
COLLÈGE ROMAIN ROLLAND 31 rue de Reims TREMBLAY-EN-FRANCE | ![]() |
code site IA : 0931191P
autre(s) collège(s) à Tremblay-en-France : René Descartes, Pierre de Ronsard
1931-1967 : De l'école au collège
1935 : Construction de l’école de La Plaine rue d’Anjou, actuelle annexe
1959 : La Ville de Tremblay-lès-Gonesse acquiert un terrain rue de Reims
1965-1967 : Construction du collège Romain Rolland rue de Reims
1931-1967 De l'école au collège |
Le collège Romain-Rolland situé dans le quartier du Vert-Galant est implanté sur deux sites. L’établissement principal est localisé rue de Reims, son annexe rue d’Anjou, à 700 mètres de distance. À terme, il est prévu de reconstruire le collège sur un seul site et son annexe, l’ancienne école de la Plaine, devant alors retourner à la commune. |
1935 Construction de l'école de la Plaine |
L’ÉQUIPEMENT DANS LE QUARTIER |
Situation, contexte urbain L’annexe du collège Romain Rolland, anciennement école de La Plaine, est située dans le quartier du Vert-Galant au sud de la ville de Tremblay-en-France. Il s’agit d’une zone essentiellement pavillonnaire dense mais diffuse. Créé dans l’entre deux guerre ce quartier pavillonnaire est le plus ancien de la commune et aussi le plus peuplé. Sa forme urbaine fut élaborée selon un tracé en étoile entourant un secteur central de forme elliptique qui regroupe un ensemble d’équipements scolaires, sportifs et culturels. |
Desserte, accès L’accès principal du bâtiment situé rue d’Anjou est clair sans être trop marqué. Sur la façade principale, aucune entrée monumentale ne signifie la fonction du bâtiment, seules trois portes assez discrètes signalent les entrées situées à égale distance et surmontées d’auvents triangulaires. Les deux entrées latérales sont celles des élèves, l’entrée centrale celle du personnel. L’entrée de la cour de service s’effectue par le boulevard Charles-Vaillant, la largeur de ce boulevard facilitant l’ensemble des livraisons. |
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN |
Composition architecturale Dans les années 1930 de nombreux équipements scolaires voient le jour. Loin de l’architecture moderniste qui commence alors à se diffuser, l’architecte Paul-René Chauvin opte pour la création d’un bâtiment riche dans sa forme et dans la variété de ses matériaux. La brique en est le matériau principal. Après avoir subi une baisse de popularité depuis le milieu du XVIIe siècle, celle-ci connaît dès la fin du XIXe siècle un renouveau grâce à l’industrialisation à grande échelle de sa fabrication. Cependant son emploi souvent jugé trop commun, reste longtemps caché par divers parements*. L’essor du métal permet sa réhabilitation. Sa qualité isolante, son coût économique ou encore les jeux de polychromie* sont très vite exploités. Largement employée dans les programmes industriels elle l’est aussi dans les programmes scolaires qu’ils soient de référence moderne ou académique. | parement : face apparente d'un élément de construction lui donnant son aspect de finition polychromie, polychrome : résultat de l'association d'une variété de couleurs lucarne-pignon : le lucarne permet d'éclairer les combles, la lucarne-pignon a un fronton triangulaire régionalisme : Opposée à l'académisme des Beaux-Arts, l'architecture régionaliste apparaît à la fin du XIXe siècle. Elle prone le renouveau de l'art populaire et l'adaptation de l'architecture régionale aux matériaux et usages nouveaux. |
Implantation sur le terrain Construit sur une parcelle d’angle irrégulière le plan adopté est légèrement asymétrique. La construction émerge au-dessus des habitations, comme un point de repère dans le lotissement même si aucune mise en valeur urbaine n’existe. Le bâtiment n’est en effet précédé d’aucune place, pas plus qu’il n’est mis en scène par une quelconque perspective, à l’exception de la rue d’Anjou qui offre un point de vue sur son pignon sud. L’implantation du bâtiment n’est pas mise en relation avec la trame urbaine du quartier et son réseau de rues, d’avenues et de boulevards. Si le contexte urbain est peu favorable à l’insertion du bâtiment, l’architecte Paul-René Chauvin soigne cependant la relation du bâtiment à la rue grâce à une bordure végétale le long de la façade principale, dispositif de transition que l’on retrouve également à Eugène Varlin (groupe scolaire du lotissement des Cottages à Tremblay). La façade du bâtiment principal côté rue est orientée nord-est, tandis que la cour de récréation est orientée sud-ouest. Cette disposition alliée aux grandes fenêtres témoigne du souci hygiéniste* des architectes du début du XXème siècle qui manifestent dans