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COLLÈGE ROMAIN ROLLAND

code site IA : 0931191P
autre(s) collège(s) à Tremblay-en-France : Pierre de Ronsard, René Descartes


CHRONOLOGIE

LES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION

1931-1967 de l'école au collège


Le collège Romain-Rolland situé dans le quartier du Vert-Galant est implanté sur deux sites. L’établissement principal est localisé rue de Reims, son annexe rue d’Anjou, à 700 mètres de distance. À terme, il est prévu de reconstruire le collège sur un seul site et son annexe, l’ancienne école de la Plaine, devant alors retourner à la commune.

Le 10 novembre 1931, le Conseil municipal examine le projet de construction du 2e groupe scolaire du Vert-Galant, pour la partie du lotissement dénommée La Plaine. Le projet de l’architecte Paul-René Chauvin comporte 8 classes et 6 logements. Il est approuvé en 1932 et l’école de La Plaine inaugurée le 29 septembre 1935.

À la fin des années 40, le Conseil municipal demande la création d’un cours complémentaire. En 1959 la ville acquiert un terrain rue de Reims en vue de la construction d’un nouvel équipement scolaire. Mais c’est en 1967 que le collège Romain Rolland voit le jour, à la suite de la réforme Fouchet-Capelle, dite de « l’école unique », qui institue dès 1963 un nouveau type d’établissement : le collège d’enseignement secondaire (CES). La construction du collège démarre en 1965, il est inauguré le 16 septembre 1967.
Après la création du collège, l’école de La Plaine en devient assez rapidement l’annexe. Les élèves sont dès lors répartis sur les deux établissements, les 6e et 5e rue d’Anjou, les 4ème et 3ème, rue de Reims.
L’existence des deux sites rend plus complexe l’organisation et la vie du collège.

 

vue aérienne
© CG93 - InterAtlas - Cities revealed (licence n° 0393CG93)
 

1935 construction de l'école de la Plaine

L’ÉQUIPEMENT DANS LE QUARTIER

Situation, contexte urbain

L’annexe du collège Romain Rolland, anciennement école de La Plaine, est située dans le quartier du Vert-Galant au sud de la ville de Tremblay-en-France. Il s’agit d’une zone essentiellement pavillonnaire dense mais diffuse. Créé dans l’entre deux guerre ce quartier pavillonnaire est le plus ancien de la commune et aussi le plus peuplé. Sa forme urbaine fut élaborée selon un tracé en étoile entourant un secteur central de forme elliptique qui regroupe un ensemble d’équipements scolaires, sportifs et culturels.
Conçu selon un plan géométrique aux rues droites et parallèles, ce quartier semble avoir été tracé au cordeau. Il est par ailleurs coupé du reste de la ville par deux barrières physiques : la ligne de chemin de fer du RER B et le canal de l’Ourcq. Bien que franchissables ces obstacles contribuent à la tranquillité du quartier. Le canal et le parc forestier de la Poudrerie sont en outre les éléments majeurs de la qualité environnementale du Vert-Galant. Le centre du quartier, à l’ouest, dispose de commerces et services variés. Il s’est développé dans le prolongement du pont de l’Ourcq, sur l’avenue Pasteur, principale artère commerçante, et a rapidement fonctionné avec une certaine autonomie tant sur le plan commercial que sur les plans scolaire, culturel et de la vie locale, en raison de son isolement.

 

Vue depuis la rue d'Anjou
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 

L'environnement, bd Charles-Vaillant
Caue 93
 
Desserte, accès

L’accès principal du bâtiment situé rue d’Anjou est clair sans être trop marqué. Sur la façade principale, aucune entrée monumentale ne signifie la fonction du bâtiment, seules trois portes assez discrètes signalent les entrées situées à égale distance et surmontées d’auvents triangulaires. Les deux entrées latérales sont celles des élèves, l’entrée centrale celle du personnel. L’entrée de la cour de service s’effectue par le boulevard Charles-Vaillant, la largeur de ce boulevard facilitant l’ensemble des livraisons.


