bandeau atlas des collèges
atlas du patrimoine dossiers > atlas des collèges > notice de collège >
COLLÈGE COLONEL FABIEN

programme d'origine : CES 1200 et SES 90
programme actuel : Collège 700 et Segpa 80 élèves
code site IA : 0931229F
autre(s) collège(s) à Saint-Denis : Jean Lurçat, Elsa Triolet, Pierre de Geyter, Henri Barbusse, Federico Garcia Lorca, La Courtille, Iqbal Masih, Intercommunal Pleyel en construction


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage (1971) : Ministère de l'éducation nationale
Architecte (1971) : Serge Magnien et Serge Lana
Entreprise (1971) : Coignet
Maître d'ouvrage (2008) : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué (2008) : Sodedat 93
Architecte de la rénovation-extension (2008) : Ignace Grifo
Bureau d'études techniques (2008) : Berim
Acousticien (2008) : Delage & Delage
Economiste (2008) : DJ AMO
Entreprise (2008) : Hervé Demathieu & Bard


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre brute : 10 734 m2
surface hors-oeuvre nette : 9 111 m2
surface utile : 6 151 m2
surface du terrain : 15 848 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 24
salles de sciences : 5
salles de technologie : 4
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 4
CDI et locaux associés : 202 m2
salle d'EPS : 300+120 m2
SEGPA : 9 salles + 3 ateliers
salle polyvalente : 132 m2
demi-pension : 497 m2
foyer des élèves : 50 m2
préau : 320 m2
plateau EPS : 3270 m2 (avec cour)
logements de fonction : 7

Coûts

coût global de l'opération : 13.25 M€ (2008)


Au nord-ouest de la commune, au cœur d’un quartier de logements collectifs et d’équipements scolaires, le collège Colonel Fabien jouxte le quartier du même nom conçu par l’architecte André Lurçat entre 1947 et 1967. Livré en 1971, il a été construit avec des procédés industrialisés. Sa rénovation a été l’occasion d’actualiser son image et d’en faire un bâtiment identifiable à la différence du collège d’origine, plutôt banal et en cela conforme à de nombreux établissements de cette période. Les locaux réhabilités avec soin d’un côté, les locaux neufs de l’autre, forment un ensemble cohérent et sobre qui permet à l’établissement de s’inscrire pleinement comme équipement public dans son quartier.
Le collège est situé sur un terrain assez vaste à l’angle des rues Maurice Thorez et Max-Jacob, desservi par cette dernière. Deux squares (le square Fabien à l’est, le square Couqueberg à l’ouest), les espaces plantés de la Cité Fabien et des quartiers proches, notamment au sud offrent un environnement très végétal.


Vue d'ensemble
Hervé Abbadie - © Grifo
 

vue aérienne
SPC - © CG93 - InterAtlas - Cities revealed (licence n° 0393CG93)
 

Cité Fabien
© caue93
 

1971 construction du collège

Maître d'ouvrage : Ministère de l'éducation nationale
Architecte : Serge Magnien et Serge Lana
Entreprise : Coignet


