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COLLÈGE ANATOLE FRANCE

programme d'origine : groupe scolaire de filles
programme actuel : collège
code site IA : 0930089S
autre(s) collège(s) aux Pavillons-sous-Bois : Eric Tabarly


CHRONOLOGIE

1932 : construction d’une école des filles
1944 : école et gymnase touchés par les bombardements de Noisy-le-Sec
1960 : extension et transformation de l’école en collège d’enseignement général (CEG) puis en CES
1980 : le CES devient collège
2014 : reconstruction du collège hors site (quai d'Amsterdam)


LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d’ouvrage (1932) : ville des Pavillons-sous-Bois
Maître d’ouvrage (1960) : ville des Pavillons-sous-Bois
Architecte (1960) : Edouard Hartané
Entreprise (1960) : Cossavella, Pavillons-sous-Bois
Maître d’ouvrage (2014) : Fayat Group pour le compte du Département de la Seine-Saint-Denis
Architectes (2014) : EPICURIA, Jean-Michel Buron
Entreprise (2014) : FAYAT Group


1932 construction

Maître d’ouvrage : ville des Pavillons-sous-Bois


CHRONOLOGIE

A l’instar d’autres collèges du département, le collège Anatole France est installé dans les locaux d’un ancien groupe scolaire. Il a en effet pris place dans l’école de filles construite en 1932 à côté de l’école de garçons Jean Macé, la plus ancienne école des Pavillons-sous-Bois dont la première classe fut édifiée en 1881 avant même la création de la commune (qui fut jusqu’en 1905 Bondy-la-Forêt). Dès 1935 l’école de filles Aristide Briand qui compte 10 classes est dotée d’un cours de préapprentissage, puis de classes d’enseignement technique. Plus tard, avec la mise en place progressive de la mixité dans les années 60, les filles rejoignent l’école Jean-Macé et les locaux sont attribués au CEG (collège d’enseignement général) Anatole France, qui devient collège Anatole France en 1980.

Si l’école Jean Macé est emblématique des équipements scolaires républicains que sont les écoles « Jules Ferry » édifiées entre le dernier quart du XIXe siècle et la Première guerre mondiale, le bâtiment du collège – anciennement école Aristide Briand - est quant à lui typique de l’architecture scolaire des années 30. Construit dans le prolongement de l’école de garçons, il est implanté en retrait de l’avenue dont il est séparé par un mur bahut surmonté d’une grille traditionnelle. Cette implantation réduit les nuisances de l’avenue, un axe de circulation important (RN 3) et a permis grâce à l’espace dégagé entre la clôture et l’établissement, plus récemment l’installation d’une piste de course.
Les écoles sont dotées dès l’origine d’un gymnase, attenant et perpendiculaire à l’école des filles, avec un pignon sur rue à l’architecture soignée. Très endommagé lors des bombardements de Noisy-le-Sec du 18 avril 1944, sa reconstruction décidée dans le cadre des dommages de guerre fait l’objet d’un premier projet en 1947 (Henri Larrieu, architecte) mais ne sera effective qu’en 1965. En effet, seules sont reconstruites dans l’immédiat après-guerre, les classes détruites lors du bombardement de 1944 qui, outre le gymnase atteignirent le pignon est de l’école, détruisant 2 classes totalement et 2 partiellement
Tel qu’on le voit aujourd’hui le gymnase de 1965 est un équipement-type en béton construit par Edouard Hartané (architecte de la station balnéaire de Gruissan avec Raymond Gleize) avec l’entreprise pavillonnaise Cossavella. Sa réalisation s’est inscrite dans un programme d’extension du groupe scolaire de 6 classes et d’un préau. Cette extension est greffée perpendiculairement à l’école existante avec le gymnase en retour, calé vers la limité nord de la parcelle