Dessin 1935
Paul-René Chauvin
 

Entrée, détail
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 

La cour et l'arrière du collège
Caue 93
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

Composition architecturale

Dans les années 1930 de nombreux équipements scolaires voient le jour. Loin de l’architecture moderniste qui commence alors à se diffuser, l’architecte Paul-René Chauvin opte pour la création d’un bâtiment riche dans sa forme et dans la variété de ses matériaux. La brique en est le matériau principal. Après avoir subi une baisse de popularité depuis le milieu du XVIIe siècle, celle-ci connaît dès la fin du XIXe siècle un renouveau grâce à l’industrialisation à grande échelle de sa fabrication. Cependant son emploi souvent jugé trop commun, reste longtemps caché par divers parements*. L’essor du métal permet sa réhabilitation. Sa qualité isolante, son coût économique ou encore les jeux de polychromie* sont très vite exploités. Largement employée dans les programmes industriels elle l’est aussi dans les programmes scolaires qu’ils soient de référence moderne ou académique.

Le bâtiment est composé de 3 étages. Si sa volumétrie générale lui confère un aspect assez massif, tout dans son traitement architectural original fait la particularité de l’édifice et contribue à donner l’impression contraire. Ainsi, l’affirmation marquée des horizontales, avec les deux bandeaux horizontaux* séparant les 3 niveaux de l’élévation (ou façade), renforcée par les couleurs différentes est cependant équilibrée par la présence des deux oriels* marquant une continuité verticale sur toute la hauteur du bâtiment. L’élan vertical étant accentué par les pointes élancée des fausses lucarnes-pignons.
En definitive, les grandes ouvertures du 1er étage, les ressauts* verticaux, les encadrements de fenêtres et les allèges* travaillés, les deux oriels* sont autant d’éléments qui participent au subtil équilibre des proportions de chaque niveau. Le toit avec ses fausses lucarnes-pignon* confère par ailleurs à l’ensemble un style quelque peu régionaliste* et le rendu général de la composition est assez pittoresque. Ce parti pris architectural rejette l’académisme de l’époque et se fait porteur du renouvellement du programme scolaire prônant de nouvelles valeurs éducatives. L’école de La Plaine à l’origine destinée aux enfants du Vert-Galant tente ainsi d’insuffler un modèle d’hygiène et d’éducation aux habitants de ce qui constituait alors de nouveaux quartiers.


Vue d'ensemble
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
parement : face apparente d'un élément de construction lui donnant son aspect de finition

polychromie, polychrome : résultat de l'association d'une variété de couleurs


Façade principale
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
lucarne-pignon : le lucarne permet d'éclairer les combles, la lucarne-pignon a un fronton triangulaire

régionalisme : opposée à l'académisme des Beaux-Arts, l'architecture régionaliste apparaît à la fin du XIXe siècle. Elle prone le renouveau de l'art populaire et l'adaptation de l'architecture régionale aux matériaux et usages nouveaux.


Entrée, détail
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
Implantation sur le terrain

Construit sur une parcelle d’angle irrégulière le plan adopté est légèrement asymétrique. La construction émerge au-dessus des habitations, comme un point de repère dans le lotissement même si aucune mise en valeur urbaine n’existe. Le bâtiment n’est en effet précédé d’aucune place, pas plus qu’il n’est mis en scène par une quelconque perspective, à l’exception de la rue d’Anjou qui offre un point de vue sur son pignon sud. L’implantation du bâtiment n’est pas mise en relation avec la trame urbaine du quartier et son réseau de rues, d’avenues et de boulevards. Si le contexte urbain est peu favorable à l’insertion du bâtiment, l’architecte Paul-René Chauvin soigne cependant la relation du bâtiment à la rue grâce à une bordure végétale le long de la façade principale, dispositif de transition que l’on retrouve également à Eugène Varlin (groupe scolaire du lotissement des Cottages à Tremblay). La façade du bâtiment principal côté rue est orientée nord-est, tandis que la cour de récréation est orientée sud-ouest. Cette disposition alliée aux grandes fenêtres témoigne du souci hygiéniste* des architectes du début du XXème siècle qui manifestent dans le cadre des programmes scolaires en particulier un intérêt croissant pour l’ensoleillement et l’aération des locaux, pour les larges espaces où les enfants peuvent se dépenser physiquement. À cet égard , la cour de récréation représente un peu plus de la moitié de la parcelle. Agrémentée d’arbres et située dans l’enceinte du bâtiment, elle n’est pas visible de la rue. Espace clos, mais aéré et vaste, elle permet une certaine liberté aux enfants tout en garantissant leur sécurité.