Le collège est à l’origine un CES 1200 avec une SES (Section d’éducation spécialisée) de 90 élèves. Au moment de sa construction, les CES ou collèges d’enseignement secondaire sont des établissements de taille importante de 900 à 1 200 élèves. Réalisés avec des procédés industrialisés* économiques agréés par le ministère de l’Éducation nationale, ils doivent permettre une réponse rapide aux besoins résultant de l’arrivée massive d’une classe d’âge dans l’enseignement secondaire. Ainsi, en 1972, au plus fort de la vague de construction des établissements scolaires on en construira 350, soit presque un par jour ! Le procédé ici mis en œuvre est celui de l’entreprise Coignet*. Dans ce type de procédure, l’architecte qui se voit attribuer la conception du collège a en fait pour mission d’adapter le procédé de construction de l’entreprise.
La construction du CES Fabien s’est inscrit à l’époque dans le plan d’aménagement d’une ZAC, au sud de la cité Fabien qui prévoyait également une importante opération de logements sur des terrains initialement occupés par des entrepôts et hangars. Le terrain affecté au collège était quant à lui libre de toute construction.
Les conceptions qui prévalent à l’époque, influencées par le fonctionnalisme*, préconisent une répartition des fonctions principales ou unités fonctionnelles du collège dans des bâtiments différenciés. L’établissement d’origine comporte 5 bâtiments répartis sur le terrain.
Deux bâtiments d’un rez-de-chaussée et trois étages sont dédiés aux activités d’enseignement y compris de la SES pour l’un d’eux, un bâtiment d’un étage à la demi-pension, un bâtiment d’un seul niveau (rdc), aux ateliers de la SES. Enfin, à proximité de l’entrée du collège, le bâtiment de quatre étages était réservé à l’administration et aux logements de fonction.

La disposition des bâtiments sur le terrain, celui des logements excepté, définit un patio* bordé de galeries à portiques* - élément original du projet - qui relient les bâtiments, donnant ainsi une certaine unité à l’ensemble. Ce dispositif atténue aussi la sévérité et le manque de convivialité qu’auraient induit de simples bâtiments isolés. Une sculpture réalisée dans le cadre du 1% artistique* a été installée au centre du patio.

Les 2 bâtiments d’enseignement sont des plots carrés avec un noyau central, regroupant escaliers et sanitaires, autour duquel se développent les circulations desservant les classes.
Ici, comme plus généralement dans les collèges industrialisés, l’architecture résulte à la fois des plans établis sur la base de «trames*» normalisées qui se traduisent aussi en façade et des contraintes d’une préfabrication lourde* soucieuse d’économie. Les façades résultent ainsi de la répétition en série de modules identiques en béton préfabriqués en usine incorporant ou non les ouvertures et montés sur place. Dans ce mode de construction, l’élément ou module de base de la façade - caractéristique du procédé et que l’on retrouve avec des variations dans chaque établissement selon l’entreprise attributaire du marché- laisse deviner le type de procédé industrialisé mis en œuvre, en dépit de son aspect impersonnel. Le panneau constitue en fait une sorte de « signature » de l’entreprise.
De même que les façades, l’ossature des bâtiments est en éléments lourds préfabriqués en usine. La structure est ainsi constituée de la façade porteuse avec ses panneaux identiques de 1m80 et, à l’intérieur, de murs porteurs parallèles aux façades, composés eux aussi de panneaux identiques et de même dimension. Ce principe permettait de rationaliser au maximum la fabrication des panneaux en usine.
La stabilité de la structure est également assurée par les parties pleines en façade, les murs des cages d’escalier et les chaînages* dans les planchers qui servent de contreventement*. Les menuiseries sont en général placées dans les panneaux de façade au moment du coulage du béton en usine


Plan masse
Caue 93 - © Grifo

Etat initial, enseignement et ateliers
© Agence Grifo

Etat initial, galeries, patio, 1/2 pension
© Agence Grifo
 

Vue sur le quartier
© caue93
 
procédé industrialisé, industrialisation : dès les années 60 la construction des établissements scolaires des premier et second degrés s'inscrit dans un contexte de forte poussée démographique qui contraint l’État, avec le Ministère de l’Éducation nationale d'entreprendre une politique de rationalisation de la construction: il faut construire vite, beaucoup et le plus économiquement possible. Un certain nombre d'entreprises du bâtiment s'engagent alors sur la voie de l’industrialisation et développent chacune leur propre procédé. Des bâtiments-types sont ainsi définis et agréés par le Ministère de l’Éducation nationale et réalisés dans le cadre des programmes de constructions scolaires industrialisées .

chaînage : élément de structure ceinturant les murs en pierre, bois ou métal noyé dans la maçonnerie qui empêche et leur dislocation et les fissures.


