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COLLÈGE MAURICE THOREZ

programme d'origine : Collège 900
programme futur : Collège 700
code site CG93 : 44700010000 Maurice-Thorez/44c
code site IA : 0931147S
autre(s) collège(s) à Stains : Joliot Curie, Pablo Neruda


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

Maître d'ouvrage (1969) : Ministère de l'éducation nationale
Architecte (1969) : André Vital Blanc
Architecte (1969) : J. Moulin
Entreprise (1969) : Société Cotraba, procédé d'industrialisation lourde Costamagna
Artiste sculpteur (1969) : Antoine Rohal
Maître d’ouvrage (2014) : Fayat Group pour le compte du Département de la Seine-Saint-Denis
Architectes (2014) : Olivier Brenac et Xavier Gonzalez
Entreprise (2014) : Fayat Group


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Surfaces

surface hors-oeuvre brute : 6992,85 m2
surface hors-oeuvre nette : 5878 m2
surface utile : 4469 m2
surface du terrain : 12979 m2

Programme détaillé

salles d'enseignement général : 28 dont 8 en préfabriqué
salles de sciences : 3
salles de technologie : 5
salle d'informatique : 1
salles d'enseignement artistique : 3
CDI et locaux associés : 222 m2
demi-pension : 190 m2
plateau EPS : 2718 m2
logements de fonction : 5

Coûts

coût des travaux : 4 191 493 francs valeur octobre 1968


1969 livraison

Maître d'ouvrage : Ministère de l'éducation nationale
Architecte : André Vital Blanc
Architecte : J. Moulin
Entreprise : Société Cotraba, procédé d'industrialisation lourde Costamagna
Artiste sculpteur : Antoine Rohal


LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER

situation du collège, contexte urbain

Le collège Maurice-Thorez est un des équipements scolaires de la cité du Clos-Saint-Lazare, un grand ensemble construit sur des terrains maraîchers entre 1966 et 1970, par l’architecte Clément Tambuté, également auteur de la Cité des 4000 à La Courneuve.
Situé au sud-ouest de la commune, ce quartier comporte 28 immeubles collectifs qui se répartissent en 3 types : des bâtiments courbes et des barres de 5 niveaux et des tours de 9 et 16 niveaux. Il comporte également une soixantaine de pavillons.
Des 5000 logements prévus, 2253 ont été construits, accueillant une population de 8500 habitants. Du projet d’origine, prévoyant un plan masse en forme de papillon, seule une aile a été réalisée. La situation insolite du centre commercial, excentré dans le quartier, alors qu’il devait occuper le centre de l’opération en témoigne.
D’une superficie de 29 hectares, le Clos s’ouvre à l’ouest sur les espaces libres des Tartres et ses cultures maraîchères. Il est bordé par la large avenue de Stalingrad au sud. À l’est, il jouxte la Cité-jardin, à laquelle il tourne le dos, les deux formes urbaines contrastant fortement.
Cerné par les bâtiments courbes et dominé par les tours de la cité, le collège est enclavé au coeur de cette dernière, comme les autres établissements scolaires, primaires et maternels du quartier.


Le bâtiment d'enseignement, entouré par les courbes des logements
© Caue 93
 

Plan de situation du collège Maurice-Thorez
© Archives départementales de Seine-Saint-Denis
 

Plan de situation
© CG93 - InterAtlas - Cities revealed (licence n° 0393CG93)
 
Le Clos-Saint-Lazare, un quartier en rénovation

Un projet de rénovation du quartier, conçu au départ dans le cadre du Grand projet de ville* (GPV) Stains – Saint-Denis – Pierrefitte a été retenu depuis le mois d’août 2003 parmi les opérations soutenues par l’ANRU* (Agence nationale de rénovation urbaine). Ce projet est mené en partenariat par la Ville de Stains, l’Office public de l’habitat 93 et Plaine commune.
L’opération actuelle a été précédée dans les années 80 par une première réhabilitation, mais qui s’est limitée à une intervention sur les bâtiments, sans aménagement des espaces extérieurs.
Du fait de son ampleur, le programme de rénovation, actuellement en cours, est prévu en plusieurs phases. Les principes d’aménagement en sont les suivants :