L'environnement pavillonnaire
Caue 93
 

Plan de Masse
Paul-René Chauvin
 
hygiénisme : à partir de la fin du XIXe siècle les préoccupations sanitaires deviennent prépondérantes face aux conditions de vie déplorables des classes laborieuses, en particulier l'insalubrité des logements, facteur de risque d'épidémies. Les réponses se traduisent dans l'aménagement urbain et l'architecture par des prescriptions et règles de salubrité dans la conception des espaces et des formes (ensoleillement, circulation de l'air, etc).


Façade principale, détail
Caue 93
 
ORGANISATION DES ESPACES DU COLLÈGE

Le plan en « U » asymétrique est issu d’une conception rationnelle des espaces. L’édifice est composé d’un corps principal à deux étages : au rez-de-chaussée et au premier étage se trouvent les espaces dédiés aux collégiens alors qu’au deuxième se situent les logements de fonction. Deux ailes latérales, composées d’un seul étage chacune, prolongent le corps principal.


Plan du rdc rue d'Anjou 1935
Paul-René Chauvin
 

Carrelage, détail
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 

Escalier
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
Au rez-de-chaussée

Pour des raisons pratiques, le RDC regroupe les matières d’enseignements spécifiques nécessitant un équipement adapté et du matériel (arts plastiques, technologies…)
Depuis l’entrée principale se trouvent successivement: le laboratoire photo, les salles de sciences, l’infirmerie et trois salles d’enseignement général.
L’aile sud comporte l’atelier des agents, la salle de technologie, l’aile nord, une salle d’arts plastiques. L’avancée centrale qui séparait l’école et la cours des filles de celle des garçons a été reconvertie en salle de permanence et comporte un bloc de sanitaires. Un bâtiment avec vestiaire, réserve et atelier de technologie, a été ajouté refermant partiellement l’ancienne cour des filles.
La salle d’éducation physique et la demi-pension situés rue de Reims obligent les élèves et le personnel à de fréquents changements de sites.


Plan du rdc rue d'Anjou
Paul-René Chauvin
 

Une salle de sciences
Caue 93
 

détail d'un entrée
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
Le premier étage

Ce niveau dessert le bureau du CPE, des salles d’enseignement général, le CDI, des salles spécialisées (informatique, musique)


Plan du 1er étage
Paul-René Chauvin
 

La salle de musique
Caue 93
 

Couloir à l'étage
Caue 93
 
Le deuxième étage

Il est entièrement dédié aux logements de fonction. Une coursive dessert les huit appartements (deux quatre pièces et six trois pièces).


Plan du 2éme étage
Paul-René Chauvin
 

Façade cour
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
ESPACES INTÉRIEURS

Le distribution intérieure du bâtiment n’a pas été modifiée depuis sa création. Les espaces sont restés sensiblement les mêmes, seul le décor à quelque peu changé. Les étages sont différenciés par les couleurs, choisies en concertation, le sol est en carrelage à tous les étages.
Les deux paliers du 1er étage sont éclairés par les grandes baies vitrées à petits carreaux teintés des oriels. À l’origine, deux fontaines constituaient sur chaque palier des éléments particulièrement originaux de la composition intérieure du bâtiment. Aujourd’hui il n’en subsiste qu’une. L’éclairage diffus ainsi que la présence de ces points d’eau confirment une fois de plus les préoccupations hygiénistes de l’époque. En témoignent également les larges espaces de distribution qui favorisent la fluidité des déplacements des élèves autant qu’ils assurent la circulation et la renouvellement de l’air.