Etat initial, 1/2 pension
© Agence Grifo
 
urbanisme fonctionnaliste, fonctionnalisme : principe d'organisation spatiale identifiant et séparant chaque fonction dans la ville (habiter, travailler...), par extension localisant les fonctions d'un collège (enseigner, se restaurer...) dans des bâtiments séparés .

patio : à l'origine le patio ou atrium qualifie la cour centrale d'une maison dans l'antiquité. Mais on retrouve aussi cette forme architecturale dans différentes cultures et tout au long de l'histoire, utilisée dans différents types d'édifices pour désigner une cour intérieure le plus souvent carrée ou rectangulaire et souvent bordée d'une galerie.

galerie à portique : galerie dont la couverture est supportée par des colonnes ou des poteaux.


Etat initial, galeries et patio
© Agence Grifo
 
1 % artistique : depuis 1953, un dispositif législatif permet aux maîtres d'ouvrages des constructions publiques de consacrer 1% du montant HT des travaux de réalisation ou de réhabilitation d'un équipement au financement d'une oeuvre d'art par un artiste contemporain destinée à l'équipement réalisé.

trame : réseau constitué en plan de la répétition d'éléments de dimensions égales - correspondant le plus souvent aux points d'appui de la structure porteuse d'un bâtiment - et formant une sorte de grille ou quadrillage.

préfabrication lourde : procédé qui consiste à fabriquer en usine des éléments de construction en béton de dimensions importantes qui seront ensuite assemblés et montés sur le chantier (panneaux de façade, prédalles, escaliers, travées de ponts, etc.)


Etat initial, couloirs
© Agence Grifo
 
contreventement : ensemble des éléments permettant d'empêcher la déformation latérale d'une ossature.


2008 rénovation et restructuration en site occupé

Maître d'ouvrage : Département de la Seine-Saint-Denis
Maître d'ouvrage délégué : Sodedat 93
Architecte de la rénovation-extension : Ignace Grifo
Bureau d'études techniques : Berim
Acousticien : Delage & Delage
Economiste : DJ AMO
Entreprise : Hervé Demathieu & Bard


La réalisation de l’opération s’est déroulée en site occupé.

 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

Le parti de l’architecte propose une réhabilitation sobre et épurée, visant à réactualiser une architecture typique, issue de l’industrialisation du bâtiment. A partir des différentes composantes du collège, le projet offre ainsi un ensemble cohérent et d’une lisibilité aisée, à l’image renouvelée.
Un des objectifs de l’opération a en effet consisté à offrir une nouvelle identité et une image de l’établissement plus actuelle et plus moderne, sans toutefois en transformer trop radicalement le programme et le fonctionnement. Une autre partie du projet a consisté à mettre les bâtiments en conformité avec les normes actuelles et réglementations en vigueur

L’accueil et le parvis restructurés proposent d’emblée, dès l’entrée de l’établissement, un traitement contemporain afin de repenser la visibilité et l’image du collège dans le quartier. L’objectif a été de rendre perceptible depuis la rue son statut de bâtiment public. L’accueil est ainsi signalé par un grand portique qui relie et intègre les divers éléments et fonctions (la clôture, la loge, le pignon du gymnase,…) Ce dispositif reprend le vocabulaire des galeries à portiques* d’origine reliant les bâtiments du collège. Par son écriture contemporaine, le nouveau gymnase, en proue, participe également à cette nouvelle identité. Son implantation en périphérie du terrain, selon le principe adopté pour les bâtiments préexistants a permis de préserver la grande cour de récréation au centre de la composition.