-désenclavement du quartier pour une meilleure insertion dans la ville, avec création de voies nouvelles et de liaisons multiples avec les quartiers environnants.
- redécoupage du quartier en plusieurs îlots et résidentialisation des immeubles d’habitation.
- aménagement des espaces extérieurs et création d’espaces publics.
- restructuration du centre commercial pour redynamiser commerces et services.
- requalification des commerces et des équipements et en particulier, restructuration du collège.


Le quartier du Clos Saint-Lazare, aujourd'hui
© Caue 93
 
Grand projet de ville (GPV) : le GPV est un projet global de développement social et urbain relevant de la Politique de la ville et poursuivant l'action des GPU (Grand projet urbain). Un même GPV concerne les quartiers de plusieurs communes voisines. Mené en concertation avec les habitants, il combine actions à court terme et opérations lourdes de requalification visant à redynamiser un quartier et à valoriser son image.


Plan d'ensemble du quartier du Clos St-Lazare
© Plaine Commune
 
ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) : l'Agence nationale pour la rénovation urbaine est un établissement public créé par la Loi d'Orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003 pour assurer le financement et la mise en oeuvre du programme national de renouvellement urbain.

PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

Le collège Maurice-Thorez, initialement « CES du Clos Saint-lazare », situé dans la partie nord du quartier, a été réalisé à partir de bâtiments-types agréés par le Ministère de l’Éducation nationale. Sa construction s’est inscrite à l’époque dans le cadre du programme 1969 des Constructions scolaires industrialisées, dans un contexte de forte poussée démographique qui, dès 1965, contraint l’État, avec le Ministère de l’Éducation nationale à entreprendre une politique de rationalisation de la construction.  Ceux-ci poussent les entreprises sur la voie de l’industrialisation : il faut construire vite, beaucoup et le plus économiquement possible.

 

Vue d'ensemble, les logements
© Office Public de l’Habitat de Seine-Saint-Denis
 
principes architecturaux

Selon les principes de l’urbanisme fonctionnaliste* alors en vigueur, le programme d’origine du collège organise 4 bâtiments indépendants sur un terrain dégagé, au sol plan. Chacune des fonctions, comme dans la plupart des collèges et lycées édifiés à cette époque, est accueillie dans un bâtiment séparé à l’architecture simplifiée au maximum :
un bâtiment réservé à l’enseignement ou externat, d’orientation est-ouest
un bâtiment affecté à la demi-pension et aux locaux techniques
un bâtiment accueil, administration et logements, d’orientation est-ouest
Par la suite, un bâtiment préfabriqué de 8 salles de classes, construit dans la cour de récréation, a permis de compléter le bâtiment d’enseignement.
Le passage d’un bâtiment à l’autre se fait à découvert, quel que soit le temps.

Pour appliquer au maximum les principes de la rationalisation et réduire ainsi les coûts de construction, le bâtiment d’enseignement, de 4 niveaux, superpose 3 étages identiques sur un rez-de-chaussée partiellement évidé pour constituer le préau.
Le principe de distribution des classes rentabilise au maximum l’espace : un couloir central distribue de part et d’autres une série de salles de classes.
Les plans sont établis sur la base de « trames » normalisées qui se traduisent à l’extérieur en façade, par la répétition en série de fenêtres identiques. Celles-ci sont constituées de panneaux préfabriqués et montés sur place.