Escalier et fenêtre d'angle
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 

Une fontaine
Caue 93
 
MATÉRIAUX ET COULEURS

Avec une écriture architecturale riche et une belle utilisation de la polychromie et des matériaux qui met l’accent sur la façade de la rue d’Anjou, ce groupe scolaire témoigne d’une grande maîtrise de la composition. L’architecte Paul-René Chauvin révèle ici son talent et sa conception originale de l’harmonie.
Chacun des trois niveaux, traité dans un matériau différent et souligné par la couleur, propose un jeu de matières, de surfaces et de polychromie* d’une réelle richesse plastique.
Au rez-de-chaussée, la présence de la pierre, comme une référence à la pérennité et à la solidité, ancre le bâtiment au sol tel un socle. Au premier étage l’expression, moderne, oppose au contraire une surface lisse en briques et de grandes baies privilégiant l’éclairage des classes. Le dernier étage, avec son revêtement raffiné de céramique à dominante bleue qualifie l’ensemble d’une indéniable légèreté. Ainsi, la composition partant des matériaux différenciés pour chaque étage pour aller des plus « massifs » vers les plus « aériens » évoque la notion d’élévation.
L’originalité de la polychromie* est accompagnée d’une même originalité dans l’utilisation des formes. La mise en valeur des lignes horizontales soulignée pour chaque étage par un matériau et une couleur est ponctuée par le traitement vertical des entrées. Celles-ci, avec leur note orientale, sont mises en valeur par des auvents triangulaires recevant des oriels ornés de verres teintés sertis dans la structure apparente en béton. Sur la rue d’Anjou, des murets en moellon*, soulignés de buis, accompagnent les perrons, définissant un espace de transition avec la rue. L’architecture de cette école offre ainsi une image nouvelle de l’enseignement, qui marque les débuts début du XXème siècle et fait une place nouvelle à l’éducation visuelle et sensorielle. La diversité des matériaux et des couleurs y sont autant d’éléments qui participent à rendre ce lieu d’enseignement beau et accueillant.


Oriel, détail
Chloé Bazaud - © c. Bazaud
 

Pignon sud
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 
moellon : bloc de pierre de petite dimension, manipulable et transportable par un homme, ne nécessitant pas d'engins de levage


Entrée et oriel, détail
Chloé Bazaud - C. Bazaud
 

1965-1967 construction du collège


LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER

Situation du collège, contexte urbain.

Le site principal du collège Romain Rolland a été construit, lui aussi, dans le quartier du Vert-Galant, distant de 700 mètres de son annexe, l’ancienne école de la Plaine. A la différence de celle-ci, il bénéficie cependant d’une situation privilégiée, puisqu’il a été édifié au coeur du quartier, dans son secteur central de forme elliptique regroupant un ensemble d’équipements scolaires et sportifs.

 

Façade rue de Reims
Caue 93
 
Desserte, accès

Sa situation au coeur du quartier, au centre de la composition urbaine où convergent de nombreuses voies, facilite son accès.
Les entrées du collège sont réparties sur les deux pignons opposés du bâtiment, laissant la façade libre de toute circulation.
L’entrée des collégiens ainsi que celles des logements de fonctions sont situées à l’extrémité ouest du bâtiment, desservies par une voie en impasse, dans l’axe de la rue de Touraine. L’accès du personnel et l’entrée du parking s’effectuent par le pignon opposé, à l’est.

 

Plan de Masse
Caue 93
 
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN

Le bâtiment s’inscrit longitudinalement sur une parcelle rectangulaire tout à fait régulière.
Construit au milieu des années 1960, le collège est réalisé à l’aide de procédés industriels qui permettent un assemblage rapide et économique. La structure est un système de dalles soutenues par des poteaux* qui permet une liberté dans l’organisation des espaces. Le bâtiment est composé d’un corps principal de deux niveaux et de deux ailes adjacentes d’un niveau. Le volume du bâtiment est simple de même que son rendu. Sans aucune prétention, il se veut d’abord fonctionnel. De forme rectangulaire, il reprend les standards du programme scolaire, c’est-à-dire une circulation latérale desservant les salles de cours. Les espaces sont desservis de manière rationnelle et efficace. Les lignes sont droites, il n’y a pas de courbe, la surface est donc entièrement rentabilisée.
Le bâtiment affiche une grande sobriété tout en reprenant des éléments de l’architecture moderne : structure dalles/poteaux, fenêtres en bandeaux, toit plat, espace de circulation clairement différencié. La composition architecturale répond au programme scolaire par sa simplicité. Les façades ont reçu des parements de briques.