Les interventions sur les bâtiments existants, mettent à profit les nouvelles exigences de fonctionnalité pour introduire des éléments plastiques, construire ainsi l’espace et personnaliser l’architecture relativement banale du collège, à travers un langage architectural sobre pour ne pas dire minimaliste.
Ainsi, les escaliers et ascenseurs extérieurs sont abrités dans de minces volumes aux lignes nettes, sortes de petites tours, décollées des bâtiments et reliés à eux par de fines passerelles. Ces « tourelles » se veulent à la fois signal et contrepoint par l’affirmation des lignes verticales dans un ensemble bâti où prédominent les lignes horizontales.
Les galeries à portiques, restaurées, jouent non seulement un rôle de liaison entre les bâtiments mais aussi d’éléments de transition entre ceux-ci et l’espace de la large cour plantée. Elles apportent également légèreté et cohérence à l’ensemble.
Outre la création des nouvelles circulations verticales, le travail sur les ouvertures, ici encore dans un registre épuré, a modifié l’aspect monotone et répétitif des panneaux des façades d’origine. Certains panneaux ont été déposés et remplacés par des baies toute hauteur affirmant les verticales (bâtiments d’enseignement, pignon de la demi-pension), pendant que les brise-soleil sur les baies existantes soulignent les horizontales et ajoutent une note de modernité. Cette transformation des façades qui a permis d’en recréer les rythmes et les lignes de force est soulignée par leur mise en couleur.
Le bâtiment de la demi-pension a été restructuré dans un langage résolument moderne, en particulier la façade du bâtiment. Une grande baie vitrée au dessin épuré en remplaçant une dizaine de panneaux d’origine recrée la façade et permet un apport supplémentaire de lumière naturelle, adoucie par des brise-soleil.


Vue d'ensemble et pignon de la 1/2 pension
Hervé Abbadie - © Grifo
 

Bâtiment enseignement A
Stephan Lucas - © Grifo
 
brise-soleil : dispositif développé par les architectes du Mouvement moderne formé de lamelles de béton ou métal, servant à amortir le rayonnement direct du soleil sur une façade. Le brise-soleil permet aussi un contact moins radical de la façade avec l'extérieur.


Parvis et salle EPS
Hervé Abbadie - © Grifo
 

Parvis et entrée
Hervé Abbadie - © Grifo
 

Entrée du collège
© Grifo
 

Demi-pension
Hervé Abbadie - © Grifo
 
ORGANISATION DES ESPACES

L’accès au collège se fait par le parvis réaménagé exclusivement réservé aux piétons, l’entrée de service et des logements par la rue Max-Jacob, l’accès des ateliers et du parking du personnel par la rue F.-Mauriac.
L’affectation des cinq bâtiments d’origine est restée sensiblement la même.

La restructuration des 2 bâtiments de trois étages dédiés à l’enseignement et notamment leur nouvelle distribution a permis d’en éclairer naturellement les circulations. De plus, le traitement des circulations verticales extérieures intégrant un ascenseur permet l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
Le bâtiment d’enseignement donnant sur la cour (bâtiment A) accueille à rez-de-chaussée l’administration et, les locaux de la vie scolaire côté cour de récréation pour en assurer une vision d’ensemble. Au 1er étage sont regroupées les salles de cours de la Segpa. Le 2e étage comprend les salles de sciences, le 3e des salles d’enseignement général et la salle informatique.
Le second bâtiment d’enseignement calé au nord-ouest du terrain, plus à l’écart et au calme (bâtiment B) héberge les locaux des professeurs et le CDI au rez-de-chaussée, au 1er étage les salles d’enseignement général et les salles de sciences. Au 2e étage, les salles de technologie et quelques salles d’enseignement général, au 3e étage, les salles d’art et quelques salles d’enseignement général.
Un escalier de secours métallique a été créé à l’arrière des bâtiments enseignement.
Le bâtiment regroupant les ateliers de la SEGPA a été rénové.

Tout en restant à l’étage du bâtiment de la demi-pension, le restaurant scolaire a en effet été repensé et bénéficie de plus de lumière naturelle et de vues sur l’extérieur grâce à sa nouvelle façade largement vitrée. Son accès se fait par un escalier extérieur. Dans ce bâtiment, la salle polyvalente est à l’étage et le préau à rez-de-chaussée.