Plan du rez-de-chaussée
© Archives départementales de Seine-Saint-Denis

Montage des façades
© Office Public de l’Habitat de Seine-Saint-Denis

Le bâtiment d'enseignement, façade
© Caue 93
 
urbanisme fonctionnaliste, fonctionnalisme : principe d'organisation spatiale identifiant et séparant chaque fonction dans la ville (habiter, travailler...), par extension localisant les fonctions d'un collège (enseigner, se restaurer...) dans des bâtiments séparés .


Plan masse
© Archives départementales de Seine-Saint-Denis
 

Les classes préfabriquées
© Office Public de l’Habitat de Seine-Saint-Denis
 

Plan du premier étage
© Archives départementales de Seine-Saint-Denis
 

Plan du deuxième étage
© Archives départementales de Seine-Saint-Denis
 

Plan du troisième étage
© Archives départementales de Seine-Saint-Denis
 
implantation sur le terrain

Le bâtiment réservé à l’enseignement, le plus grand des bâtiments du collège, sépare le terrain en deux parties, une affectée à la cour de récréation, l’autre au plateau d’évolution pour l’éducation physique et sportive.

 

2014 reconstruction du collège hors site (site dit des Tartres)

Maître d’ouvrage : Fayat Group pour le compte du Département de la Seine-Saint-Denis
Architectes : Olivier Brenac et Xavier Gonzalez
Entreprise : Fayat Group


LE COLLÈGE EN CHIFFRES

Programme : collège 700
SHON : 6959 m2
Surface du terrain : 7624 m2
Coût de l’opération : 26,02 M€ TT

 

vue perspective du nouveau collège
Brenac & Gonzalez
 
PROCÉDURE ET PROGRAMME

La reconstruction du collège Thorez sur le site dit des Tartres a été décidée dans le cadre du PEI adopté le 17 octobre 2010 pour la reconstruction ou modernisation lourde de 21 collèges par le Département.

 
Procédure : contrat de partenariat

Le contrat de partenariat retenu par le Département pour la construction des 12 collèges en PPP du PEI est un contrat administratif par lequel il confie à un groupement pour une période de 20 ans une mission globale ayant pour objet la construction, la maintenance de l’établissement.

 
Qualités environnementales et énergétiques

Bâtiment BBC (basse consommation) / toitures végétalisées

 
Spécificités du programme

plateau sportif athlétisme
Gabions en façade

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Maurice Thorez
1900-1964

Né à Noyelles-Godault (Pas-de Calais), élevé dans une famille de mineurs, communiste dès le Congrès de Tours (1920), il est membre du Comité central en 1924, puis du bureau politique (1925), secrétaire général de fait depuis 1930, officiellement en 1936 lors du Front Populaire qui voit le parti communiste devenir un grand parti avec 72 élus. Il le restera jusqu'à la veille de sa mort, quand, remplacé par Waldeck Rochet, il devient président du PCF. Il est élu député de la Seine (circonscription d’Ivry-Vitry) en 1932 et le reste jusqu'à sa mort.   Mobilisé en septembre 1939, il déserte sur ordre de l'Internationale communiste en octobre et gagne Moscou où le rejoint sa compagne, Jeannette Vermeersch. Il passe la guerre à Moscou et à Oufa. En novembre 1944, le général de Gaulle autorise son retour en France.
Ministre d'État dans le gouvernement de Gaulle (novembre 1945-janvier 1946), vice-président du Conseil de Gouin, Ramadier, jusqu'à l'éviction des ministres communistes en mai 1947,  il oeuvre notamment au statut des fonctionnaires. Ce « Fils du peuple » (c'est le titre de son autobiographie), est l'objet d'un culte de la personnalité qui culmine lors de son 50e anniversaire. Victime d'un accident cérébral, il est soigné en Union soviétique d'octobre 1950 à avril 1953. À son retour, il est confronté à la déstalinisation devant laquelle il renâcle, et à la perte d'influence de son parti, avec le retour au pouvoir du général de Gaulle. Il meurt sur le bateau soviétique qui le menait, comme souvent, pour des vacances en Crimée.  

Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS

 

 
 
 
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