le cadre des programmes scolaires en particulier un intérêt croissant pour l’ensoleillement et l’aération des locaux, pour les larges espaces où les enfants peuvent se dépenser physiquement. À cet égard , la cour de récréation représente un peu plus de la moitié de la parcelle. Agrémentée d’arbres et située dans l’enceinte du bâtiment, elle n’est pas visible de la rue. Espace clos, mais aéré et vaste, elle permet une certaine liberté aux enfants tout en garantissant leur sécurité. | hygiénisme : A partir de la fin du XIXe siècle les préoccupations sanitaires deviennent prépondérantes face aux conditions de vie déplorables des classes laborieuses, en particulier l'insalubrité des logements, facteur de risque d'épidémies. Les réponses se traduisent dans l'aménagement urbain et l'architecture par des prescriptions et règles de salubrité dans la conception des espaces et des formes (ensoleillement, circulation de l'air, etc). |
ORGANISATION DES ESPACES DU COLLÈGE |
Le plan en « U » asymétrique est issu d’une conception rationnelle des espaces. L’édifice est composé d’un corps principal à deux étages : au rez-de-chaussée et au premier étage se trouvent les espaces dédiés aux collégiens alors qu’au deuxième se situent les logements de fonction. Deux ailes latérales, composées d’un seul étage chacune, prolongent le corps principal. |
Au rez-de-chaussée Pour des raisons pratiques, le RDC regroupe les matières d’enseignements spécifiques nécessitant un équipement adapté et du matériel (arts plastiques, technologies…) |
Le premier étage |
Le deuxième étage |
ESPACES INTÉRIEURS |
Le distribution intérieure du bâtiment n’a pas été modifiée depuis sa création. Les espaces sont restés sensiblement les mêmes, seul le décor à quelque peu changé. Les étages sont différenciés par les couleurs, choisies en concertation, le sol est en carrelage à tous les étages. |
MATÉRIAUX ET COULEURS |
Avec une écriture architecturale riche et une belle utilisation de la polychromie et des matériaux qui met l’accent sur la façade de la rue d’Anjou, ce groupe scolaire témoigne d’une grande maîtrise de la composition. L’architecte Paul-René Chauvin révèle ici son talent et sa conception originale de l’harmonie. |
1965-1967 Construction du collège |
LE COLLÈGE DANS LE QUARTIER |
Situation du collège, contexte urbain. Le site principal du collège Romain Rolland a été construit, lui aussi, dans le quartier du Vert-Galant, distant de 700 mètres de son annexe, l’ancienne école de la Plaine. A la différence de celle-ci, il bénéficie cependant d’une situation privilégiée, puisqu’il a été édifié au coeur du quartier, dans son secteur central de forme elliptique regroupant un ensemble d’équipements scolaires et sportifs. |
Desserte, accès Sa situation au coeur du quartier, au centre de la composition urbaine où convergent de nombreuses voies, facilite son accès. |
PARTI ARCHITECTURAL ET URBAIN |
Le bâtiment s’inscrit longitudinalement sur une parcelle rectangulaire tout à fait régulière. |
ORGANISATION DES ESPACES DU COLLÈGE |
Le procédé constructif utilisé permet un plan libre*, les cloisons pouvant dès lors être fixées selon les besoins. Seul l’emplacement des trois escaliers de desserte des étages est d’emblée figé. |
rez-de-chaussée |
aux étages |
Après un cursus à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts (ENSBA), Paul-René Chauvin obtient son diplôme d’architecte dplg en 1919. En 1924 il devient architecte voyer des quatre communes du canton d’Aulnay-sous-Bois. Il y réalise de nombreux établissements scolaires : les écoles primaires de Nonneville, du Bourg (1927), des Prévoyants (1931-1934) et les collèges du Parc (1928) et Vercingétorix (1954). Il est également l’auteur de quelques projets de logements à Aulnay-sous-Bois et à Livry-Gargan. Architecte communal de Tremblay-lès-Gonesse à partir de 1927, il construit plusieurs groupes scolaires : Eugène Varlin (1929-1936), Jean-Jaurès (1930-1936), Branly (1932). |
Romain Rolland 1866-1944 |
Cet écrivain français passionné d’histoire de l’art et de musique, est reçu à l’Ecole Normale Supérieure en 1886. Après avoir renoncé à l’agrégation de philosophie, il est reçu à celle d’histoire en 1889 et passe deux ans à Rome. Au début de la Première Guerre Mondiale Romain Rolland s'engage dans la Croix-Rouge et réside en Suisse où il décide de rester pour diffuser librement ses écrits. Il rédige alors une série d’articles intitulés « Au-dessus de la mêlée » et publiés dans le Journal de Genève qui lui valent le Prix Nobel en 1916. Il entretient nombre de relations avec des artistes et des personnalités comme Gandhi, Tagore… |