Un gymnase neuf accueille les activités d’EPS.
Le bâtiment des logements de fonction accueille également des fonctions propres au collège. L’espace dédié aux parents, le pôle médico-social, des locaux du personnel occupent le rez-de-chaussée et une partie du 1er étage. Les autres étages restent réservés aux logements. Ceux-ci bénéficient d’un accès individualisé et de leur propre stationnement.


Plan du rez-de-chaussée
Caue 93 - © Grifo

Plan du 1er étage
Caue 93 - © Grifo
 

Plan du 2e étage
Caue 93 - © Grifo
 

Plan du 3e étage
Caue 93 - © Grifo
 

Vue d'ensemble
Hervé Abbadie - © Grifo
 

Ateliers de la SEGPA
Stephan Lucas - © Grifo
 

La demi-pension
Stephan Lucas - © Grifo
 

La salle EPS
Stephan Lucas - © Grifo
 

Nouvelles circulations verticales
Hervé Abbadie - © Grifo
 
ESPACES ET USAGES

L’ensemble des espaces a été repensé dans le sens d’une plus grande convivialité et en proposant une image plus actuelle et vivante du collège.
La restructuration des espaces préexistant des deux plots d’enseignement et de la demi-pension, en particulier, a permis un travail spécifique sur la lumière naturelle dont bénéficie aujourd’hui l’ensemble des espaces de distribution.
La large baie vitrée du restaurant scolaire offre un panorama sur le collège, la cour, ses arbres et le ciel ; sa disposition en avancée a permis de donner de l’aisance à la distribution de l’espace de la demi-pension.
Les ateliers de la SEGPA rénovés proposent des espaces clairs aux couleurs toniques.
Une attention particulière a été portée à la création des nouveaux espaces comme la salle de sports qui donne une nouvelle image du collège, ouvert sur le quartier. Une entrée indépendante permet en effet son utilisation en dehors du temps scolaire. Un mur d’escalade anime un de ses pignons.
Les espaces extérieurs ont été restructurés pour être plus accueillants, grâce à leur aménagement (murets et jardinières en brique dessinant les espaces), et au choix du mobilier urbain (entourage d’arbres, corbeilles, bancs, mâts d’éclairage).


Demi-pension et préau
Stephan Lucas - © Grifo

La demi-pension
© Grifo
 

Salle EPS et entrée
Hervé Abbadie - © Grifo
 

Etat initial, vue vers l'entrée
© Agence Grifo
 

Ateliers de la SEGPA
Stephan Lucas - © Grifo
 

La salle EPS
Stephan Lucas - © Grifo
 

Salle EPS
Stephan Lucas - © Grifo
 

Préau et demi-pension
Stephan Lucas - © Grifo
 
MATÉRIAUX ET COULEURS

Les structures et façades d’origine sont en béton préfabriqué Coignet*.
Certaines parties pleines en façade et certains des pignons des bâtiments existants restructurés ont reçu une coloration dans un rouge soutenu, une évocation des fonds de loggia des bâtiments voisins de la Cité Fabien d’André Lurçat. Ce parti pris a permis de rompre la monotonie et l’aspect répétitif des façades industrialisées monochromes*.

Les parties neuves se distinguent par leurs matériaux (la brique, le métal, le bois) et par des couleurs en général dans les tons chauds de rouge, beige, gris. Les ajouts, escaliers et ascenseurs extérieurs, l’accueil à l’entrée, murets, sont en brique beige, les ouvertures neuves et brise-soleil sont en aluminium thermolaqué* gris. Les façades d’origine sont de teinte claire, sauf pour les parties pleines traitées en rouge. La façade du gymnase a reçu un parement de bois blond.


