE93
 

Les anciennes usines Chapal, rue de Vincennes
MF Laborde/ CAUE93
 

Salle de classe dans l'ancien préau
MF Laborde/ CAUE93
 

Rues Marcelin-Berthelot et de la Fédération
MF Laborde/ CAUE93
 

 
LES ARCHITECTES DU COLLÈGE

Alexandre Borgeaud et Frédéric Marin
1857- ?

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts en 1885, A. Borgeaud était architecte communal des villes de Saint-Mandé et de Vincennes, pour lesquelles il a bâti écoles et mairie (Saint-Mandé). Il a beaucoup construit à Paris et dans la banlieue est, écoles, immeubles de rapport et maisons particulières pour une clientèle fortunée. On retrouve de lui une grande villa de style néo-normand à Mers-les Bains (Somme). Il semble ne s’être associé à F. Marin que dans le cadre de ce concours. Ce dernier, architecte communal de Saint-Maur (94) y a construit des écoles. Il a participé à l’agrandissement de la mairie de Joinville-le-Pont. Il a également construit à Mers-les-Bains (avec J. Graf). Bien de leur temps, les deux hommes montrent une capacité à se plier aux programmes avec un certain goût pour l’éclectisme.

 
Pierre Andra et Paul Marme
1898-? Et 1894-?

Architectes de la ville de Montreuil. Pierre Andra succède à Florent Nanquette, démissionnaire, en 1936. Il est rejoint à ce poste par Paul Marme en 1949. P. Andra est architecte DPLG et restera à Montreuil jusqu’en 1968. Non fonctionnaires, ils sont chargés de la direction des différents services d’architecture, de voirie et d’hygiène de la ville. Ils doivent assurer une permanence, deux demi-journées par semaine, pour recevoir et conseiller le public. Pour cela ils perçoivent des indemnités annuelles, mais ils touchent des honoraires pour tous les travaux neufs dont la ville est maître d’ouvrage. Ils sont autorisés à conserver une clientèle privée.

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Marcellin (ou Marcelin) Berthelot
1827-1907

Chimiste, essayiste, historien des sciences et homme politique français, Pierre Eugène Marcellin Berthelot a été honoré des plus hautes récompenses. Lauréat de l'Académie des Sciences, professeur de chimie organique au Collège de France en 1865, membre de l'Académie de médecine en 1863, de l'Académie des Sciences en 1873, inspecteur général de l'enseignement supérieur en 1876, sénateur inamovible en 1881, ministre de l'Instruction publique en 1886, ministre des Affaires étrangères, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences en 1889. Marcellin Berthelot été élu à l'Académie le 28 juin 1900.
La graphie la plus courante est avec deux l, cependant on trouve également Marcelin Berthelot y compris de son vivant (son acte de naissante a disparu lors de l'incendie de l'Hôtel de ville en 1871). De fait on pourrait le confondre avec Marcelin Berthelot (1927-1997) l’homme politique, maire communiste de Saint-Denis.

 

 
 
 
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