Façade cour
Caue 93
 

Façade rue de Reims
Caue 93
 
système poteau-dalle : système constructif par dalle supportée par des poteaux et constituant la structure porteuse d'un bâtiment.


Façade cour
Caue 93
 
ORGANISATION DES ESPACES DU COLLÈGE

Le procédé constructif utilisé permet un plan libre*, les cloisons pouvant dès lors être fixées selon les besoins. Seul l’emplacement des trois escaliers de desserte des étages est d’emblée figé.
L’aile ouest est affectée aux locaux de la demi-pension, l’aile est dédiée au sport et à un préau ouvert.

 
rez-de-chaussée

Au rez-de-chaussée, le bâtiment principal distribue à partir de l’entrée, les espaces de la vie scolaire et de l’administration ainsi que les salles de sciences.


Plan du rdc
Caue 93
 

Couloir de distribution
Caue 93
 
plan libre : dès 1914 l'architecte Le Corbusier propose un système de construction en béton consistant en une trame de poteaux supportant un plancher permettant ainsi de composer librement plans et façades ainsi affranchis de leur rôle de support

aux étages

Au premier étage, le bâtiment principal accueille le CDI, et une partie des salles d’enseignement général. Au-dessus de la demi-pension se trouve un logement de fonction de quatre pièces.
Le deuxième étage accueille les salles d’enseignement général.


Plan du 1er étage
Caue 93
 

Plan du 2éme étage
Caue 93
 

 
L'ARCHITECTE DU COLLÈGE

Paul-René Chauvin
1895-1963

Après un cursus à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts (ENSBA), Paul-René Chauvin obtient son diplôme d’architecte dplg en 1919. En 1924 il devient architecte voyer des quatre communes du canton d’Aulnay-sous-Bois. Il y réalise de nombreux établissements scolaires : les écoles primaires de Nonneville, du Bourg (1927), des Prévoyants (1931-1934) et les collèges du Parc (1928) et Vercingétorix (1954). Il est également l’auteur de quelques projets de logements à Aulnay-sous-Bois et à Livry-Gargan. Architecte communal de Tremblay-lès-Gonesse à partir de 1927, il construit plusieurs groupes scolaires : Eugène Varlin (1929-1936), Jean-Jaurès (1930-1936), Branly (1932).
Dans le département de la Somme où il installe son agence entre 1948 et 1950, il entreprend de 1945 à 1963 des travaux de reconstruction (bâtiments communaux, fermes et dépendances agricoles, nombreuses réparations d’églises, quelques pavillons d’habitations). Considéré avant tout comme un architecte « d’écoles » en raison de son importante production de groupes scolaires dans le département, Paul-René Chauvin a participé à la constitution d’une riche histoire locale et réalisé des édifices emblématiques du patrimoine de certaines communes du Département.

 

 
UN COLLÈGE UNE PERSONNALITÉ

Romain Rolland
1866-1944

Cet écrivain français passionné d’histoire de l’art et de musique, est reçu à l’Ecole Normale Supérieure en 1886. Après avoir renoncé à l’agrégation de philosophie, il est reçu à celle d’histoire en 1889 et passe deux ans à Rome. Au début de la Première Guerre Mondiale Romain Rolland s'engage dans la Croix-Rouge et réside en Suisse où il décide de rester pour diffuser librement ses écrits. Il rédige alors une série d’articles intitulés « Au-dessus de la mêlée » et publiés dans le Journal de Genève qui lui valent le Prix Nobel en 1916. Il entretient nombre de relations avec des artistes et des personnalités comme Gandhi, Tagore…
Avant tout pacifiste et libre-penseur, il décline l’invitation de Lénine à se joindre à l’avènement de la nouvelle Russie. En 1937, il s’établit à Vézelay qui devient zone occupée en 1940. Il termine la rédaction de ses mémoires dans la solitude et le silence.

 

 
 
 
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