Vue d'ensemble
Hervé Abbadie - © Grifo

La salle EPS
Stephan Lucas - © Grifo
 

Galeries et patio
© caue93
 
procédé Coignet : c’est à Saint-Denis que F. Coignet personnalité majeure de l’épopée du béton installe sa première usine et réalise en 1853 pour son propre compte une des premières maison en béton. Un siècle plus tard l’entreprise renoue avec son origine séquano-dyonisienne ouvrant en 1959 une usine à Aulnay qui produit des éléments de construction en béton armé. Mécanisation et automatisation règlent la totalité du processus de fabrication. Le béton réalisé sur place est coulé dans des moules de planchers, d’escaliers, de panneaux de façade qui incorporent parfois jusqu’aux menuiseries. Cette standardisation poussée permet de réduire la durée du chantier. Le système Coignet trouve ainsi dans les années 60 un accueil favorable dans la production de vastes ensembles de logements. Malgré les plaintes des riverains sur le bruit des bancs à vibrer le béton, la production se poursuit sur le site d’Aulnay jusqu’au milieu des années 70. Source CG 93

monochrome : d'une seule couleur.


Baie de la 1/2-pension
© caue93
 
thermolaqué : le revêtement thermolaqué est un revêtement qui permet de colorer le métal, il est obtenu avec une peinture en poudre cuite au four.


 
LES ARCHITECTES DU COLLÈGE

Serge Magnien
L’architecte du collège d’origine

Serge Magnien, architecte d.p.l.g, s’associe de 1965 à 1979 avec François Hess. L’essentiel de leurs réalisations sont des projets à caractère social : établissements d’enseignement de la maternelle au collège, équipements culturels, sportifs, logements, plans d’urbanisme
Les archives de l’agence Hess-Magnien ont été déposées aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis

(note établie d’après la notice biographique établie par Agnès Magnien, direction des Archives départementale, juillet 1997).

 
Ignace Grifo

Architecte diplômé en 1984, lauréat en 1989 de l’académie de France à Rome, la villa Médicis, Ignace Grifo a installé son agence d’architecte à Ivry-sur-Seine (94).
Le projet urbain est un élément essentiel de son travail et de son enseignement, notamment les relations entre le bâtiment et son lieu d’insertion. Ses principales réalisations couvrent un champ assez large : logements, activités, équipements de santé et scolaires, pour la plupart en Île de France. L’agence Grifo a ainsi réhabilité des ensembles de logements aussi bien que de cités-jardins, elle réalise également des équipements publics parmi lesquels des établissements scolaires de différents degrés : écoles primaires, collèges et lycées. L’agence a aussi à son actif des commerces et bureaux.
Outre son activité d’architecte-urbaniste, Ignace Grifo enseigne à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris la Villette. Il est régulièrement sollicité comme intervenant dans le cadre de formations à l’Ecole nationale des ponts et chaussées sur des thèmes tels que le projet urbain, les démarches de recomposition de la ville, les espaces publics, le paysage comme levier stratégique de requalification des grands espaces urbains, le développement durable... Il a également organisé plusieurs cycles de conférences à la villa Médicis à Rome.
En Seine-Saint-Denis, I. Grifo a réalisé le Centre de Loisirs du Landy à Saint-Denis, la halle du marché couvert de Dugny, 40 logements rue de Paris, à Montreuil. D’autres projets sont en cours comme la restructuration du collège Jacques Prévert à Noisy-le-Sec, de la Maison du Patrimoine à Bagnolet et la construction de 95 logements en accession au Landy à Saint-Denis.

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Pierre Georges dit Colonel Fabien
1919-1944

Militant communiste, Pierre Georges adhère au Parti dès l’âge de 14 ans. Trois ans plus tard, il s’engage dans les Brigades internationales puis rejoint les Jeunesses communistes. Interné pour ses actes de résistance en 1939, il s’évade en 1940 et participe à la libération de Paris en 1944. Le 27 décembre 1944, il est tué par l'explosion d'une bombe.

 

 
 
 
Accueil

Outils Plan du site Contacts / Crédits / Mentions légales
 
cadre bas