 

vue depuis l'avenue
CAUE 93/AP - ©CAUE 93
 

accès
CAUE 93/AP - ©CAUE 93
 

gymnase et terrains EPS
CAUE 93/AP - ©CAUE 93
 
L'ARCHITECTURE

L’architecture du collège est assez classique et tout-à-fait représentative des écoles des années 30. Un bâtiment principal simple de deux niveaux coiffé d’un toit à deux pentes et à croupes est flanqué d’un pavillon de style Art Déco couvert d’un toit terrasse. Le pavillon, d’échelle plus petite, assure une transition entre les deux l’école Jean Macé et l’ancienne école Aristide Briand dont les architectures, différentes, sont chacune emblématique de l’époque qui l’a vu construire.
La transformation de l’école en collège a entrainé un certain nombre de modifications et de remaniements intérieurs. Le bâtiment principal abrite l’ensemble des salles de cours et le CDI. Le pavillon, abritant à l’origine les logements des maîtres d’école, accueille encore un logement de fonction à l’étage, l’administration et la loge à rez-de-chaussée.
La façade principale n’est pas composée selon un axe de symétrie, disposition pourtant assez courante à cette époque. Seules les cheminées sont disposées symétriquement par rapport à l’entrée.
La construction édifiée selon les conceptions d’une époque où priment le tryptique rationalité, fonctionnalité et hygiénisme, laisse assez peu de place au décor sur les façades d’une austérité toute républicaine.
Seuls une discrète modénature* de briques et surtout le traitement de l’entrée surmontée d’un fronton Art Déco animent la façade. Le fronton qui scande une travée encadrée de pilastres soulignant l’entrée permet de monumentaliser cette dernière confirmant ainsi l’édifice dans son rôle de bâtiment public.
De part et d’autre de l’entrée la longue façade qui associe la brique et le béton déroule un alignement de percements identiques, de grandes baies comme les préconisait une époque encore marquée par la tuberculose, et donc soucieuse de laisser pénétrer le plus possible l’air et la lumière dans les bâtiments. La linéarité et l’horizontalité qui se dégagent de la composition sont confortées par la géométrie des fenêtres, le long bandeau clair courant le long de la façade à rez-de-chaussée, marquant les linteaux et le chaînage* du plancher, le couronnement* et sa corniche

 

entrée principale
CAUE 93/AP - ©CAUE 93
 

façade principale, détail
CAUE 93/AP - ©CAUE 93
 

2014 reconstruction du collège hors site (quai d'Amsterdam)

Maître d’ouvrage : Fayat Group pour le compte du Département de la Seine-Saint-Denis
Architectes : EPICURIA, Jean-Michel Buron
Entreprise : FAYAT Group


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Programme : collège 700
SHON : 8 430 m2
Surface du terrain : 11 856 m2
Coût de l’opération : 30,303 M€ TTC

 

vue d'ensemble
©Epicuria
 
PROCÉDURE ET PROGRAMME

La reconstruction du collège Anatole-France sur un nouveau site a été décidée dans le cadre du PEI adopté le 17 octobre 2010 pour la reconstruction ou modernisation lourde de 21 collèges par le Département.

 
Procédure : contrat de partenariat

Le contrat de partenariat retenu par le Département pour la construction des 12 collèges en PPP du PEI est un contrat administratif par lequel il confie à un groupement pour une période de 20 ans une mission globale ayant pour objet la construction, la maintenance de l’établissement.

 
Qualités environnementales et énergétiques

Collège biomasse : chaufferie mixte bois / gaz

 
Spécificités du programme

Cuisine centrale
Salle EPS plateau sportif extérieur
Passerelle en circulation douce sur le canal de l’Ourcq
Matériaux en façade : bardage en panneaux stratifiés

 
SOURCES

Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
Archives municipales des Pavillons-sous-Bois
Michel Mérille, Les Pavillons-sous-Bois, de Bondy Forêt aux Pavillons-sous-Bois, 100 ans d’histoire, Amarco Ed., ville des Pavillons-sous-Bois, 2004

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Anatole France
1844-1924

Anatole France est le pseudonyme d’Anatole François Thibault. Cet écrivain français est l’auteur de romans historiques ou de mœurs dont les plus connus sont, Le crime de Sylvestre Bonnard 1881, La rôtisserie de la reine Pédauque (1892), Les dieux ont soif (1912, Prix Nobel 1921) ou de textes de souvenirs comme Le livre de mon ami (1885). Il a également écrit pour le théâtre (Crainquebille, 1903). Thaïs (1890) a servi d’argument à l’opéra éponyme de Jules Massenet.

 

 
 
 
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